Marc Abélès
Marc Abélès
Et si l'anthropologie et le marxisme pouvaient s'éclairer mutuellement ? Anthropologie et Marxisme de Marc Abélès revisite les concepts clés du matérialisme historique à la lumière des sociétés étudiées par les ethnologues.
Marine Serre, une créatrice de mode qui a obtenu le prix LVMH et est devenue une figure de proue de la nouvelle génération de designers, en travaillant à partir de vêtements récupérés et « upcyclés ». Marc Abélès anthropologue a participé à un groupe initié par Antoine Arnault sur le futur du luxe, et l'impact du tournant écologique dans ce domaine particulièrement sensible. Le livre est le produit de conversations qui croisent deux types d'experience, celle de la designer jouant avec les contraintes de la matiere et la liberte d'inventer, celle l'anthropologue considerant la mode comme un laboratoire des mutations culturelles dans une periode ou bien des evidences concernant nos modes de vie sont brutalement remises en cause. Marc Abélès est anthropologue, directeur d'études à l'EHESS (chaire « Anthropologie des Institutions ») et directeur de recherche au CNRS. Marine Serre est une créatrice de mode qui a obtenu le prix LVMH, adepte de l'« upcycling ».
798, ces trois chiffres désignent aujourd'hui le lieu le plus fameux de l'art contemporain à Pékin. De grandes galeries internationales y sont installées, exposant des artistes chinois très côtés et suscitant la curiosité d'une foule de visiteurs, nationaux et étrangers. Mais le 798 est aussi le nom d'une gigantesque usine d'armement construite dans les années 1950 par des architectes est-allemands issus de l'école du Bauhaus. Une usine modèle, avec ses équipements sportifs, son théâtre, sa crèche et ses logements, pour des ouvriers d'élite. Après son déclin, à la fin du xxe siècle, des artistes d'avant-garde séduits par son esthétique et le faible coût des loyers l'avaient investie, réalisant des installations et des performances souvent provocantes, sous les yeux ébahis des derniers ouvriers et le regard méfiant des autorités. Depuis, le lieu s'est officialisé, devenant une vitrine de la « marque Chine ». De l'emblème du Grand bond en avant à celui du grand saut dans le marché, en passant par l'obsédante mémoire souterraine des années Mao qui ressurgit dans l'art, Marc Abélès scrute avec une finesse attentive les métamorphoses du lieu et de ses occupants. Il nous livre ainsi une réflexion originale sur les rapports de l'art, de la politique et du marché, dans la Chine à l'ère de la globalisation.
Bienvenue dans les couloirs de la gouvernance internationale, au coeur de l'OMC, lieu où se pratique la diplomatie à l'échelle planétaire. Après avoir, des mois durant, sillonné ses bureaux de Genève, Marc Abélès et son équipe signent la première étude anthropologique sur une organisation à la fois connue et mystérieuse. Le regard d'ethnologues étonnés et curieux, loin des traités arides habituellement consacrés à cette institution dont le mode de fonctionnement offre un formidable condensé des relations humaines.L'OMC rassemble des représentants de cultures et de traditions politiques très différentes, qui travaillent à l'harmonisation des législations et à la construction d'un projet englobant. Enjeux de pouvoir, règlement des conflits, transparence et secret : les pratiques juridiques, diplomatiques et politiques de l'OMC se déploient selon des rythmes hétérogènes, entre l'urgence et la lente durée. Les auteurs montrent que la référence à l'état de crise fait partie des représentations familières à l'intérieur de l'organisation comme dans son environnement immédiat. Un regard iconoclaste sur un milieu humain jaloux de ses secrets.