Laurence Nobécourt
Laurence Nobécourt
QUI A VOLÉ LA GUITARE DE LA PLUS CÉLÈBRE DES ROCK STARS ? Lorsque le festival Woofstock arrive en ville, les Toutous-Terrain sont embauchés par l'une de ses têtes d'affiche. Sa guitare porte-bonheur a mystérieusement disparu ! SANS SA GRATTE, LE MUSICIEN EST PARALYSÉ PAR LE TRAC ! Mais qui pourrait avoir une dent contre la star ? Ses rivaux sont nombreux ; le voleur pourrait être n'importe lequel d'entre eux ! Nos détectives préférés sauront-ils révéler leurs talents cachés pour monter sur scène et dénicher le coupable ?
À l'issue du Carême, le Triduum pascal continue le plus important temps fort de l'année liturgique chrétienne. À travers les trois jours saints, il nous est donné de pénétrer au coeur du mystère de la Rédemption, du don de Jésus dans l'Eucharistie et dans sa Passion, jusqu'à la gloire de la Résurrection. Ce chemin pascal que tous les chrétiens sont invités à suivre revêt toujours une actualité spirituelle puissante. D'où l'idée de demander à trois femmes - écrivains ou auteurs spirituels - de parler de ces trois moments, Anne Ducrocq, Marie-Laure Choplin et Laurence Nobécourt, chacune se consacrant à l'un des trois jours.
Shelomo Selinger, juif polonais, est entré dans l'enfer nazi à l'âge de quatorze ans. En quatre années d'horreur, il a connu neuf camps de concentration et deux marches de la mort. Comment a-t-il pu survivre ? « L'instinct, le hasard, la fraternité. Et puis l'oubli », répond-il. Une amnésie totale s'est en effet emparée de lui du jour même où il a été libéré. Elle l'a protégé pendant sept longues années des fantômes de la Shoah, et ne s'est dissipée que lorsqu'il est vraiment revenu à la vie par la grâce d'une double rencontre : celle de l'amour et de l'art. Depuis, Shelomo Selinger ne cesse de témoigner par ses dessins et ses sculptures monumentales qui se dressent à Drancy, La Courneuve, Luxembourg, ou dans l'Allée des Justes des Nations au mémorial Yad Vashem de Jérusalem. Mais l'artiste chante aussi l'enfance, la femme, l'espérance qu'il incarne dans le bois et le granit. Et dans ce livre où l'écrivaine Laurence Nobécourt lui a prêté sa plume de feu, il déclare son amour inaltérable de la Vie : « Il n'y a rien de plus sacré que la vie. Même Dieu n'est pas aussi sacré. »
Laurence Nobécourt ne se paie pas de mots quand elle nous dit que l'écriture l'a sauvée : ce récit est un brûlant hommage à cette « voie du verbe » qui permet de se rapprocher de soi-même et de donner sens à la vie. Elle nous donne en partage les moments initiatiques sur cette voie escarpée : le corps exsudant la souffrance psychique ; la quête perpétuelle du pourquoi de ce « chagrin des origines » ; les années douloureuses à vouloir se perdre dans l'addiction ; l'aspiration de la mélancolie mais aussi les lectures, gages d'ouverture de la ligne d'horizon ; une nuit fondatrice sous l'emprise d'un champignon hallucinogène, où lui est révélée la réalité d'un monde qui n'est qu'amour et qu'elle n'aura de cesse de retrouver dans l'écriture...Dans cette prospection intime dont Laurence Nobécourt nous décrit les aléas, les rêves meurtris, les illusions et les éblouissements, une âme se met à nu sans tricher, toujours guidée par une foi aussi libre que fervente et communicative.
Plongez dans La Petite sauvage, le roman poignant de Laurence Nobécourt, où succession familiale et secrets enfouis révèlent la violence des héritages.
À New York, Laïal tente de se détacher des siens. Au Portugal, Perla apprend à mourir, et sa fille Wanda à devenir mère. À Venise, le Cardinal Luigi de Condotti parle aux abeilles. Le jeune Kola, en Afrique, découvre ce qu'il en est de l'amour qui unit Mado, sa mère, à Youli. Dans l'hôpital de Sakhalin en Russie où un Indien se prend pour le patron de la CIA, Jozef ne fera peut-être jamais le deuil de sa femme... Voici quelques-unes des voix qui peuplent ce roman hors du commun : elles communiquent furtivement par élans charnels, émotionnels ou spirituels. Est-ce par hasard que toutes partagent la lecture des livres de Yazuki, cet écrivain japonais qui cherche son point final et dont tout le monde quête l'opus mythique, Opéra des oiseaux ? Ainsi se déploie le grand roman de Laurence Nobécourt, tel une partition, de pays en cultures différentes, de langages en paysages inattendus, parfois ressemblants. Les destins s'entrelacent, à l'insu souvent des protagonistes : chacun poursuivant l'équilibre de sa vie, et déséquilibrant peut-être celle d'une autre. Chaque personnage est comme un passage vers un monde, une famille, une psyché ou un trouble. Parfois c'est un enfant, parfois une femme très âgée, parfois un homme dont la voix semble changer, traverser le temps et l'amour. Entrer dans ce livre magnifique, en 365 jours vastes comme le monde et le temps, c'est accepter de ne plus maîtriser tout à fait le cours des choses, et de s'abandonner à l'énergie déconcertante de la littérature.
