Lucien Jerphagnon
Lucien Jerphagnon
Plongez dans une exploration étincelante de la sagesse antique avec Connais-toi toi-même de Lucien Jerphagnon.
Lambèse, IIIe siècle. Caïus, légat romain en Numidie, doit trancher le sort de deux chrétiens emprisonnés pour leur foi.
Nous sommes au Moyen Âge. Alors qu'Arnaud combat dans les brumes du Nord en pays de Flandres, Ysoarde l'attend en Occitanie, gardienne de leur territoire. Mais ne s'agit-il que de cela ? Certes, le monde que fait surgir Michel Cosem s'ancre dans le réel, en appelle au temps historique. Mais il ouvre plus encore sur le fantasme et sur le mythe. Dans les troubles atmosphères de la guerre et de l'attente, les êtres et les choses se multiplient ou se dédoublent. Ce que l'on croyait impossible se réalise soudain. Finalement, qui est qui ? Seule Ysoarde, arrimée fortement à sa terre, demeure le centre d'un univers où se partagent l'amour et la mort, le soleil et la nuit, la beauté et l'horreur. Livre donc d'entre midi et minuit, tout bruissant d'harmoniques, d'échos, de rimes secrètes. Avec lui Michel Cosem approfondit encore cette quête d'une écriture de l'imaginaire qui, depuis Haute Serre et La Chasse Artus, définit son itinéraire d'écrivain.
Allègre et profond, Lucien Jerphagnon, philosophe et historien, alterne souvenirs, anecdotes, réflexions piquantes ou sérieuses, dans le récit d'un étonnant parcours, qui l'a mené de Jankélévitch à saint Augustin. Le livre d'un sage qui, tels les anges loués par Chesterton, ne vole pas parce qu'il se prend à la légère. «Depuis les origines jusqu'à nos jours, la vocation première de la philosophie a toujours été de promouvoir en l'homme la conscience de lui-même et du monde, afin de réaliser, en lui et autour de lui, ce que les Grecs appelaient eudaimonia et les Romains beata vita, autrement dit une vie harmonieuse parce que conforme à sa destinée, et heureuse parce qu'harmonieuse... »
« La sottise : on en respire la présence partout et toujours dans l'air du temps. Une présence atmosphérique, en quelque sorte. Aristote la suppose contemporaine de la préhistoire, tandis que saint Augustin y voit une conséquence du péché d'Adam. Ce florilège présente les fruits d'une cueillette au long de vingt huit siècles, chez les auteurs les plus divers, des Hébreux des âges bibliques aux journalistes de nos Républiques. à chacun de s'en faire une idée... » Lucien Jerphagnon
Rome, maîtresse du monde. Les douze siècles de l'histoire romaine ont longtemps constitué le passage obligé d'une éducation humaniste. Ils pâtissent aujourd'hui des clichés et des anachronismes répandus par le cinéma et le roman. Aristocrates républicains idéalisés en défenseurs des libertés modernes ; empereurs rabaissés au rang de tyrans maniaques ; premiers chrétiens confinés dans l'obscurité des catacombes. Un Constantin le Grand, naguère converti miraculeux, devient un cynique calculateur (« Rome vaut bien une messe ») ; un Julien, naguère scandaleux apostat, se voit paré de toutes les vertus du paganisme. Autant de généralités hâtives que Lucien Jerphagnon s'emploie à combattre, avec un bonheur d'écriture, une densité de réflexion et un humour souvent corrosif qui sont un véritable régal. Le lecteur trouvera ici un véritable tour de force, à la fois synthèse d'histoire politique, militaire, sociale et intellectuelle, nourrie des derniers acquis de la recherche, et vaste fresque où se côtoient grands seigneurs, soldats, administrateurs, mécènes, poètes et philosophes. Tous ont contribué à bâtir cette civilisation fascinante, dont l'héritage imprègne, aujourd'hui encore, notre pensée et notre langage.
