Jean-pierre Hirsch
Jean-pierre Hirsch
Les débits de boisson ont servi de cadre au carnaval, à la fête votive, à la rixe du dimanche soir et aux errances de l'ivrogne patenté. A mesure que le XIXe siècle avançait, ils se sont peu à peu ouverts à de nouvelles pratiques : le café-concert, le parc d'attractions, ou l'hébergement de nouvelles associations. Lieu réprouvé, contrôlé, stigmatisé, dans cette Alsace rattachée successivement à la France, puis à l'Empire allemand, le débit vit une histoire complexe, qui est celle de la conquête, toujours provisoire et menacée, de sa légitimité dans l'espace public.
La nuit du 4 août 1789 est au coeur de notre mémoire historique : à Versailles, la France unanime consacre, dans les embrassades et les pleurs, l'abandon des privilèges. Deux siècles après, la "nuit mémorable" nous impose encore l'image de l'unité et de l'homogénéité nationales. Jean-Pierre Hirsch retrace ici les moments et la logique d'une improvisation politique promise à une notoriété universelle. Compromis génial, l'invention du 4 août fonde un ordre politique. Dans les mots seulement ? La moisson rentrée, ne pouvait-on garder la semence des privilèges ?
La nuit du 4 août 1789 est au coeur de notre mémoire historique : à Versailles, la France unanime consacre, dans les embrassades et les pleurs, l'abandon des privilèges. Deux siècles après, la "nuit mémorable" nous impose encore l'image de l'unité et de l'homogénéité nationales. Jean-Pierre Hirsch retrace ici les moments et la logique d'une improvisation politique promise à une notoriété universelle. Compromis génial, l'invention du 4 août fonde un ordre politique. Dans les mots seulement ? La moisson rentrée, ne pouvait-on garder la semence des privilèges ?
Arras, 1789. Comment un avocat provincial devient-il l’une des figures les plus controversées de l’Histoire ?