Laurent Fleury
Laurent Fleury
Lorsque Max Weber meurt subitement à Munich en 1920, à l'âge de cinquante-six ans, sa mort, après celles de Durkheim et Simmel, marque la fin d'une première génération de sociologues. L'auteur de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme apparaît en effet comme l'un des fondateurs de la sociologie et comme l'un des grands penseurs de la modernité et de ses ambivalences. Analysant la révolution industrielle, il se révèle à la fois fondateur d'une sociologie économique et, en tant que théoricien de l'État, de la domination et de la légitimité, de la sociologie politique. Laurent Fleury se propose de restituer la singularité et la fécondité de l'oeuvre de Max Weber, à travers l'intrication des questions théoriques qu'elle soulève, de ses résultats empiriques et de ses contributions méthodologiques.
La sociologie de la culture est un des grands domaines de la discipline. Au cours des dernières années, plusieurs questions ont structuré les recherches : celles de la hiérarchie sociale des pratiques culturelles et de la distinction, de la démocratisation de la culture et des politiques publiques, de la diversité des pratiques et des publics. Cet ouvrage, traduit aux États-Unis, réactualisé dans cette 3e édition, présente une synthèse des résultats et des débats. La sociologie de la culture s'est également réorientée pour répondre à de nouveaux questionnements, liés aux mutations entre générations médiatiques et générations numériques, à la mise en concurrence entre culture légitime et culture de masse, à une meilleure compréhension de la réception des oeuvres et de l'expérience esthétique. Cette sociologie cherche à comprendre la place et le sens de la culture dans les sociétés contemporaines.
La présence du christianisme orthodoxe en Europe occidentale à l'époque contemporaine est une réalité qui n'est plus nouvelle : elle a environ deux siècles d'ancienneté, précise Christophe Levalois. Son importance et son influence n'ont cessé de croître. Sait-on qu'il constitue aujourd'hui la troisième confession religieuse en Italie, juste derrière l'islam, que le nombre des paroisses orthodoxes en France a presque doublé depuis le début du siècle, ou encore qu'au Royaume- Uni, selon des estimations, les orthodoxes regrouperont 10 % des chrétiens du pays en 2020 ? Cependant, l'orthodoxie est souvent méconnue. En effet, d'après l'auteur, il s'agit d'une voix chrétienne « différente de celles connues en Occident par bien des aspects qui relèvent tant de la pratique, que de la pensée ou de la théologie ».Dans cet ouvrage, il nous convie à découvrir ces aspects, mais aussi l'histoire du christianisme orthodoxe dans les sociétés occidentales, quelques-unes de ses grandes figures, ou encore sa position face à certains défis du temps présent. Comment cette tradition plurimillénaire qui « manifeste le souci de l'intériorisation et de l'humilité à l'opposé des aspects volontiers tapageurs et exhibitionnistes de la société actuelle » fait-elle face à ces derniers ? Avec quel regard ? Quelles sont ses analyses et ses réponses ?Ce livre s'adresse à tous les chrétiens, connaissant l'orthodoxie ou désirant la connaître, et au-delà, à tous ceux qui s'intéressent à la foi et à la vie d'une des grandes confessions chrétiennes.L'auteurChristophe Levalois est auteur, enseignant, rédacteur en chef du site d'information Orthodoxie.comActualitéDédicace du livre au 3e Salon du livre orthodoxe les 13 et 14 avril.
Responsabilité de l'homme devant les défis de son temps, responsabilité du savant devant la science, responsabilité du politique devant l'histoire : qui entreprend de lire Weber saisit la centralité de la responsabilité, mieux, la découvre comme une tonalité propre à son oeuvre. Inversement, qui entend s'intéresser à la responsabilité rencontre Weber, mais aussi la charge d'inquiétude de sa pensée, et discerne l'intellectuel qui allie responsabilité et conviction. Weber s'engage dans les batailles scientifiques et politiques de son siècle, sans pour autant renoncer aux principes qui le guident : probité, rigueur, refus du prophétisme. Contre le discours des démagogues et le « sacrifice de l'intellect », il nous invite à regarder en face la réalité et à adopter une démarche scientifique pour penser l'action. Son oeuvre offre un modèle d'exigence critique et nous lègue cette interrogation première et ultime : quelles sciences sociales peuvent rendre possible l'avènement d'un homme responsable ? Ce livre propose des clés pour comprendre Weber, penseur des ambivalences de la modernité, penseur par excellence des sciences sociales, mais également fondateur de la pensée politique moderne. En tous points frappe l'actualité de ses enseignements pour nos sociétés contemporaines.
Cet ouvrage revient sur une expérience unique, qui aura conjugué le volontarisme présidentiel et l'idéal de démocratisation de la culture. Il en propose une histoire et une sociologie institutionnelles (exploitant une trentaine d'entretiens avec de grands protagonistes : Chaban-Delmas, Messmer, Pierre Boulez , François Mathey, Blaise Gautier, Pontus Hulten, etc.) avant de se tourner vers le public et la manière dont il a reçu et s'est approprié l'expérience.L'auteur éclaire cette articulation spécifique entre politique, institution et pratiques culturelles dont le Centre Pompidou est resté le modèle et s'efforce d'en dégager les grands enseignements, face aux incertitudes qui pèsent aujourd'hui sur le débat culturel et les modalités d'implication de l'État.