Jean-marie Pelt
Jean-marie Pelt
Entre 1500 et 1800, la vie sexuelle de l'Occident a achevé de revêtir des formes qu'elle a conservées, pour l'essentiel, jusqu'au milieu du XXe siècle, et qui commencent à peine à être remises en cause aujourd'hui. Durant cette longue période qui va de la Renaissance aux Lumières, le pilier principal de l'ordre sexuel était l'union monogame. Celle-ci, étroitement surveillée par la collectivité et les familles, négligeait de plus en plus l'attirance physique au bénéfice de considérations morales et économiques. L'Eglise, en effet, s'acharnait à réprimer la sexualité, en accord avec l'Etat moderne et son programme d'ordre moral. Toutefois, les milieux privilégiés réussissaient souvent à échapper à ce conformisme. La culture sexuelle se réfugiait dans la recherche esthétique et littéraire. Ainsi se développaient à la fois un érotisme de compensation et le mythe poétique ou romanesque de l'amour-passion. Ces grands thèmes, Jacques Solé les analyse ici avec profondeur et acuité. Il montre de façon convaincante combien est ambigu l'héritage sexuel que l'« époque moderne » nous a légué. Mais il va plus loin encore : il soulève bien des questions, concernant l'amour, qui bouleversent les idées reçues et exigent de nous des réponses neuves. Jacques Solé, né à Lyon en 1932, agrégé d'Histoire en 1956, occupe une maîtrise de conférences à l'Université des Sciences Sociales de Grenoble. Spécialiste de l'étude des idées et des mentalités religieuses aux Temps modernes, il achève une thèse de doctorat sur la controverse confessionnelle dans la France du XVIIe siècle. Collaborateur de nombreuses revues, il a participé à différents ouvrages collectifs et publié un Bayle polémiste en 1972.
Il n'est pas simple d'évaluer le travail en ambiance chaude, tant sont nombreux les paramètres en jeu, les uns liés à l'ambiance climatique elle-même, les autres à la personne et à son activité. La détermination du niveau d'inconfort ou de risque nécessite une bonne compréhension des principes physiologiques mis en jeu et des outils d'évaluation disponibles, ainsi qu'une stratégie de mise en oeuvre adaptée au milieu de travail. Telles sont les trois étapes autour desquelles est structuré cet ouvrage qui, après avoir fait une synthèse des mécanismes de la thermorégulation et avoir décrit les méthodes d'analyse les plus récentes, propose une démarche globale et interdisciplinaire de gestion des conditions de travail en ambiance chaude. À la fois livre de référence et guide pratique d'évaluation, cet ouvrage s'adresse aux médecins du travail, aux hygiénistes industriels, aux ergonomes et, de façon générale, aux praticiens concernés par les conditions de travail. Les enseignants et les physiologistes y trouveront des données précieuses sur les contraintes thermiques et leurs effets sur l'homme.
Dans la mentalité de l'Egypte pharaonique, la mort ne mène pas au néant mais au contraire permet l'ascension de l'homme à la seule vie véritable. L'Egypte nous a légué les cartes les plus anciennes sur l'itinéraire de l'âme dans l'au-delà. Les quatre grandes phases du Livre des Morts retracent les métamorphoses de l'âme dans l'au-delà, mais se retrouvent aussi, par analogie, dans le déroulement des rites funéraires, dans la structure des tombeaux et des temples. Les livres des morts égyptiens n'étaient pas seulement des textes funéraires, c'étaient aussi des textes initiatiques pour les vivants. Cette lecture renouvelée de la sagesse égyptienne devrait féconder et inspirer le présent et le futur de nos sociétés occidentales.
Jean-Pierre Petit, astrophysicien, directeur de recherche, spécialiste de cosmologie théorique et de propulsion électromagnétique « MHD », reçoit, ainsi que d'autres humains, d'étranges courriers émanant des Ummites qui se prétendent extraterrestres. S'agit-il d'un canular ou d'un authentique contact avec des visiteurs venus d'une autre planète ? L'auteur affirme que seuls des scientifiques très en pointe pourraient envoyer ces informations qu'il transforme, depuis vingt ans, en une suite impressionnante de publications. Mais quel intérêt des scientifiques terrestres auraient-ils d'agir ainsi ? Après l'exceptionnel succès de son Enquête sur des extraterrestres qui sont déjà parmi nous, Jean-Pierre Petit poursuit ses investigations. L'organisation sociale, l'habitat, la technologie, la psychologie et l'histoire de ces Ummites sont cette fois abordés. L'auteur de Enquête sur les OVNI et des Enfants du diable ouvre ce dossier volumineux et troublant, qui dérange nos certitudes et fonde une hypothèse plus plausible que nous voudrions le croire.
