Mamadou Sow
Mamadou Sow
Cheikh Ahmadou Bamba est un guide religieux soufi, un serviteur distingué du Prophète Muhammad (PSL). La voie qu'il a tracée pour atteindre la félicité relève d'une pensée philosophico religieuse qui induit une vision économique qui peut conduire l'Afrique vers son développement socio-économique. L'auteur, en bon chercheur, a fait une immersion dans la communauté Murid, pour nous présenter la Muridiya.
Ce livre revisite à travers le patrimoine animalier l'importance des symbolismes, des proverbes et des croyances magico-religieuses dans la culture des populations de la Sénégambie. Ils traduisent toute leur capacité à tisser un dialogue fécond avec les animaux. À travers le chien, l'âne, le cheval et la vache se lisent toutes les valeurs morales, de même que les incohérences et les contradictions culturelles. Par ailleurs, ils mettent en exergue leur utilité économique, rituelle, langagière, ludique. Ils appartiennent à l'environnement qui définit la réelle philosophie et la personnalité de l'homo senegalensis.
De l'imaginaire d'un peuple émanent le mode de pensée qui sous-tend sa philosophie, ses croyances religieuses primaires, ses activités socioéconomiques et ses manifestations culturelles. En Afrique, certains outils, bien qu'utilitaires, sont des symboles à la fois cultuels et culturels. Le grenier, le van et la calebasse sont presque partout dans le continent africain, des éléments importants du patrimoine. L'auteur, historien attaché à sa culture comme à la prunelle de ses yeux lutte contre l'oubli. A le lire, l'on a envie de redonner vie à tous ces objets qui, semble-il, ne nous parlent plus.
Né en Sierra Leone, Mamadou Sow perd à 6 ans son père et sa mère au milieu des flammes et de la guerre. Début d'un nouvel exil : c'est désormais en France, au sein de l'Aide sociale à l'enfance qu'il commence à se reconstruire, protégé, sans trop y croire, par des institutions qui ne remplaceront jamais ses parents. Mineur, étranger, isolé, c'est non seulement un statut précaire mais aussi une identité à bâtir comme une deuxième naissance. Ce témoignage, pour prendre tout son sens, devait être partagé.