Jean-pierre Giran
Jean-pierre Giran
Les valeurs françaises sont mises à mal dans une République de plus en plus impudique. Est-ce la responsabilité d'une classe politique privilégiant la présence sur le terrain à la construction d'une pensée ? Est-ce le signe du changement d'un monde où le clientélisme, l'impudeur et la culture du résultat l'emporteraient sur les considérations éthiques ? Des efforts restent à faire si l'on veut entrer dans les "trente vertueuses" et réconcilier avec la démocratie politique ceux qui, ne peuvent désormais s'empêcher de douter.
Du 21 avril 2002 au rejet massif du traité de constitution européenne, le fossé ne cesse de se creuser entre le peuple et ses représentants. Au libéralisme et au socialisme qui confinent l'acteur économique et social dans l'isolement et l'anonymat, l'auteur oppose et propose une nouvelle voie, inspirée du "personnalisme" : le volontarisme républicain. Fondée sur les principes de liberté et de respect, poursuivant l'équité comme objectif, animée par la volonté et le charisme, cette philosophie politique rompt avec le clivage traditionnel droite-gauche, refuse les tabous et respecte les personnes.
Quelles que soient la nature et les modalités des politiques d'emploi, sélectives ou globales, travailleurs et entreprises détiennent toujours à travers leur comportement et leurs réactions la clef de l'efficacité, de l'inutilité ou de la nocivité des différentes mesures. Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Giran et Roland Granier tentent de montrer au plan théorique et de vérifier au plan empirique, comment les acteurs économiques confrontés aux politiques de lutte contre le chômage mises en oeuvre ces dernières années, ont été conduits, pour les uns à retrouver le chemin de l'emploi et de l'embauche, pour d'autres à se réfugier dans le chômage permanent, le chômage déguisé ou l'économie souterraine.
Le Var est-il une « exception culturelle » ? Ou, plus gravement, un laboratoire anticipant la crise de la société politique française ? Cette question qu'hésitent à se poser ceux dont la politique est le seul métier, et souvent le seul avenir, ne pouvait manquer de l'être par un doyen devenu député, ayant gardé de l'universitaire le sens de la provocation et le goût d'une certaine naïveté. S'interrogeant sur la place de la culture dans un département occupé par le Front national, suspectant les Conseils généraux et régionaux de provoquer, par nature, certaines dérives clientélistes, fustigeant le terrorisme juridique immobilisant les élus, l'auteur, en bon gaulliste, avoue ne plus se retrouver dans un monde politicien où la guerre des étiquettes l'emporte sur le débat d'idées. Souhaitant l'apparition de nouveaux clivages susceptibles de refonder l'opposition droite-gauche, et de redonner ainsi un sens à l'engagement politique, Jean-Pierre Giran a écrit un livre riche de son expérience varoise qui pose les questions de fond auxquelles est affrontée aujourd'hui la politique