Qu'est-ce que l'écologie ? Qu'implique le fait de se dire écologiste ? Faut-il lier croissance écologique et décroissance économique ? Que penser des OGM ? Quel rapport entre science et religion ? La pertinence des questions de l'adolescent amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original et accessible, souligné ici par le trait incisif de Pascal Lemaître. Jean-Marie Pelt (1933-2015), biologiste, fonda l'Institut européen d'écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.Il dialogue dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.
Nous sommes peu nombreux, quelques voix dispersées, à dénoncer le massacre du vivant. Il est grand temps que le cercle s'élargisse. L'urgence nous dicte aujourd'hui de vous livrer notre expérience de biologistes pour que vous puissiez juger de la situation : votre situation d'êtres humains bientôt incapables de léguer à leur descendance une planète en bonne santé. Peut-être même incapables de léguer la vie telle que nous la connaissons. Une vie immensément belle, mais infiniment plus rare et fragile que ce que nous croyons. Une vie agressée par les pollutions chimiques, génétiques, et par la disparition accélérée de milliers d'espèces. Une vie menacée par notre usage du monde. Nos sociétés, nos économies se sont développées à partir de l'axiome d'une Terre inépuisable, corvéable à merci. La Terre en avait vu d'autres... Seulement, il ne s'agit plus de problèmes d'hygiène ou de microbes, que la science est parvenue, grosso modo, à juguler - du moins dans les pays riches. Nous devons affronter l'épuisement des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, sols arables, forêts) et une transformation radicale des milieux et des êtres : une transformation peut-être irréversible. Alors, arrêtons de nous leurrer en imaginant que la science trouvera bien, un jour, une solution ! Car que font-ils, les scientifiques, notamment les biologistes ? Sont-ils à ce point aspirés par leurs microscopes et leurs éprouvettes qu'ils n'aient pas conscience de l'urgence ? Cette urgence, elle est nôtre, parce que nous sommes des amoureux de la vie. Cette urgence, nous voulons que vous la fassiez vôtre.
Témoignages croisés d'un scientifique et d'une religieuse offrant chacun son regard propre sur ce qu'est la beauté." La beauté sauvera le monde ", écrivait Dostoïevski. Ce livre explore cette valeur essentielle à toutes les cultures de l'humanité par le biais de deux regards. Jean-Marie Pelt voit la beauté au détour de la science, de l'écologie, d'une quête de sens se faisant contemplation de la nature. Paysages, règnes naturels, cosmos... la beauté peut être tendre, sublime, inquiétante. Pour soeur Marie Keyrouz, elle se révèle grâce à l'art sacré du chant, de la parole psalmodiée. Au-delà de l'esthétique, et intimement liée à la spiritualité et à l'éthique, la beauté est socialement engagée, en particulier via l'aide à l'enfance meurtrie dans les pays en guerre. Le beau est indissociable du vrai et du bien. Démarche artistique, action humanitaire, recherche scientifique, vie spirituelle et travail citoyen, les auteurs nous livrent leurs leçons. Des pages à hauteur d'âme... Témoignages recueillis par Nathalie Calmé, écrivain et journaliste. Cet ouvrage fait partie de la collection "Pour un monde meilleur", dirigée par Frédéric Koskas, qui vise à mettre en lumière des femmes et des hommes engagés dans la construction d'un monde plus égalitaire, plus solidaire, plus ouvert, plus écologique, et plus juste. 5% des bénéfices de la vente des ouvrages de cette collection seront reversés à des actions sociales et solidaires.
Un livre sur les légumes ! Certes, mais pas n'importe lesquels : les légumes d'autrefois, ceux de nos grands-parents, dont on retrouve avec délectation les saveurs presque oubliées ; les légumes venus d'ailleurs, dont on découvre les saveurs exotiques parfois inattendues. Fini les légumes punition pour les enfants à table, les légumes sont de retour et ils sont appréciés, car ils sont bons !De la patate douce à l'igname, du manioc à l'épeautre, du chou chinois au topinambour en passant par le quinoa, la lentille, l'oca du Pérou, la stévia, la roquette, la spiruline et bien d'autres encore, Jean-Marie Pelt nous invite à une plongée dans le passé de nos nourritures terrestres et à un voyage autour du monde. Il insiste particulièrement sur leurs qualités nutritionnelles et gustatives, sans oublier leurs vertus médicales, intégrant les connaissances les plus récentes en ce domaine, car il y a beaucoup de nouvelles données scientifiques sur les légumes, justifiant pleinement la fameuse règle des « cinq fruits et légumes par jour ».Mêlant son savoir de botaniste à ses qualités de conteur, Jean-Marie Pelt nous raconte ici la merveilleuse aventure de ces légumes d'ailleurs et d'autrefois.