Rome, maîtresse du monde. Les douze siècles de l'histoire romaine ont longtemps constitué le passage obligé d'une éducation humaniste. Ils pâtissent aujourd'hui des clichés et des anachronismes répandus par le cinéma et le roman. Aristocrates républicains idéalisés en défenseurs des libertés modernes ; empereurs rabaissés au rang de tyrans maniaques ; premiers chrétiens confinés dans l'obscurité des catacombes. Un Constantin le Grand, naguère converti miraculeux, devient un cynique calculateur (« Rome vaut bien une messe ») ; un Julien, naguère scandaleux apostat, se voit paré de toutes les vertus du paganisme. Autant de généralités hâtives que Lucien Jerphagnon s'emploie à combattre, avec un bonheur d'écriture, une densité de réflexion et un humour souvent corrosif qui sont un véritable régal. Le lecteur trouvera ici un véritable tour de force, à la fois synthèse d'histoire politique, militaire, sociale et intellectuelle, nourrie des derniers acquis de la recherche, et vaste fresque où se côtoient grands seigneurs, soldats, administrateurs, mécènes, poètes et philosophes. Tous ont contribué à bâtir cette civilisation fascinante, dont l'héritage imprègne, aujourd'hui encore, notre pensée et notre langage.
C'était mieux avant. Les enfants étaient mieux élevés, cultivés, grands lecteurs. Tout le monde était plus beau. Aujourd'hui, tout va mal. Hier déjà et avant-hier, aussi. Demain, n'en parlons pas. En relisant trente siècle de ronchonnements, de regrets lancinants, d'appréhensions, Lucien Jerphagnon a choisi, traduit, commenté les plus belles perles du pessimisme générationnel. Des Grecs, des Latins, des gens du Moyen Âge, de la Renaissance, etc., et même de quelques contemporains. C'est l'empire du pire. Un petit livre noir qui redonne des couleurs à notre époque. Véritable vade-mecum, le Petit livre des citations latines permet quant à lui de réviser nos classiques : à chaque page une citation accompagnée d'un commentaire toujours savant mais jamais sérieux !En relisant trente siècle de ronchonnements, de regrets lancinants, d'appréhensions, Lucien Jerphagnon a choisi, traduit, commenté les plus belles perles du pessimisme générationnel. Des Grecs, des Latins, des gens du Moyen Âge, de la Renaissance, etc., et même de quelques contemporains. C'est l'empire du pire. Un petit livre noir qui redonne des couleurs à notre époque. Véritable vade-mecum, le Petit livre des citations latines permet quant à lui de réviser nos classiques : à chaque page une citation accompagnée d'un commentaire toujours savant mais jamais sérieux ! En relisant trente siècle de ronchonnements, de regrets lancinants, d'appréhensions, Lucien Jerphagnon a choisi, traduit, commenté les plus belles perles du pessimisme générationnel. Des Grecs, des Latins, des gens du Moyen Âge, de la Renaissance, etc., et même de quelques contemporains. C'est l'empire du pire. Un petit livre noir qui redonne des couleurs à notre époque. Véritable vade-mecum, le Petit livre des citations latines permet quant à lui de réviser nos classiques : à chaque page une citation accompagnée d'un commentaire toujours savant mais jamais sérieux !
Ce volume donne à lire de nombreuses transcriptions inédites de cours, conférences et émissions de radio de Lucien Jerphagnon, permettant de mieux appréhender l'étendue de son oeuvre. On perçoit ainsi la sensibilité particulière d'un homme aux multiples visages. Homme d'enseignement tout d'abord, dont le sens de la pédagogie s'impose dès ses premiers cours au Grand Séminaire de Meaux, publiés ici pour la première fois. L'essentiel s'y trouve déjà : la vivacité d'un style " démocratique ", selon Paul Veyne, qui d'emblée emporte le lecteur et le guide dans les raisonnements les plus complexes ; le ton, parfois badin, jamais guindé, toujours tenu ; surtout, le déploiement d'une pensée libre, profondément anticonformiste et d'une érudition inépuisable. Homme de fidélité ensuite, notamment à ses compagnons de toujours, les Anciens. Des présocratiques à Augustin et d'Homère à Julien l'Apostat, il n'a cessé de leur rendre hommage dans ses conférences et interventions publiques. Juste retour des choses, c'est son " plus cher disciple ", Michel Onfray, qui, rappelant dans sa préface ce qu'il doit à son " vieux maître ", prolonge cette chaîne de transmission et de savoir. Homme de son temps enfin, comme en témoignent ses chroniques politiques des années 1990, Lucien Jerphagnon fut un virtuose du dialogue et de la conversation. Ses échanges avec Francesca Piolot, en conclusion de ce volume, sont à l'image d'une pensée en perpétuel mouvement où ne cesse d'affleurer la question qui traverse toute son oeuvre : pourquoi diable y a-t-il quelque chose plutôt que rien
