Marie-catherine Vignal souleyreau
Marie-catherine Vignal souleyreau
Après La Raison de guerre, ce second volume de sources historiques relatives à 1635 pourrait faire de la vision, au sens propre comme au sens figuré, le fil conducteur de ses développements. Richelieu a l'oeil sur tout et garde, jour et nuit, la plume à la main. Mais il est fréquemment incommodé par des maux de tête si violents qu'il n'est même plus en capacité de lire. Son secrétaire Denis Charpentier se charge, depuis de nombreuses années déjà, de lui faire lecture de l'abondant courrier qu'il reçoit, d'y répondre en imitant son écriture, et de jouer les intercesseurs.
Cet ouvrage scientifique propose la mise en branle d'une réflexion sur la connexité de diverses formes de militantisme observées dans le monde arabe ainsi qu'en Amérique latine. La finalité de cette oeuvre collective est en effet de rendre possible l'enrichissement des uns et des autres, via un comparatisme des symptômes. On y prend ainsi conscience d'un certain degré de similarité entre ces deux environnements géographiques. Les textes rassemblés ici sont issus du colloque éponyme qui s'est déroulé les 3 et 4 mai 2018 à l'Université des Antilles.
Richelieu est passionnant, tout à la fois homme d'État et homme d'Église, gentilhomme et cardinal, théologien et inspirateur de très violents pamphlets. Sa carrière, à la fois politique et religieuse, fut exceptionnelle. Bien qu'il gouvernât la France, il n'en reste pas moins un être méconnu, dont les initiatives ont souvent été sources de méprise. Au fil de ce récit apparaît une personnalité hors du commun, qui, toute sa vie, oeuvra à la grandeur de Louis XIII et à celle du royaume. Il fut l'initiateur passionné d'une Europe composée de pays souverains qu'il rêva d'unir dans la foi catholique. Entre tradition et modernité, il mit tout en oeuvre pour faire de la France un État puissant. Le prélat guerrier a connu la victoire à La Rochelle, et ailleurs encore, mais aussi de cinglants revers, comme en Lorraine. Ses succès sont primordiaux et influencent encore l'histoire de France. Mais Richelieu a aussi connu les échecs. Hanté par le doute, il a laissé un héritage à la fois immense et fragile, et s'est ingénié, toute sa vie, à justifier ses décisions. Les passions de tout ordre, et avant tout l'amour de Dieu et de la cause royale, gouvernèrent sa vie. Plus qu'un ministre prestigieux entré dans l'Histoire, il apparaît ici comme un véritable personnage de légende.