Qu'est-ce que l'écologie ? Qu'implique le fait de se dire écologiste ? Faut-il lier croissance écologique et décroissance économique ? Que penser des OGM ? Quel rapport entre science et religion ? Dans cet échange entre un adolescent et un philosophe, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait intelligent de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.Jean-Marie Pelt est biologiste, fondateur de l'Institut européen d'écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.Émile est collégien à Corbigny, dans la Nièvre.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.
Le « Grenelle de l'environnement » a prévu de réduire de moitié l'utilisation de pesticides à l'horizon 2018. Maintes questions se posent en effet depuis des années sur leurs effets sur la santé, et il est tout à fait probable que la disparition totale des abeilles dans certaines régions est due à leur emploi intensif. Aussi doit-on envisager dès à présent le remplacement de ces produits, que ce soit dans les vastes exploitations agricoles, dans les jardins grands et petits des « rurbains », voire dans ces cultures miniatures qui agrémentent les balcons et terrasses des citadins. De nouvelles stratégies doivent permettre à ces adjuvants de la vie, de la beauté et de la fécondité des plantes, qui font aujourd'hui l'objet d'intenses recherches (stimulation des défenses naturelles des végétaux, utilisation de produits peu ou pas nocifs, développement de plantes qui « dépolluent » les sols, symbiose avec des champignons, etc.), d'éviter le recours systématique à des produits chimiques. Botaniste et fervent écologiste avant l'heure, Jean-Marie Pelt fait ici le point sur l'ensemble de ces perspectives prometteuses et parfois très originales dont certaines sont d'ores et déjà mises en oeuvre à travers le monde.
Ce livre ne se veut pas un ouvrage savant. Plus modestement, il entend mettre en lumière les profondes convergences des grandes traditions philosophiques, spirituelles et religieuses du monde sur des points essentiels de la sensibilité moderne. Celle-ci se décline en trois points : la nécessaire sobriété écologique pour limiter l'épuisement des ressources naturelles ; l'alliance nécessaire de l'homme et de la nature pour maintenir les grands équilibres biologiques et climatiques ; la mise en cause enfin du rêve prométhéen si caractéristique de notre temps, où les sciences et les techniques, étroitement liées au capitalisme, emmènent l'humanité au pas de charge dans un rêve de puissance et de domination au mépris de toute modération et de toute sagesse. Pour assurer l'avenir de nos enfants, des choix urgents s'imposent ; ils devront tenir compte des exigences nouvelles imposées à l'Homo sapiens, dès lors qu'il est la seule espèce vivante à éclore à la conscience et donc à la responsabilité. Car nous sommes désormais les seuls responsables de l'avenir. Il va falloir choisir, et vite, entre la poursuite effrénée de l'évolution actuelle et aller droit dans le mur, ou changer de cap et aller résolument vers une autre civilisation, Homo sapiens contre Homo demens. Ce livre voudrait éclairer et faciliter ce choix.
La Reine de Saba, Sindbad le Marin, le Calife de Bagdad, Marco Polo... autant de figures légendaires évoquant les mystères de l'Orient fabuleux, mais aussi les épices. Tandis que les Arabes sillonnent l'océan Indien, le Portugais Vasco de Gama découvre, au XVIe siècle, la route maritime des Indes, la fameuse route des épices. S'engage alors une farouche compétition, où disparaissent tour à tour les monopoles de Gènes, de Venise, du Portugal et finalement des Pays-Bas. C'est à un Français, savant et aventurier, Pierre Poivre, au nom prédestiné, que revient le mérite d'avoir cassé le monopole hollandais ouvrant le marché des épices au commerce international. Mais, au-delà de l'histoire et des légendes qui entourent les épices, Jean-Marie Pelt va diagnostiquer ici leurs caractéristiques botaniques, pharmacologiques et, naturellement, culinaires. Ainsi, apprendra-t-on qu'il n'y a pas moins de six variétés de poivre, que la vanille n'est pas une gousse et toutes les façons d'utiliser nos herbes de Provence. Bien inspiré, le fin cordon bleu qui saura harmoniser les épices et créer entre elles de subtiles synergies de nature à emballer notre palais, voire à l'embraser. Art dans lequel excelle Jean Cabodi, restaurateur, qui nous livre ici, en prime, une vingtaine de ses recettes, délicatement épicées... Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale à l'Université de Metz, et président de l'Institut européen d'écologie. Il a notamment publié chez Fayard : Drogues et plantes magiques, Les Langages secrets de la nature, Le tour du monde d'un écologiste, Des légumes, Des fruits, Le Jardin de l'âme, La Cannelle et le Panda, La Terre en héritage, Les Nouveaux Remèdes naturels.
