Marc Hillel
Marc Hillel
1948-1978 : trente ans d’histoire, d’humour et de paradoxes israéliens à travers des récits aussi savoureux que percutants.
Vaincus en 1940, les Français se retrouvent vainqueurs en 1945 et vont occuper, pendant quatre ans, un modeste territoire peuplé de six millions d'Allemands. À l'aide de documents d'archives inédits et de nombreux témoignages français mais aussi allemands, Marc Hillel raconte l'histoire de cette occupation, et s'attache surtout à restituer le climat dans lequel elle s'est déroulée. Pour les Allemands, vainqueurs d'hier, les Français ne sont que des « combattants de l'après-guerre » arrivés dans les bagages des Américains. Pour les Français, qui sortent de quatre années de souffrances et d'horreurs, tout Allemand est suspect, et ils entendent faire étalage de leur puissance reconquise. Aussi, tandis que pleuvent les règlements et les interdictions, les premiers mois de l'occupation sont-ils l'occasion, sous la houlette du général de Lattre de Tassigny, de grandioses défilés militaires et de fêtes somptueuses. Avec l'arrivée du général Koenig et d'administrateurs civils, la véritable occupation se met en place. Première tâche : la dénazification. C'est en zone française qu'elle sera la plus rigoureuse. Par ailleurs, le pillage systématique de la France par les Allemands incite l'occupant français à pratiquer une « récupération » forcenée : machines-outils, bois des forêts, pommes de terre et jusqu'aux robinets de baignoire. Si l'on tient compte des familles entières qui viennent s'installer dans les appartements et maisons réquisitionnés, près d'un million de Français auront ainsi goûté aux joies de l'occupation. Pourtant, dès 1945, au milieu des excès, du chaos administratif, une timide coopération culturelle commence à se développer, des voix s'élèvent qui parlent de réconciliation et d'entente, la suite on la connaît... Objectif et sans complaisance, le livre de Marc Hillel rappellera à ceux qui l'ont vécue et apprendra aux autres une histoire que l'on n'avait encore jamais traitée dans son ensemble.
80 minutes, c'est le temps qu'il faudra au lecteur pour faire le tour d'Israël avec le sourire. Un dicton local veut que « seules les 70 premières années soient difficiles ». Le pays n'a que 50 ans. Tout espoir n'est donc pas perdu même si les Israéliens se lamentent « qu'il ait fallu attendre 2 000 ans pour que ça tombe sur eux ».
Un touriste français se retrouve malgré lui au cœur d’un quiproquo historique : accueilli comme le deux millionième immigrant en Israël, il va vivre une aventure aussi drôle que révélatrice des contradictions d’un pays en pleine effervescence.
Tel-Aviv, métropole trépidante, ultramoderne, peuplée aujourd'hui de plus d'un demi-million d'habitants, ne devait être, à l'origine, qu'un modeste quartier résidentiel, à quelques kilomètres de l'antique Jaffa. Il aurait permis à ses fondateurs de s'évader de la promiscuité croissante de Jaffa, sans pour autant s'éloigner de leur gagne-pain. Ainsi en avaient décidé, un jour de mai 1909, les initiateurs du projet, une soixantaine de familles, les unes originaires d'Afrique du Nord, installées à Jaffa depuis plus d'un demi-siècle, les autres immigrées ayant fui, à partir de l'année 1882, les pogromes de la Russie tsariste. Les immigrants débarquant en Palestine, à cette époque où Arabes et Juifs vivaient en paix, avaient l'avantage d'être logés dans un ancien caravansérail arabe, transformé en 1821 en hostellerie pour les pèlerins juifs se rendant en Terre Sainte. Les gens du cru l'appelaient Dar al Yahoud (la maison du Juif). Avec l'arrivée des premiers Israélites en provenance d'Afrique du Nord, vers 1840, l'hostellerie devient peu à peu le point de fixation de l'immigration. C'est entre ses vieux murs, que sera conçu, en quelque sorte, ce qui allait devenir la première et la plus grande ville hébreue des temps modernes, la seule cité construite pour et par des Juifs. Avec le talent et la rigueur qu'on lui connaît, avec beaucoup d'humour aussi, Marc Hillel retrace le destin de ces Juifs des villes à qui l'on doit la création de Tel-Aviv. Ce document, où le drame côtoie la comédie, est aussi une authentique page d'histoire. Il se lit comme le roman vrai d'une ville surgie des sables par le plus grand des hasards.
