Martine Allaire
Martine Allaire
Avant d'être une marque, Lanvin est l'oeuvre d'une femme injustement oubliée. De la petite modiste à la femme d'affaires du faubourg Saint-Honoré, la vie de Jeanne Lanvin (1867-1946) est un roman vrai, celui d'une créatrice visionnaire qui bâtit un empire de mode. Née dans une famille pauvre, aînée de onze enfants, Jeanne Lanvin ne sait ni dessiner, ni coudre. Autodidacte, elle invente la mode enfantine pour sa fille unique et adorée Marguerite, puis fonde une maison de haute couture qui prospère rapidement : elle crée le bleu Lanvin (s'inspirant d'une fresque de Fra Angelico), lance le mythique parfum Arpège, développe Lanvin Homme, Lanvin Décoration, Lanvin Sport, et, aux avant-gardes de l'Art déco, dessine des costumes de théâtre et de cinéma pour Cocteau, Jouvet, Carné ou Renoir. À l'acmé de sa carrière dans les Années folles, la maison Lanvin emploie 1 200 personnes, occupe trois immeubles à Paris, possède sept succursales en France et dans le monde. Désormais à la tête d'une fortune considérable, Jeanne Lanvin reste attentive aux conditions de travail de ses ouvrières et, jusqu'à sa mort, n'oublie jamais qu'elle a commencé au bas de l'échelle. En historienne, Martine Allaire révèle au grand jour le fascinant destin d'une femme éprise de liberté, devenue une des plus grandes couturières du XXe siècle.
Clemenceau, c'est bien sûr Georges, le Tigre, le Père la Victoire, mais aussi une famille : deux filles et un fils. Madeleine et Thérèse, héritières des engagements de leur père, aspirent à gagner leur liberté de femmes. Car exister dans le sillage d'un homme illustre de la trempe de Clemenceau n'est pas chose aisée... Les deux soeurs coulent une enfance heureuse en Vendée, dans le château familial, et, à l'adolescence, rejoignent leur père à Paris. Elles s'affichent avec lui dans les bals et les salons républicains de la Belle Époque. Elles partagent ses amis, ses combats et, nourries au lait de la politique, l'appuient lors de l'affaire Dreyfus ou du procès de Zola. Mariées jeunes, mères, leurs mariages respectifs sont un fiasco et valent à leur père quelques tourments. Pourtant, il les soutient, tandis qu'elles s'entraident. En 1914, à l'instar de son fils, Madeleine s'engage sur le front et, à son retour, tire de son expérience d'infirmière un récit, Les Hommes de bonne volonté. Ce sont les premiers pas d'une écrivaine plus tard récompensée par l'Académie et membre du jury du prix Femina. Dans son ombre, Thérèse, veuve, mène une vie mondaine qui lui sied. Grâce à des archives inédites, Martine Allaire fait sortir les deux soeurs de l'oubli. On suit le destin de Madeleine, femme de lettres d'exception, romancière pleine d'esprit, intellectuelle engagée, injustement oubliée de la postérité. Ce livre la réhabilite enfin et restitue au plus près le portrait des soeurs Clemenceau.
5 titres qui proposent un « moment choisi » de l'Histoire de France ou du monde, en lien avec les programmes d'Histoire enseignés au collège et au lycée. La démarche dans chaque ouvrageLe récit historique pose trois questions centrales mis en perspective par la structure de chaque ouvrage : o Le récit des temps forts : le rapport à l'événement o Les acteurs en présence des évènements : le rapport au témoin (procédure où s'élabore la connaissance historique, par exemple l'observation des témoins) o Les enjeux et les débats : le régime de vérité de cette connaissance Dans l'Histoire de la France, le mot République est indissociable de la Révolution. En 1789, la souveraineté nationale se substitue à la souveraineté monarchique et, en 1792, la Première République remplace la monarchie. Comment en est-on arrivé là ?