Pour le « Monsieur Plantes » bien connu des lecteurs, le point sur les médicaments présents et à venir issus directement de la nature, du ginkgo au ginseng, du millepertuis à l'if, du pavot au tabac et même au cannabis, des venins aux analgésiques et anticancéreux issus de la mer... Face aux molécules de synthèse, le grand retour annoncé de la pharmacopée naturelle. Jean-Marie Pelt est professeur de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz, président de l'Institut européen d'écologie. Il a publié chez Fayard De l'Univers à l'être, Dieu de l'univers : science et foi, Le Tour du monde d'un écologiste, Au fond de mon jardin, Des légumes, Des fruits, Le Jardin de l'âme, Les Plantes transgéniques et La Terre en héritage.
Darwin a laissé un Tour du monde d'un naturaliste. Sur ce modèle et sur celui, plus connu, du Phileas Fogg de Jules Verne, Jean-Marie Pelt raconte en quarante étapes le périple planétaire d'un spécialiste et défenseur de l'environnement. Partant de son village lorrain natal, il longe le Rhin, traverse les forêts d'Europe centrale, remonte vers la Russie, sillonne la Sibérie avec une étape obligée au bord du lac Baïkal, rejoint l'Alaska, descend sur Mexico, remonte l'Orénoque jusqu'à la forêt amazonienne, avant de gagner l'île de Pâques, le Bangladesh, les Maldives, le Kenya, les rives du Nil, le Liban, la Grèce, le Ténéré, pour finir sur la Côte d'Azur. Chaque station est l'occasion d'évoquer les ravages causés par l'homme à l'écosystème planétaire _ pollution des fleuves, déforestation, pluies acides, érosion des sols, destruction de la couche d'ozone, réchauffement de l'atmosphère, mégapoles et grands travaux, accidents nucléaires, déchets toxiques, etc. _ mais aussi parfois les initiatives prises pour le protéger ou le restaurer. Ce livre " vert " sur l'état de la planète, écrit dans le style alerte et imagé qui séduit tant le public de plus en plus large de Jean-Marie Pelt, " l'homme qui sait faire parler les plantes ", est promis à devenir un classique de l'écologie moderne. Jean-Marie Pelt est professeur de biologie végétale et de pharmacognosie à l'université de Metz, président de l'Institut européen d'écologie.
Depuis l'aube de l'humanité, sur tous les continents, les plantes ont servi à guérir les maladies. Ce savoir immémorial s'est transmis de génération en génération et la médecine moderne, qui ne date guère que du siècle dernier, s'appuie encore très largement sur les traditions les plus anciennes. Pour la première fois, Jean-Marie Pelt dresse ici cette vaste fresque où se rencontrent chamans et sorciers, botanistes chasseurs d'espèces mal connues, chimistes et biologistes qui transforment ces herbes magiques en médicaments nouveaux. Il nous apprend tout sur la bataille du camphre, la naissance de l'aspirine, l'aventure des quinquinas, la découverte des curares aux pouvoirs mystérieux, la victoire des ignames sur les strophantus pour la mise au point de la " pilule ", les recherches sur les plantes anticancéreuses, l'histoire mouvementée de l'ergot de seigle et de l'artichaut... Loin de dédaigner les conseils pratiques, il nous dit comment reconnaître et utiliser ces précieux végétaux. On découvrira aussi comment s'allient techniques de pointe et antiques savoir-faire, comment les instruments les plus modernes permettent de confirmer les " remèdes de bonne femme ", de les améliorer et d'en tirer de nouvelles connaissances. Les lecteurs de Les Plantes: amours et civilisations végétales retrouveront ici toutes les qualités d'un auteur qui sait concilier la rigueur du scientifique, l'audace du philosophe et l'ardeur de l'homme d'action. L'auteur: Jean-Marie Pelt, professeur de biologie végétale et de pharmacognosie à l'université de Metz, président du Conseil d'administration de l'Institut européen d'écologie, premier adjoint au maire de Metz, a publié depuis 1956 une centaine de communications scientifiques et de travaux généraux portant notamment sur l'écologie végétale, l'ethno-botanique, les plantes médicinales et, depuis 1972, sur les problèmes généraux d'environnement. Il a obtenu en 1977 le Grand Prix des Lectrices de Elle pour son ouvrage L'Homme renaturé (Le Seuil).
