Lolita Pille
Lolita Pille
1878, Pyrénées. Angélina, jeune fille de cordonnier, rêve de devenir sage-femme comme sa mère. Entre secrets familiaux, études à Toulouse et mariages imposés, son parcours semé d’embûches révèle une héroïne déterminée à vivre sa passion.
Plongez dans Antigone reine, l'essai littéraire audacieux de Lolita Pille, où la littérature devient une arme contre les tyrannies modernes. Un manifeste punk, érudit et féministe pour réinventer notre rapport à l'art et au pouvoir.
« Ce livre est né de mon amitié pour les sirènes : pour les filles de Lilith et non d'Eve qui transgressent les limites imposées à leur sexe et se risquent dans la rue, la bagarre ou l'écriture. Donner une voix aux adolescentes. Et prendre au mot Virginia Woolf : "Une féministe est n'importe quelle femme qui dit la vérité sur sa vie." » L. P.Elle grandit dans la mauvaise partie de la ville : une petite ville de la banlieue ouest, collée à Paris. Elle a une grand-mère blanche et bourgeoise, une grand-mère vietnamienne et humble : une famille aimante qui se désunit. La narratrice veut s'échapper. Sans arrêt, elle s'échappe. Elle a le démon de la liberté.Alors elle fugue. Avec les garçons de la cité, elle traîne dans les rues, la nuit. Elle n'arrive pas à croire qu'elle est une fille. Au collège, ceux qui la harcèlent la surnomment « Lolito ». Mais l'adolescence se déclare. La vilaine chenille se métamorphose en papillon. L'adolescence brutalement sexualise Lolita et son monde vole en éclats. Est-elle amoureuse d'Otman, le roi des rues de sa banlieue, ou d'Ambre, l'amie de son lycée parisien, qui pique des voitures, boit et se prostitue la tête haute ?Et Lolita, où est sa place ? Elle qui renferme un mélange de « races », de classes sociales, de masculin et de féminin ? Jusqu'à quand pourra-t-elle agir comme un garçon, impunément ? Qu'est-ce qui arrache à l'enfance ?Pour sa première autofiction, Lolita Pille se réapproprie la narration de sa propre histoire et signe un récit d'apprentissage au féminin bouleversant d'authenticité et de résilience.
1878, dans les Pyrénées. Angélina, la fille d'un cordonnier, n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par son amant, la jeune fille se résigne à confier l'enfant qu'elle a eu de lui à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse. Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin obstétricien dont elle devient la femme. Mais sa belle-famille la regarde de haut et Angélina, malgré l'aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu'elle n'est pas faite pour la vie mondaine. Elle décide de reprendre sa liberté et part s'installer dans sa région natale pour exercer enfin son métier... Avec ce sens du suspense et de l'émotion qui font de ses romans des moments de lecture inoubliables, Marie-Bernadette Dupuy nous entraîne sur le chemin semé d'épreuves, de joies, de sacrifices, d'une femme généreuse prête à tous les combats pour que s'accomplisse son rêve...
Il fait si chaud à Paris l'après-midi du 29 août 2014. Eléna Filleul, ancienne joueuse de tennis, va chercher son fiancé Ismaël Chèvreloup à la gare de Lyon. Plus tôt, Eléna a vu ses amies de lycée. Elles se sont remémoré leur adolescence, le rôle joué par la famille Chèvreloup, et tout particulièrement celui de Catherine, figure emblématique pour ce groupe. Au cours de cette journée qui aurait pu ressembler à toutes les autres, Eléna se confronte aux fantômes et aux dieux de sa jeunesse. Ce roman ambitieux allie modernité et classicisme pour nous conter une histoire intemporelle dans le Paris du xxie siècle.
