Léon Mercadet
Léon Mercadet
Ce livre, à deux étages – celui des soutiers de luxe, animateurs, programmateurs, réalisateurs ; celui des capitaines d'industrie et des squales politiques – raconte trente ans d'histoire de Canal +, vus des coulisses. Il témoigne du génie et de l'impertinence des émissions et des personnalités emblématiques qui ont fait le succès de la chaine. Canal + est une histoire d'amitié : dans la petite entreprise des débuts, des liens se nouent autour de la machine à café, on y bosse parce que les potes y travaillent, on connait le nom de chacun de ses collègues, on sort ensemble, on fait la fiesta... Car dans la légende, il est dit que " Canal +, c'était la fête ", des chaudes nuits cannoises aux soirées dans les meilleurs clubs privés de la capitale. Le mythe dit aussi que " Canal +, c'était la thune " : tellement d'argent a coulé dans les caisses de la chaine que les Canaliens, et notamment les fondateurs, saturés de stock-options, sont tous " blindés de chez blindés ". L'histoire commence en 1984, au début des années fric, avec la première grande fête, lors du lancement de la quatrième chaine qui changera définitivement le petit écran. Elle se poursuit dans les années 2000 avec la chute des saltimbanques brisés par les requins de la finance. Car Canal +, c'est aussi des manœuvres, des coups bas et des trahisons... Comme toute passionnante saga, celle-ci mêle argent, pouvoir, amitiés, amours et lâchetés.
Une réédition exceptionnelle incluant des manuscrits autographes inédits mis à disposition par la succession Guillevic.Ce volume rassemble deux recueils de Guillevic publiés par Pierre Seghers au début des années 1950 : Envie de vivre (1951) et Terre à bonheur (1952). De l'aveu même du poète, les textes qui composent cet ouvrage furent écrits " dans une période de créativité difficile ", dominée par le contexte très particulier de la guerre froide. Un demi-siècle plus tard, l'erreur serait de croire que ces poèmes empreints de militantisme n'ont plus rien à nous dire. Devant la menace d'un conflit planétaire, face au pessimisme de l'époque, Guillevic rappelle avec force, lyrisme et conviction, que la terre est faite pour que les hommes y vivent heureux ; qu'elle est faite pour le bonheur. Cette réédition inclut des manuscrits autographes inédits, inventoriés et mis au jour pour la première fois. Brouillons et variantes, ratures et biffures font entrer le lecteur dans l'atelier où l'oeuvre s'est élaborée, témoignant du travail par lequel l'artisan du langage donne corps à la poésie qui le traverse.
Que se serait-il passé si Lénine avait trouvé la mort le 9 avril 1917 dans un accident de train ? Dans cette uchronie épique, deux plumes savantes et acérées font dérailler l'Histoire, et de belle manière. Une sotte erreur d'aiguillage... aux conséquences démesurées. Avec la mort de Lénine, le bolchévisme demeure un petit courant minoritaire à Petrograd et la révolution d'Octobre n'a pas lieu. Trotski s'exile, certes, mais à Paris où il devient un écrivain adulé de Montparnasse, tandis qu'Hitler ne perce pas dans sa voie de peintre paysagiste. Malraux, à la tête des Brigades internationales de la puissante SDN, chasse Franco d'Espagne dès 1937. La Russie et l'Allemagne, chantres de la social-démocratie, signent en 1939 le pacte germano-russe de marché unique et développent dans la foulée un ambitieux programme spatial commun. Bref, le XXe siècle se trouve tout retourné. M. Kalachnikov construit des voitures à bas coût, Berlin est le nouvel Hollywood et Albert Einstein n'invente pas la bombe atomique. Le 11 septembre 2001 a certes bien lieu : le milliardaire Oussama ben Laden lance deux avions sur le Welt Kommerz Zentrum de Berlin et un troisième sur le palais de l'Ermitage à Petrograd. Pour la première fois depuis 1918, l'Europe connaît la guerre.