« Philippe, mon beau-frère, ne sera plus jamais ministre. Depuis 1981, il n'allait pas très bien. L'été dernier, alors que tous nous étions réunis dans notre château de Bourgogne, les événements se sont précipités. L'air de la calomnie est venu bourdonner à ses oreilles. Mais était-ce l'air de la calomnie ? De quoi suis-je sûr ? Une autre musique aussi, tendre, envoûtante, dangereuse l'a entraîné, lui et sa femme, ma soeur Louise, dans une impitoyable danse macabre conduite par un jeune somnambule. L'avantage d'être l'ancien président d'une banque nationalisée, c'est qu'on a du temps libre. Du temps pour s'occuper, bien ou mal, des affaires de sa famille. Du temps pour relater ce qui s'est passé l'été dernier entre Philippe, Louise et l'autre. Du temps pour ravaler les questions qui ne doivent pas être posées... »
Il existe, écrit Jules Vuillemin, un rapport intime, quoique moins apparent et plus incertain, entre les mathématiques pures et la philosophie théorique. L'histoire des mathématiques et de la philosophie montre qu'un renouvellement des méthodes de celles-là a, chaque fois, des répercussions sur celle-ci. Quel rapport existe-il entre les mathématiques et la philosophie ? Dans ce livre, il s'agit moins des questions de fondement, que des problèmes qui ont été suscités, dans l'histoire, par la pratique des mathématiciens devenus philosophes, ou par celle des philosophes en titre aux prises avec les mathématiques. Ainsi s'attache-t-on à l'image mathématique de la représentation des degrés de la connaissance, à la notion du continu, à la méthode axiomatique, à l'analyse et la synthèse, à la théorie des parallèles, à la construction en géométrie, au lien entre mathématique et cinématique, au rôle des analogies dans la pensée mathématique, au projectif et au concept de l'espace, à l'usage philosophique des mathématiques. Historiens de la philosophie et historiens des mathématiques tentent de couvrir ici les principaux lieux de rencontre de ces deux disciplines sur deux millénaires environ.
L'érosion de la biodiversité est un fait incontournable, une tragique certitude. Au rythme des découvertes actuelles, il faudrait plus d'un millénaire pour décrire la totalité des espèces de la planète. Et l'espèce humaine ? Avec ces 7 milliards 300 millions d'individus est-elle un succès de l'évolution ? Sans doute, et pourtant... Apparue il y a moins de 200 000 ans, elle est parvenue à elle seule à déséquilibrer l'ensemble de la biosphère érodant la biodiversité, abusant des ressources, modifiant les climats et polluant la nature. En partant de ce constat lucide et éclairé, Jean-Marie Pelt veut nous dire que nous sommes tous concernés par le devenir de notre planète et que c'est en respectant toutes les formes de la diversité que nous parviendrons à réconcilier et unir l'homme et la nature. Il nourrit ces pages d'histoires naturelles où se côtoient à loisir l'univers animal et végétal et il nous délivre, en témoin émerveillé et formidable passeur qu'il fut, un message de vigilance, de combat et d'espoir tout à la fois Botaniste, pharmacologue, écologiste avant l'heure (il fut président de l'Institut européen d'écologie), Jean-Marie Pelt nous a quittés à la fin de l'année 2015, ce livre est en quelque sorte son livre testament. Il a publié l'ensemble de son oeuvre aux Editions Fayard.
Ces Voies du bonheur sont une façon pour Jean-Marie Pelt de nous parler différemment d'écologie, mais avec une approche tout empreinte de spiritualité. C'est à un retour aux origines qu'il nous convie ici, aux grands textes fondateurs de notre civilisationQu'il s'agisse des trois religions monothéistes, mais aussi du bouddhisme ou des cultes animistes, les écrits et paroles recueillis de ces différentes traditions sont unanimes : l'homme se doit d'être proche de la nature, de la terre-mère, car c'est elle qui le porte et le nourrit.En nous proposant ces très beaux textes, Jean-Marie Pelt nous fait entendre ce message envoyé par nos lointains ancêtres et qui mérite d'être médité.