Creusant livre après livre son chemin d'écrivain et de femme, Laurence Nobécourt poursuit son oeuvre littéraire avec deux textes d'une rare profondeur, à la recherche d'une véritable union entre l'âme et le corps. Dans Vivant Jardin, elle entame, sous forme d'un dialogue à trois voix, une réflexion nouvelle sur l'écriture et sur l'amour. Comment concilier l'exigence de l'art avec la passion amoureuse ?Dans Le Poème perdu, Laurence Nobécourt (est-ce bien elle ?) interpelle sa mère, et retrace la vie d'une femme moderne, luttant contre les injustices de la société, et contre le temps qui passe. À l'occasion de la lecture de ce poème sur France Culture, voici ce qu'écrivait Télérama : « Un texte magnifique, ambitieux, surgi de ses tréfonds. L'aboutissement d'années de camouflage, de peur, de sentiment d'illégitimité face à la poésie. »Auteur d'une quinzaine de romans et de récits (comme La vie spirituelle, ou Grâce leur soit rendue), Laurence Nobécourt s'aventure pour les Éditions du Cerf vers une nouvelle forme d'écriture, magnétique et sensible. Elle vit désormais au coeur des collines de la Drôme provençale, où elle a ouvert un atelier d'écriture.
« Pour la première fois, en 2013, m'a été révélé le sens de mon prénom d'origine : Laurence ; qui signifie « l'or en soi » dans la langue des oiseaux. Prénom dont je décide de signer mes livres à venir. A quoi m'aura servi ce prénom de Lorette que j'ai porté tant d'années, sans pourtant qu'il fût mien ? Maintenant, je m'appelle Laurence. C'est mon prénom d'origine. J'ai réussi à ne pas l'égarer. J'ai tout perdu, mais j'ai retrouvé mon nom. »L. N.
Redécouverte de l'oeuvre puissante de Jean Carrière, écrivain cévenol qui connut le triomphe en 1972 avec L'Epervier de Maheux. Prix Goncourt en 1972, L'Epervier de Maheux fut l'un des plus grands succès de l'après-guerre. S'il a permis à Jean Carrière de rencontrer un très large public, ce triomphe n'a-t-il pas occulté une œuvre originale, riche et puissante ? On a vu en lui le chantre de sa région, les Cévennes, mais loin de l'imagerie folklorique, Jean Carrière, servi par une prose flamboyante, est avant tout le peintre du temps qui passe, de la solitude, de l'abandon, de la blessure de l'exil, de la quête d'un paradis touché et perdu. Les trois romans et deux textes autobiographiques qui composent ce volume éclairent le parcours de cet auteur racé et ambitieux qui sera une découverte pour beaucoup. "La vraie littérature ne trouve plus guère de combattant aussi fougueux et aussi complètement engagé en elle." Julien Gracq Préface de Jean-Jacques Pauvert Présentation et notices de Serge Velay
Son père avait vingt ans en 1940. Il collectionnait les soldats de plomb. Il aimait l'ordre des beaux quartiers. Il possédait un couteau dans sa gaine de cuir noir. Mais où se cachaient donc les secrets inavouables de la guerre ? Hortense, sa fille, "a les yeux beiges, les yeux trempés, les grands yeux beiges épuisés de nerfs et mouillés à l'eau de source". Hortense cherche la vérité sur son père. Elle fouille le passé, elle interroge les siens. Est-il innocent ? Victime ? Coupable ? De quelle atrocité ? Et comment la dire ? Et s'il était, comme chacun l'entre nous, tout cela à la fois ? Construit en rebonds et en doutes, en supplications et en cris, en violences et en caresses, en rires et en larmes, ce roman-enquête est écrit dans une langue houleuse. Lorette Nobécourt règle ses comptes. Avec elle-même. Avec la mémoire. Avec la barbarie des camps. Avec le langage qui ne suffit plus " pour ceux de l'après ". C'est le livre d'un amour impuissant d'une fille pour son père. Lorette Nobécourt, née en 1968, est l'auteur de deux romans : La Démangeaison (J'ai Lu, 1998) et La Conversation (Grasset, 1998).