Fin janvier 1945, la Pologne est libérée par l'armée Rouge. Six millions de Polonais, dont plus de trois millions de Juifs, ont payé de leur vie une occupation implacable, la plus terrible de toute l'Europe. De la communauté juive polonaise, il ne subsiste que 50000 survivants, échappés par miracle au génocide. À peine ceux-ci émergent-ils du néant, qu'un nouveau drame commence, effroyable, inhumain. Restée, malgré le malheur commun, foncièrement antisémite, la grande majorité de la population polonaise, refuse aux rescapés le droit de se rétablir dans une Pologne nettoyée de tous ses Juifs par Hitler. Alors, la paix revenue, à la terreur nazie succède la terreur nationaliste polonaise. Des pogromes se déroulent à Cracovie, à Chelm, à Rzeszow. Libres, les Juifs sont assassinés pour avoir survécu aux massacres dans les ghettos, à l'extermination dans les camps, à cinq années de chasse à l'homme. Avec le retour, au printemps de 1946, des Juifs réfugiés en Union soviétique pendant la guerre, la vague de violence redouble d'intensité. Les trains des rapatriés sont attaqués en pleine campagne avant d'arriver à destination. Hommes, femmes, enfants, sont froidement exécutés sous prétexte que les Juifs aident Moscou à imposer un régime rejeté par le peuple polonais. Les victimes de l'après-génocide se chiffreront par centaines. Mais le paroxysme de la violence sera atteint avec le massacre des survivants de Kielce, le 4 juillet 1946. Le pogrome de Kielce, le plus sauvage de toute l'histoire de la Pologne, mettra fin à mille ans de vie juive dans ce pays. Ce sera le dernier. Auteur de Au nom de la race, traduit dans le monde entier, Marc Hillel confirme son aptitude à sortir des sentiers battus de l'histoire contemporaine. Il nous apporte ici un témoignage exceptionnel, révélateur d'événements peu connus, souvent occultés.
Scarborough, c'est l'histoire d'un professeur d'anglais dont la vie prend une étrange tournure depuis qu'il a entendu un enregistrement musical ensorcelé. Non, pardon. En fait, c'est l'histoire d'une mélodie entêtante, qui obsède le narrateur depuis vingt ans. Mais à ce compte-là, on pourrait aussi dire que c'est l'histoire d'un élève inquiétant qui se promène dans sa classe et du meurtre barbare d'un chanteur connu. Non. Retenez juste que Scarborough, c'est avant tout une ville d'Angleterre où il faut aller faire un tour pour éclaircir toute cette affaire. Rendez-vous là-bas.
Scarborough, c'est l'histoire d'un professeur d'anglais dont la vie prend une étrange tournure depuis qu'il a entendu un enregistrement musical ensorcelé. Non, pardon. En fait, c'est l'histoire d'une mélodie entêtante, qui obsède le narrateur depuis vingt ans. Mais à ce compte-là, on pourrait aussi dire que c'est l'histoire d'un élève inquiétant qui se promène dans sa classe et du meurtre barbare d'un chanteur connu. Non. Retenez juste que Scarborough, c'est avant tout une ville d'Angleterre où il faut aller faire un tour pour éclaircir toute cette affaire. Rendez-vous là-bas.
Le « superman » israélien, longtemps idole des foules et de la grande presse, semble avoir perdu son auréole de vedette médiatique au profit du « wunderkind » palestinien, maintenant que le « Peuple du Livre » n'est plus celui de la télévision. Sur les écrans, dans les journaux, le « Sabra » défricheur de marais des temps anciens, le soldat invincible des temps de guerre, de gloire et de gloriole, ne sont plus que de vilains militaires courant derrière des enfants armés de cailloux dans des territoires - z - occupés en dehors desquels Israël ne paraît plus devoir exister. Comment en est-on arrivé à cette volte-face généralisée des médias, aussi prompts à encenser leurs héros qu'à les détruire, au gré des modes et des états d'âme ? Comment peut-on se permettre de prendre autant de libertés avec l'Histoire en négligeant par ignorance ou parti pris, de remonter aux sources authentiques du conflit ? Pourquoi la démocratie israélienne est-elle, perpétuellement, soumise à la vindicte de ses ennemis, aux pressions de ses amis. Marc Hillel a jugé nécessaire de remettre les pendules à l'heure... d'Israël. Témoin de l'intérieur, qu'irritent les prophètes professionnels et les donneurs de leçons il nous livre avec humeur, humour, amour, ses souvenirs et ses réflexions à un moment où « l'amour des lamentations » tend de plus en plus à servir d'exutoire, aux uns et aux autres.
Découvrez le scénario du film Itinéraire d'un enfant gâté Sam Lion, élevé dans le milieu du cirque, a dû se reconvertir comme chef d'entreprise. La cinquantaine passée, lassé de ses responsabilités, il décide de disparaître en Afrique. Mais son passé va le rattraper...