« La solitude de Colin Parler. Souvent Colin Parker composait de sa propre initiative la touche C pour confessionnal et pendant des heures, il répétait qu'il était seul. Et son assistant lui répondant : « Cher abonné, vous n'êtes pas seul puisque nous sommes là pour vous écouter... » Finalement, quand Colin Parker se donna la mort, le soir du grand black-out, il commençait tout juste à aller mieux. » Bienvenue à Clair-Monde ! Ici, quelque part dans un futur proche, sous une épaisse couche de nuages et de brumes, vivent les citoyens d'une cité idéale où l'on vous interdit pour votre bien tout ce qui pourrait vous faire du mal : des implants bancaires sous l'épiderme contrôlent vos dépenses, une brigade d'intervention contre le suicide surveille vos accès dépressifs, les êtres qui vous plaisent sexuellement apparaissent sur un écran-traceur à portée de main, les drogues sont en vente libre, on a le droit au lifting et à la quasi-éternité. Si vous ne voulez pas être heureux, alors vous avez le choix : vivre aux confins de la cité, morts bancaires, junkies, obèses, détraqués. « Avec Clair-Monde le bonheur n'est plus une utopie ». Sauf qu'il y Syd Paradine... Un flic brillant, cabochard, en instance de divorce, et qui refuse de se plier aux législations du bonheur obligé, aux oukases du S.P.S (service de protection contre soi-même). C'est en enquêtant sur un suicide collectif d'obèses (double aberration !) qu'il comprend les mensonges et les trahisons de Clair-Monde. De la guerre narcotique aux couloirs des laboratoires, de la tyrannie cosmétique à la pédophilie érigée au rang des beaux-arts, de l'utopie démocratique aux opiacés, Syd flanqué d'une étrangement belle créature du nom de Blue vont mettre un sacré désordre. Résoudre le mystère. Sauver leur peau sur fond d'apocalypse. Entre la satire d'une société utopique reposant sur l'axe d'un bonheur obligé et le polar chandlerien, entre l'emprunt au cinéma et à la littérature de genre, Lolita Pille change ici du tout au tout. Crépuscule Ville est un roman ambitieux, ample, qui se joue des conventions, et nous montre le destin d'êtres du futur qui nous ressemblent terriblement.
« Manon vit à Terminus, village paumé du sud de la France. Elle déteste sa vie, son job (elle est serveuse dans le bistrot de son père). Elle a vingt ans. Elle regarde trop la télévision, elle lit trop de magazines. Elle se trouve trop jolie pour rester enterrée là. Elle veut devenir célèbre. La voici bientôt à Paris, où elle survit comme serveuse dans un restaurant, en attendant mieux. Le mieux se manifeste sous les traits de Derek Delano. C'est l'archétype du jeune et bel héritier blasé. Volontairement, j'en ai fait une sorte de personnage de BD. Il vit au Ritz, achète tout le monde, joue du piano, couche avec des putes, s'ennuie. Il imagine un jeu plutôt pervers : façonner, voire briser le destin d'un être innocent ». Lolita Pille Derek sera donc le Pygmalion, à l'ère des media, d'une Manon devenue actrice, voyageant de Londres à New York et traversant les fuseaux horaires d'un show-biz sous antidépresseurs. Jusqu'au jour où... le strass et la gloire se changent en cendres amères. Tout n'était-il qu'un rêve ? Seule, désormais inconnue là où son visage s'affichait sur les murs de Paris, au bord du suicide, Manon comprend que Derek le milliardaire a bel et bien existé. Et elle se venge, d'une manière qu'on découvrira. Roman à deux voix, anti-conte de fées traversé par toutes les illusions de gloire et les fantasmes d'une télé-réalité permanente, jeu cruel sur l'échec et l'absence de morale des personnages réduits à leur avidité, Derek Delano marquera autant que Hell, roman-culte de la Génération Logo.
Elle s'appelle Ella mais Hell lui convient mieux : elle a dix-huit ans, prend de la coke comme vous fumez des clopes, passe ses nuits dans les boîtes les plus chères de Paris, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément - étant revenue de tout sans avoir été nulle part. Avec tout ça, Hell s'ennuie : au fond, c'est à elle-même et ses semblables qu'elle en veut, sans parvenir à échapper à sa condition de mutante matérialiste : une vie sans désir, monotone, où chaque jour est pareil au précédent. Jusqu'au soir où elle tombe folle amoureuse d'Andréa, son double masculin, diabolique comme elle, et comme elle désabusé. Ils ne veulent pas être dupes de sentiments qu'ils ressentent et qu'ils méprisent à la fois. Leur couple est un corps à corps. Ensemble, six mois durant, coupés du monde, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais bientôt, Hell est rattrapée par son démon : la poudre, les nuits blanches, le sexe... Déchirée par ses contradictions, incapable d'échapper à la spirale suicidaire qui l'emporte, elle quitte celui qu'elle aime passionnément, sans avoir jamais trouvé les mots pour le lui dire. Lorsque le dégoût reprend le dessus, lorsque, impuissante à vivre sans Andrea, elle s'apprête à revenir vers lui, il est trop tard.