" Ces ouvrages n'ont jamais été réédités depuis plus de cinquante ans. Leur parution constitue un événement pour tous ceux qui apprécient ce grand historien et philosophe, souligne dans sa préface le cardinal Poupard, longtemps confident de Lucien Jerphagnon. Ce sera pour beaucoup une révélation importante et inattendue sur l'engagement spirituel de l'auteur, comme sur l'histoire contrastée de la première partie de sa vie où s'enracine son parcours d'historien de la philosophie antique. "L'Au-delà de tout regroupe les ouvrages que Lucien Jerphagnon écrivit entre 1955 et 1962, dont le tout premier, Le Mal et l'Existence. Ils reflètent ses interrogations métaphysiques sur ces grands thèmes philosophiques qui ne cesseront de nourrir ses travaux et ses réflexions: la liberté, la foi, la question du mal, l'immanence et la transcendance, l'émerveillement d'être au monde, le bonheur, le sens du divin. Ordonné prêtre en juin 1950, Lucien Jerphagnon enseigne alors au grand séminaire de Meaux, et c'est tout naturellement qu'il s'intéresse à Pascal auquel il consacre trois livres, dont Pascal et la souffrance et Le Caractère de Pascal. Contre la suprématie de la philosophie thomiste qui s'exerce encore au sein de l'Église, il démontre, à la lumière de la pensée de Pascal, que tout ne se résume pas au dogme scolastique ni à la raison, et témoigne déjà de sa liberté d'esprit. Ses innombrables lecteurs et admirateurs retrouveront ici la sensibilité, l'humanité profonde, l'originalité de style de l'une des grandes figures intellectuelles de l'époque contemporaine, qui fut aussi l'une des plus attachantes. Ils découvriront dans le même temps un pan méconnu de son cheminement personnel, essentiel à la compréhension de l'ensemble de son oeuvre et de ce qui fait son unité.
« Finalement, je me suis gardé les troischrétiens pour demain... »Ils ne seront plus que deux, le lendemain :le vieil évêque et la fille blonde, les seulsqui aient tenu jusque-là. Les chrétiens... Ils'en serait bien passé, le légat. On n'en parlaitplus, ces derniers temps. Et l'empereur quiva déterrer cette vieille histoire... Quellemouche l'a piqué ?Caius, le légat, qui pense trop pour unhaut fonctionnaire ; Serotinus, un vieil amide passage, malin comme un sage ; Rufus,le militaire ravi de l'être, et Arminius, lebourreau occasionnel, qu'inquiète fort lasanté de sa petite dernière. Et puis, lemédecin grec, et ce vrai-faux Dalmate qu'ondit interprète... De tout ce monde, que va-t-il advenir ences cinq jours de septembre 258, à Lambèse,siège de la IIIe légion ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage regroupe les textes de vingt-quatre conférences radiodiffusées données par Lucien Jerphagnon en 1967-68 à l'usage des étudiants de première année de premier cycle des facultés, pour les académies de Strasbourg, Nancy, Dijon et Besançon. Une première section initie à certaines questions de méthode et d'esprit ; la seconde insiste sur la prétendue Lapalissade « qu'à chaque vision du monde correspond un monde vu » ; la troisième section est d`application : quelques questions : le moi, le monde, Dieu, la mort, la liberté, en fournissent la matière.
« Le prince est là, dites-vous, pour commander et les sujets pour obéir. Très bien, mais si le prince est taré, ou si de bon qu'il était, il est devenu mauvais ? - Pas du tout ! Car les dieux - ou Dieu, quand viendra son tour - vous garantissent qu'avec Tartemolius César, de pareils accidents ne peuvent se produire. - Pourquoi ? - Mais parce que ce sont eux - c'est Lui - qui ont choisi Tartemolius César. A ce mythe du pouvoir venu d'En Haut, tout le monde gagne : le prince, qui rencontre sous lui moins de résistance ; les sujets, qui trouvent au-dessus d'eux moins d'arrogance. Des deux côtés, on accomplit son devoir et on se sent promu »... Dans ce récit qui va d'Auguste à Justinien, de 27 av. J.-C. à 529 de notre ère, Lucien Jerphagnon démonte, avec son génie et son humour habituel, les rouages de l'idéologie et du pouvoir dans la Rome impériale. A travers la naissance, l'évolution et les déboires de cette formidable machine à faire des dieux, il dresse, sur plus de cinq siècles, une grande fresque, histoire des hommes comme de la pensée, dialogue sans cesse renouvelé entre le divin, le philosophique et le politique.
