Marie-Hélène Fraïssé
Marie-Hélène Fraïssé
Le Nouveau Monde, continent « imprévu » ne figurant sur aucune carte, a longtemps troublé les visiteurs venus d'Europe. La radicale étrangeté de ceux qu'ils nommaient « Indiens » par erreur suscitait en effet leur étonnement. Ils admiraient leur hospitalité mais critiquaient leur sexualité débridée, leur cruauté, se demandant si ces êtres étaient des humains à part entière. Le « Bon Sauvage » n'était-il pas plutôt un « affreux Barbare » ? De Christophe Colomb et Samuel de Champlain à George Catlin et Edward S. Curtis en passant par Cabeza de Vaca, Francisco Vasquez de Coronado, Henry Hudson, Vitus Behring, c'est à un formidable voyage à travers l'histoire de l'Amérique et des mondes indiens que nous convie Marie Hélène Fraïssé. Carnets de route, rapports d'expédition, ethnographies sommaires, relevés topographiques et naturalistes : les textes des "découvreurs" recueillis ici expriment à la fois la fascination et la crainte suscitées par l' « impensable rencontre » entre Européens et Amérindiens. Ils permettent aussi de saisir les sociétés indiennes dans leur singularité, à la veille d'une destruction de très grande ampleur, tout comme la perplexité des Européens en Amérique du Nord, confrontés pendant quatre siècles d'expansion à diverses populations de « Sauvages »... ainsi qu'on les appelait encore, il y a peu.
En 1992, lorsqu'on célébra les 500 ans du débarquement de Christophe Colomb aux Amériques, les Amérindiens prirent le deuil. Pour eux la « Découverte » n'était rien d'autre que le début de la grande « Invasion ». Car la grande épopée de l'Ouest et de la Frontière, telle que la raconte Hollywood, avec ses fiers cowboys et ses farouches Indiens à plumes, ne se lit pas du tout de la même manière quand on a été expulsé de chez soi, décimé par des maladies importées, et qu'on est désormais considéré comme indésirable sur le territoire de ses ancêtres. L'Indien demeure le thème exotique le plus inusable du cinéma et de la littérature dite d'aventure. En imaginant et en « imageant » les sociétés amérindiennes conformément à nos rêves, nous avons oublié qu'elles n'étaient, et ne sont, ni meilleures ni pires que les autres : différentes, nées d'une autre histoire, évoluant dans une dynamique propre. Heureusement l'Histoire ne s'arrête pas là...
Julienne habite Oniria, une planète de rêves. Pourtant une irrésistible envie la pousse à chevaucher son vélo cosmique et à parcourir l'Espace. Quels mondes inquiétants ou surprenants Julienne va-t-elle découvrir ?