Marie Moutier
Marie Moutier
De 1939 à 1945, les soldats de la Wehrmacht n'ont cessé d'écrire à leurs proches. En rassemblant leurs lettres les plus fortes et éclairantes, c'est la Seconde Guerre Mondiale vue de l'intérieur que l'on découvre.Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, les 17 millions de soldats de la Wehrmacht n'ont cessé d'écrire à leurs proches. C'est une guerre vue de l'intérieur qu'ils décrivent, sur tous les fronts, de l'invasion de la Pologne à la chute de Berlin. Si nombre de lettres de la campagne de France en 1940 ou du début de l'opération Barbarossa sont porteuses de l'espoir de participer au renouveau de la Grande Allemagne, les correspondances qui suivent la défaite de Stalingrad ou le débarquement de Normandie sont de plus en plus sombres. Ainsi " ce recueil a une grande valeur : il nous force à penser la Seconde Guerre mondiale en des termes plus universels qu'il ne nous plairait ", écrit Timothy Snyder dans sa préface. Lettres traduites, présentées et annotées par Marie Moutier Avec la participation de Fanny Chassain-Pichon " Un document exceptionnel. "Le Parisien " Marie Moutier résume ce qu'a été la guerre du soldat allemand. "Guerres & Histoire
Qu'est-ce qu'une " minorité " ? Un groupe numériquement faible que sa religion, son origine ethnique, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle distingue de la population dite majoritaire, et expose à des discriminations d'ampleur et de nature variables. En France, le mot renvoie plus spécifiquement à tous ceux que l'on continue de percevoir comme étant " issus de l'immigration ", quand bien même ils seraient français depuis plusieurs générations. " Visibles " lorsqu'elles dérangent, ces minorités deviennent curieusement " invisibles " dès qu'il s'agit de représentation politique. En intégrant les " minoritaires " au jeu politique, les partis trouveraient à la fois le moyen d'emporter l'adhésion active de populations traditionnellement négligées et l'occasion de conformer leur pratique à leurs idéaux affichés pour dégripper enfin l'ascenceur social. S'en tenant au constat que ces populations, au fond, ne votent pas, ou guère, beaucoup de politiciens se montrent finalement peu soucieux de les inciter à le faire, alors que le vote est la première expression d'une citoyenneté responsable. Réunissant les analyses des meilleurs spécialistes européens et américains de la question, ainsi que les témoignages d'acteurs politiques français, cet ouvrage de référence aborde le fait minoritaire dans une perspective comparatiste, pour mieux en saisir les enjeux et mettre à mal les préjugés et les peurs qui l'entourent, en particulier dans un contexte de forte poussée national-populiste.