Inédit pendant plus d'un demi-siècle, ce récit autobiographique révèle le secret intime de Lucien Jerphagnon, la mutation mystique et philosophique qui fut à la source de son oeuvre, et dévoile tout un pan de sa vie marqué par un engagement religieux qui a beaucoup compté pour lui. Ce roman relate le parcours initiatique d'un autre lui-même qui rapporte de ses errances autant d'expériences humaines immédiates et sensibles. Lucien Jerphagnon y livre, avec humour et mélancolie, ses pensées, ses humeurs, ses observations dans un cheminement sans but apparent, mais qui accompagne en réalité une métamorphose personnelle. Hanté par le souvenir de sa mère, " l'astre mort ", disparue alors qu'il était encore enfant, le héros solitaire de ce périple intérieur est un anxieux, à l'image de Pascal. Ce qu'il recherche, lui que la grâce chrétienne héritée de son enfance et de son éducation semble avoir déserté, c'est une autre forme d'apaisement mystique. Il accédera peu à peu à une révélation qu'il compare à un rêve éveillé, au coeur de la vie même.
On avait exterminé sa famille entière. On l'avait relégué dans un lointain palais truffé de mouchards. On méditait même d'en faire un prêtre. Bref, le très chrétien Constance glorieusement régnant n'avait rien négligé pour évincer Julien de la pourpre de ses ancêtres. Et voilà qu'il était devenu empereur de Rome ! Et qu'entre-temps il s'était converti en secret aux dieux qu'on croyait morts. Et alors... La noire saga d'une dynastie, hantée de monstres froids, de prélats doubles, de barbouzes et de philosophes arrivistes est racontée ici jour après jour, au plus près des textes. Extraordinairement informé, Lucien Jerphagnon joint à l'érudition un rare talent d'évocation. En entreprenant cette réhabilitation de l'empereur Julien, il réussit avec ce livre un modèle de biographie.
Un recueil inédit des textes de critique publiés par le célèbre historien Lucien Jerphagnon, disparu en 2011. Un panorama aussi enrichissant que savoureux de la recherche historique des cinquante dernières années.Lucien Jerphagnon, le " barbouze de l'Antiquité ", comme il se définissait lui-même, publia entre 1962 et 2011 de nombreux articles dans les plus grandes revues d'histoire et de philosophie françaises et internationales. Enfin réunis en un seul volume, ces textes critiques, nourrissants et savoureux, offrent le plus spirituel des panoramas sur la recherche historique de ces cinquante dernières années.Lucien Jerphagnon (1921-2011), professeur émérite des Universités, spécialiste de saint Augustin dont il a édité trois volumes d'oeuvres dans " la Pléiade ", a écrit sur Athènes, la Rome impériale ou Vladimir Jankélévitch, son maître. Parmi ses derniers ouvrages, De l'amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles (livre d'entretiens avec Christiane Rancé), L'homme qui riait avec les dieux, Les Armes et les Mots et Portraits de l'Antiquité (Perrin). Préface de Christiane Rancé
Les lettres au mystrieux Lucilius de Lutce qui ouvrent ce livre donnent le ton : intime, allgre et rudit. S'il voque toujours ce qui lui tient coeur, l'histoire et la philosophie chez les Grecs, les Romains et les Premiers chrtiens, ou les contre-vrits qui ont fait long feu, Lucien Jerphagnon nous parle aussi avec brio et profondeur de sujets plus personnels ses amis, ses affections, et ses conversations avec les dieux. Le Matre nous rappelle alors, avec son accent inimitable, que le prsent doit se conjuguer avec la plus divine des obligations, dont les dieux d'Homre ont donn l'exemple : rire .
Lucien Jerphagnon a publié tout au long de sa carrière nombre de textes enlevés : des articles grand public ou savants, légers et polémiques, drôles et inattendus. Ce livre se veut un choix des meilleurs inédits du Maître sur l'Antiquité, relus et retravaillés par ses soins. Lucien Jerphagnon nous entraîne de page en page à voir avec leurs yeux ce que voyaient les Anciens. Quoi qu'il traite, il nous entretient avec bonheur de la sagesse et de la mystique chez les Grecs et les premiers chrétiens. Car, pour Lucien Jerphagnon, il en va toujours de la recherche du Bien suprême - un Bien suprême qui n'exclut ni le rire ni l'humour. « Connais-toi toi-même » - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l'esprit n'a pas d'âge et appartient à tous les siècles - à aujourd'hui comme à demain.