Avec Jean-Marie Pelt (JMP), tout part du jardin et tout revient au jardin. Tel est le fil rouge de ce livre à deux voix, écrit en alternance : JMP parle de l'importance des jardins dans la maison, la rue, la ville, sur la Terre. En contrepoint, Paul Couturiau apporte une biographie thématique du grand savant. Préface de Pierre Rabhi. Avec Jean-Marie Pelt, tout part du jardin et tout revient au jardin. Tel est le fil rouge de ce livre à deux voix, écrit en alternance : JMP parle de l'importance des jardins dans la maison, la rue, la ville, sur la Terre. En contrepoint, Paul Couturiau apporte une biographie thématique. Le livre est construit en huit chapitres : 1- Le jardin des supplices - de la mort de sa mère à la découverte d'une vision " humanisée " de la nature. 2- Le jardin des Wendel - au coeur du jardin des maîtres de forges de Wendel, le petit Jean-Marie hérite de son grand-père, jardinier, l'amour de la nature. 3- Du jardin d'enfants au jardin d'Éden - durant la Seconde Guerre, JMP découvre l'art du vivre de peu. 4- Le jardin Terre - grand voyageur, Jean-Marie Pelt a parcouru le monde pour étudier " les plantes qui guérissent " et promouvoir une médecine naturelle. 5- Les jardins de la ville - En tant que premier adjoint du maire de Metz, JMP a inventé l'écologie urbaine et fait de Metz une ville jardin. 6- Les jardins de l'esprit - JMP cultive aussi les jardins de l'esprit. La science est-elle dissociable de la conscience ? 7- Le jardin des délices - Voici venu le temps des solutions porteuses d'espoir. 8- Les jardins Jean-Marie Pelt - JMP donnera la recette de son jardin idéal...
Ouvrage fondateur de la pensée écologique, L'Homme renaturé, paru en 1977, donnait déjà tout son sens à l'itinéraire de Jean-Marie Pelt, homme de science et de foi. Pour ce promoteur de l'écologie urbaine, les solutions à la crise planétaire supposent " le dépassement de l'instinct de puissance et de domination en vue de la seule victoire qui ait un sens : celle que l'homme conquiert sur lui-même, dans un combat intérieur jamais achevé et qui reste le vrai moteur du progrès. " Les solutions ne tiennent pas seulement pour lui au souci de l'environnement, à la recherche d'une autre croissance, mais aussi à une dimension de sagesse oubliée : elle seule peut conjurer les excès et les risques.L'Homme renaturé ne se contente pas de dresser le bilan noir de la civilisation industrielle, mais en appelle à l'imagination et à la créativité pour inventer de nouveaux possibles.
Toutes les cultures du monde se sont interrogées sur la question du « sens ». Dans notre société en perte de repères, la science, nous dit Jean-Marie Pelt, permet, en explorant le réel du big bang jusqu'à l'homme, d'apporter des éléments de réponse à cette question.En effet, d'un bout à l'autre de la longue histoire de l'univers, l'évolution conduit des éléments simples à s'associer pour former des entités plus complexes, faisant émerger de nouvelles propriétés C'est ce qu'il appelle le « principe d'associativité ». Par de multiples exemples puisés dans la nature, Jean-Marie Pelt met en lumière le fait que la vie doit davantage à l'alliance qu'à la rivalité.Pierre Rabhi défend avec lui ce principe en « intendant et serviteur de la Terre nourricière », comme il se définit lui-même. Pour lui, il appartient désormais aux hommes de poursuivre ce processus en privilégiant la coopération au détriment de la compétition, source de tensions et de conflits. Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi, amis de longue date, mettent ici en commun, par-delà les désespérances de notre temps, une vision qui se veut optimiste mais qui exige, à leurs yeux, pour aboutir à un monde plus juste et fraternel, une authentique et massive « insurrection des consciences ».
Il y a vingt ans Jean-Marie Pelt publiait avec un franc succès son Tour du monde d'un écologiste. Il remet ici ses pas dans les siens, non plus pour dénoncer les déprédations subies par la planète, mais pour nous faire partager l'émerveillement du savant face à l'infinie diversité de sa parure végétale, liée à la disparité des sols et des climats rencontrés. Son périple le conduit de l'Afghanistan en guerre à l'ensemble du Proche et Moyen-Orient où il cherche en vain la trace des roses d'Ispahan, de l'Afrique subsaharienne où, initié au vaudou, il fait connaissance avec les pouvoirs des plantes hallucinogènes, à ces précieuses réserves que constituent les îles et archipels, des Seychelles aux Maldives, de Maurice aux Canaries, avant de rentrer, tel Ulysse, dans son canton aux trois frontières à deux pas de Schengen, où un " gisement d'orchidées unique par la richesse de ses espèces " donne l'occasion au botaniste d'épiloguer sur les moeurs comparées de ces étranges végétaux et de ce non moins singulier animal qu'est l'homme. À quatre-vingts ans sonnés, plus « vert » que jamais, Jean-Marie Pelt, « l'homme qui aimait les plantes », livre là toute la mémoire de ses savoirs et de ses émerveillements face à une nature dont il s'est fait l'inlassable défenseur.
