Jean-marie Piemme
Jean-marie Piemme
Accents toniques, journal de théâtre (1973-2017) de Jean-Marie Piemme, avec une préface de Stanislas Nordey. Le théâtre laïcise le monde. Le « comme si » du théâtre, c'est la vérité qui doute, la vérité qui ne colle pas, qui ne veut pas vous étrangler pour vous convaincre, qui ne vous crève pas les tympans pour avoir raison. Ainsi, en des temps marqués par la morsure du religieux, la simple existence du théâtre est son premier mérite. Jean-Marie Piemme, né en Wallonie en 1944, a écrit une cinquantaine de pièces. Il est aujourd'hui l'un des acteurs majeurs du théâtre francophone contemporain. Immergé dans quatre décennies de création artistique, il égrène ici, avec intransigeance et malice, les réflexions et les souvenirs qui ont jalonnés son trajet de dramaturge, de pédagogue et d'auteur. Alternatives théâtrales, témoin fidèle de son parcours artistique, inaugure avec Accents toniques une nouvelle collection de textes théoriques bimedia (papier et numérique) sur les arts de la scène, alth.
La disparition de ce que nous avons été, de ce que nous sommes, de ce que nous serons est le moteur du théâtre que j'écris. Dans un temps qui fuit, chacun cherche à densifier son existence à l'instant de la chute : je crois n'avoir jamais mis en jeu autre chose.
Serpents à sornettes : Dans la "Firme de la foi", tout est très mystérieux. Un tailleur vient apporter le costume commandé par Dieu et se retrouve à relooker toute l'entreprise. Mais les affaires du Seigneur sont elles au-dessus de tout soupçon ? Chaos manager : Un huis-clos féminin et assassin dans les bureaux d'une multinationale.
Un chien cherche un maître d'adoption et jette son dévolu sur un portier désabusé. A la fois rusé et mythomane, l'animal à lunettes noires entame une croisade pour ramener cet homme à la vie.
Ce volume rassemble des articles critiques et théoriques de Jean-Marie Piemme publiés de 1984 à aujourd'hui dans diverses revues. Il reprend notamment des textes édités par la revue Alternatives Théâtrales sous le titre « Le souffleur inquiet ». Produire et transmettre le meilleur de la pensée, fournir et faire passer les idées les plus exigeantes et les plus aiguës, dans un langage qui, lui, doit demeurer accessible à tous, tel est le paradoxe du « souffleur inquiet », condamné à se faire pédagogue, c'est-à-dire, tout simplement, à se faire entendre. Dans son devoir d'inventaire et de redéfinition, cet essai interroge l'identité du théâtre aujourd'hui et souligne ce qui en fait un art du présent.
Trois pièces sur fond de guerre civile, entre réalité, histoire et mythologie composent cette trilogie où il est question d'amour, de trahison, de fidélité, d'amitié et de mort.
Ils s'appelaient "les frères Soleil" Deux frères, Louis et Victor, vivent ensemble sous le même toit, dans le souvenir de leur mère chérie. Tous deux sont acteurs. À la fois pathétiques, insupportables, comiques et bouleversants, cousins de Laurel et Hardy, du clown blanc et de l'auguste, de Didi et Gogo, ils subissent comme tout un chacun le vent mauvais d'un monde qui change. Le travail se fait rare, ils naviguent sans boussole, à marée basse ou par avis de tempête, dans un temps qui désormais les ignore, loin de celui où Sarah Bernhardt sillonnait le monde telle une rock star. Mais brulés encore par le feu sacré de leur art.