Madame de Morency
Madame de Morency
Un texte très rare d'Hugues Rebell Ce Journal, rédigé en 1796 par Suzanne Giroux, dite La Morency, oublié, redécouvert " par hasard à Soisson ", et finalement édité pour la première fois en 1903, témoigne des égarements luxurieux de la jeune Suzanne. Entre pudeur et indécence, le tempérament de Suzanne affirme un penchant voluptueux pour les jeux scatologiques qu'elle pratique d'abord avec ses petites camarades, et pour les corrections que ses écarts attirent sur les " assises mystérieuses de sa personne ".
Dévergondages, fessées et pétarades, entre autres, relatées par une fillette passablement délurée... « Et m'écartant les fesses, elle me cingla la chair à l'endroit coupable, sur les parois mêmes du trou indiscret. Je rugis, je me tordis. Il fallut toutefois supporter aussi le fouet dans cette partie sensible, après avoir eu les fesses et les cuisses toutes meurtries. Le sang coulait, le balai était brisé, ma tante était fatiguée de me fouetter, elle cessa enfin la correction, mais avant de me laisser aller, elle se fit apporter un bol rempli de vinaigre et m'épongea le derrière. La cuisson fut horrible. Ma croupe fit alors un si brusque mouvement que le bol de vinaigre s'échappa des mains de ma tante et que je me relevai et m'enfuis au milieu des rires des gens du village qui venant à passer devant le jardin avaient assisté à ma correction et s'en étaient divertis. » Dans ce couvent de novices impudiques on trouve les figures du tribadisme les plus débridées. N'est-ce point pécher ? Dès lors, le vice doit être châtié. Les châtiments s'imposent pour dresser les récalcitrantes, remettre dans le droit chemin les déviantes, les joyeuses, les petites amoureuses du plaisir enfantin. Alors la fessée corrige, les martinets entrent en action, les badines s'abattent sur les jolis petits culs, mais, comble d'ironie diabolique, l'éducation féroce mène aussi à la jouissance. (Extrait avant-propos de Franq Dilo)