De César à Napoléon, les héros d'autrefois s'étaient couverts de gloire sur les champs de bataille. Les héros d'aujourd'hui ont fait progresser la conscience humaine : Las Casas, Schoelcher, Gandhi, Mandela, Aung San Suu Kyi, dom Helder Câmara, sans oublier les martyrs de l'écologie (Dian Fossey, Chico Mendès, Bruno Manser) ou les peuples en lutte pour préserver leurs droits et protéger leur environnement. Tous se sont engagés, souvent au péril de leur vie, à défendre de grandes causes. Ils ont puisé leur détermination dans leur haute élévation spirituelle, liée à leur appartenance religieuse, quelles que soient les confessions dont ils se réclamaient, voire à une spiritualité laïque et athée. Leur message en a fait des citoyens du monde, des exemples dans une société où le meilleur côtoie le pire. Ces « héros d'humanité » offrent des repères, en particulier pour les jeunes engagés dans les valeurs de la solidarité, de la convivialité, de l'écologie, des droits humains et de la paix. Leurs messages jalonnent et renforcent la marche de l'humanité vers plus de respect mutuel. Ces figures constituent - avec les saints dont il a été question dans le dernier ouvrage de Jean-Marie Pelt, Heureux les simples - des modèles pour notre temps. En couverture : © Haag + Kropp GbR / artpartner-images / Getty Images.
De César à Napoléon, les héros d'autrefois s'étaient couverts de gloire sur les champs de bataille. Les héros d'aujourd'hui ont fait progresser la conscience humaine : Las Casas, Schoelcher, Gandhi, Mandela, Aung San Suu Kyi, dom Helder Câmara, sans oublier les martyrs de l'écologie (Dian Fossey, Chico Mendès, Bruno Manser) ou les peuples en lutte pour préserver leurs droits et protéger leur environnement. Tous se sont engagés, souvent au péril de leur vie, à défendre de grandes causes. Ils ont puisé leur détermination dans leur haute élévation spirituelle, liée à leur appartenance religieuse, quelles que soient les confessions dont ils se réclamaient, voire à une spiritualité laïque et athée. Leur message en a fait des citoyens du monde, des exemples dans une société où le meilleur côtoie le pire. Ces « héros d'humanité » offrent des repères, en particulier pour les jeunes engagés dans les valeurs de la solidarité, de la convivialité, de l'écologie, des droits humains et de la paix. Leurs messages jalonnent et renforcent la marche de l'humanité vers plus de respect mutuel. Ces figures constituent - avec les saints dont il a été question dans le dernier ouvrage de Jean-Marie Pelt, Heureux les simples - des modèles pour notre temps. En couverture : © Haag + Kropp GbR / artpartner-images / Getty Images.
Maurice Bendrix s'éprend au premier regard de Sarah, l'épouse de Henry Miles, un haut fonctionnaire. Ils entament une relation passionnée à l'été 1939, qui s'achève brutalement lorsqu'un obus frappe la maison londonienne où ils ont pris l'habitude de se retrouver. Pendant plusieurs minutes, Sarah a cru son amant mort et sans un mot d'explication elle s'enfuit, mettant fin à leur histoire. Par une soirée sombre et mouillée de janvier 1946, Bendrix croise par hasard Henry et ce dernier lui confie avoir le sentiment que Sarah le trompe. Rongé par la curiosité et la jalousie, Bendrix engage un détective privé qui lui remet le journal intime de son ancienne maîtresse. Il comprendra enfin son mystérieux revirement le jour fatidique de leur rupture... Un des romans les plus autobiographiques de Graham Greene, La Fin d'une liaison est une histoire en trompe-l'oeil sur les tiraillements d'une femme partagée entre sa foi et son amour illégitime. " La Fin d'une liaison est à mon avis le meilleur roman de Graham Greene. " Neil Jordan
A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français. Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire. Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre. La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme... Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie.
L'évolution est pour Jean-Marie Pelt une longue histoire. Dans les années 1960, quand il suivait les cours de botanique de la faculté de Nancy, on apprenait encore par coeur la disposition respective des pétales, des étamines et des pistils. L'émergence et l'évolution de ces formes et de ces structures au cours des temps géologiques n'étaient jamais évoquées. Et pourtant, l'évolution des espèces n'est pas l'apanage du monde animal, loin de là ! En comparant les sociétés végétales et les sociétés humaines, Jean-Marie Pelt est l'un des premiers scientifiques à faire des plantes de « vrais » êtres vivants pour le commun des mortels. Au fil de ses observations, le doute s'insinue malgré tout : comment un mécanisme aussi simple que la sélection naturelle pourrait-il tout expliquer ? Comment, par exemple, certaines orchidées peuvent-elles se modifier au point de donner à un de leurs pétales l'apparence visuelle et olfactive d'un insecte ? Aucun botaniste ne s'était jusqu'ici vraiment exprimé sur les mécanismes de l'évolution et sur ses « orientations » dans le règne végétal : cette lacune est désormais comblée.
