Laurence Vanin
Laurence Vanin
« Dès qu'un homme est né, il est assez vieux pour mourir » nous rappelle Heidegger. L'homme est jeté dans un monde a priori hostile. Mais sans cesse, il tente de le comprendre, de l'agencer, et de transcender sa fragilité première en faisant l'expérience de la quête du sens. Pour surmonter sa propre vulnérabilité, sa propre précarité, l'homme tente de s'affirmer, s'active à faire de cette fragilité une force ; car pour Laurence Vanin, « être jeté au monde », c'est aussi être jeté dans un monde énigmatique qu'il importe de comprendre afin de le rendre moins effrayant. C'est savoir que l'existence est parsemée d'épreuves et de tourments mais qu'elle demande à être sublimée. En somme, Exister dans la fragilité c'est placer à l'horizon de ses actes la possibilité du bonheur. Laurence Vanin, nous propose une réflexion philosophique nouvelle sur la fragilité à l'université de Toulon. Pour en finir avec une représentation pessimiste de l'Homme fragile, elle nous propose une pensée vivifiante en associant la fragilité à la construction de soi et, au coeur de la cité, une fragilité à l'oeuvre dans l'être collectif. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX
Aujourd'hui, la mort ne présente plus ce caractère inéluctable qui, par nature, est le sien. Des médecins, de plus en plus performants grâce à la technologie moderne, assistés par un personnel soignant aussi compétent que dévoué, luttent jour et nuit pour en repousser les limites, voire la vaincre.Mais l'homme parviendra-t-il, un jour, à assouvir son vieux rêve d'immortalité ? Les progrès de la science le rassurent quant à l'avenir de l'humanité à moyen terme, et l'hubris, cet orgueil démesuré qui peut s'emparer de l'homme, lui fait croire qu'il sera, un jour, l'égal de Dieu.Heureusement, la philosophie est là pour le ramener sur terre, lui rappeler sa finitude et le placer face à ses responsabilités.Un médecin, un chirurgien et une philosophe ont, un jour, décidé de consacrer leur vie au service de l'humanité. Ils relatent ici leur expérience au chevet des malades et ont à coeur de méditer le rôle de la main comme prolongement du cerveau dans la relation à l'autre...Si la guérison du corps et de l'esprit vont de pair, c'est bien un message d'espoir qui est délivré ici.Laurence Vanin est philosophe, docteur en philosophie politique et épistémologie. Elle enseigne à l'université de Toulon où elle est directrice pédagogique de l'université du Temps Libre. Elle est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages et dirige plusieurs collections, notamment « Chemins de Pensée » aux éditions Ovadia.Henri Joyeux est chirurgien cancérologue et chirurgien des hôpitaux, enseignant à la faculté de médecine de Montpellier. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à l'écologie humaine, notamment sur l'alimentation.Jacques di Costanzo est docteur en médecine, docteur en sciences, praticien hospitalier, spécialiste en médecine interne, en réanimation médicale et gastroentérologie. Il est également directeur de recherche en chirurgie expérimentale et médecin en chef de la Marine nationale.