La nature est sans prix puisque sans elle nous ne serions pas. Elle nourrit, guérit et offre mille services gratuits dont nous n'avons même pas idée. Les sols cultivables s'épuisent. Les stocks de produits de la mer régressent et on pêche des poissons des profondeurs à 40 ans, alors qu'ils ne se reproduisent qu'à 50. Les populations d'abeilles s'effondrent, compromettant la pollinisation et donc la production de fruits et légumes. Partout les ressources se raréfient et ce qui était gratuit devient soudain payant. Face à notre gloutonnerie, la nature peine à suivre. Si tous les Terriens vivaient comme les Américains, il faudrait quatre planètes pour répondre à leurs besoins. Or nous n'en avons qu'une: la nôtre. Dans ce nouvel ouvrage riche de savoureuses anecdotes, Jean-Marie Pelt, en humaniste, et sans jamais sombrer dans le pessimisme ambiant, plaide pour la sauvegarde d'une biodiversité qui, par la palette des ressources qu'elle nous procure, est une véritable «assurance vie» pour l'humanité. Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz et président de l'Institut européen d'écologie. La plupart de ses livres sont publiés aux Éditions Fayard.
Alors que l'on s'apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l'évolution fondée par Darwin dans L'Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il montre qu'il existe une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros et les plus forts n'ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions. Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le « toujours plus », est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles. Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à coeur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles... Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'Université de Metz et président de l'Institut européen d'écologie. La majorité de ses livres est publiée aux Editions Fayard.
Chacun peut constater les changements climatiques de notre planète. C'est pour l'instant le signe le plus tangible d'un bouleversement écologique majeur qui s'annonce. Un scénario catastrophe se dessine ainsi à l'horizon, qui impose des changements rapides et radicaux si nous ne voulons pas que notre légèreté fasse le malheur de nos enfants. Grâce à l'émergence de la notion de développement durable, en mettant en oeuvre ce nouveau concept dans toutes ses dimensions - économique, écologique, sociale, éthique -, nous pouvons parvenir à relever les défis du futur. Dans C'est vert et ça marche ! Jean-Marie Pelt nous entraîne dans un nouveau tour du monde écologiste. Préservation de la forêt en Amazonie, en Afrique, en Chine, gestion de l'eau douce partout où elle se fait rare, exemples de villes 100 % vertes en Allemagne, au Danemark et, plus surprenant, également au Brésil, multinationales éprises d'écologie, mais aussi mutualités impliquées dans ce combat, volonté de préparer l'après-pétrole, de construire un habitat qui recourt aux énergies renouvelables, etc. D'un continent à l'autre, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de développement durable qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible.
Une évidence : quand on a parcouru l'ensemble du système solaire, la Terre est bien notre seule oasis. Le nouveau tour du monde de Jean-Marie Pelt débute à Tenerife, aux Canaries, où l'on découvre les conditions ayant présidé aux origines de la vie. Parcourant cette île du littoral jusqu'au sommet du volcan, se succèdent des zones de végétation comme empilées les unes sur les autres au fur et à mesure qu'on prend de l'altitude. Tenerife représente une sorte de planète en miniature, une magnifique leçon d'écologie, avec ses plantes extraordinaires. Des étranges mares salées de Lorraine aux vastes prés salés du Mont-Saint-Michel et, de là, aux marais de Kaw en Guyane, on suivra ensuite le travail de ces hommes engagés dans de minutieuses enquêtes afin de comprendre le fonctionnement de la nature. Comment vivent, par exemple, d'étranges oiseaux et d'énormes caïmans à Kaw, dans une région où aucun homme ne s'était jamais aventuré. Ailleurs, où il s'est au contraire trop aventuré, la nature est mise à mal. L'Espagne, qu'un écureuil pouvait jadis traverser en sautant d'arbre en arbre des Pyrénées à Gibraltar, est devenue, en certains lieux, un désert. La Grèce également, et Platon déjà s'en désespérait. De même Nauru, dans le Pacifique, Haïti, la mer d'Aral ont été dévastées. Seul miracle, le petit royaume du Bhoutan, coincé entre l'Inde et la Chine, reste un véritable Eden écologique. Ce nouvel ouvrage de Jean-Marie Pelt fait suite au Tour du monde d'un écologiste paru en 1990. On y découvre concrètement, à l'aide de multiples exemples, ce qu'est l'écologie dont on parle tant mais que l'on connaît si peu.