Jean-jacques Viton
Jean-jacques Viton
« ... les parents du mort commandaient à des scribes une sélection de "chapitres" plus ou moins abondante... Le Livre était destiné non seulement aux proches du défunt, mais aussi aux milieux attirés par les connaissances initiatiques et par les mystères... Le choix des "chapitres" était probablement laissé à la discrétion des scribes... Tous commençaient par un titre indiquant, avec une exactitude très approximative, quel usage on pouvait faire du texte... L'attitude du récitant est, en général, celle d'un visionnaire : des visions succèdent à des visions ; la description des difficultés du voyage donne un aperçu des angoisses vécues par les initiés... Le ton est direct, presque terre-à-terre ; rien de superflu ; des choses qui portent, des instruments de travail ; le style est souvent lapidaire, condensé, froid ; des formules algébriques qui s'étagent, se superposent... Jamais aucune allusion à un esprit qui douterait, qui hésiterait, qui réclamerait des "preuves"... Les répétitions rendent parfois le débit monotone... Une certaine incohérence n'est jamais absente... »
"une histoire brève sans violence cache la désolation c'est du mauvais genre le courant doit parcourir le haut le bas retenons quelques fables disponibles on en fera vite ce que l'on voudra oui il règne sur la terre desséchée la faille impossible à écarter d'une seule main le pire peut arriver comment affronter les Égyptiens sacralisent couleur noire un rappel des crues fertilisantes du Nil." Jean-Jacques Viton
"une histoire brève sans violence cache la désolation c'est du mauvais genre le courant doit parcourir le haut le bas retenons quelques fables disponibles on en fera vite ce que l'on voudra oui il règne sur la terre desséchée la faille impossible à écarter d'une seule main le pire peut arriver comment affronter les Égyptiens sacralisent couleur noire un rappel des crues fertilisantes du Nil." Jean-Jacques Viton
Jonas Mekas connaissait un homme nommé Démon / précurseur des zazous il brandissait un Y allongé / lance-pierre sans élastique parlait du gaz moutarde / qui tuait les hommes poumons en feu courant / parmi les chevaux hurlant remplaçait les formules / couper un café trop fort par des innovations sévères / mitiger un excessif café il conservait avec prudence / vivement demain premier jour du reste de ma vie / j'ai une vision de la vie et je tente des équivalences / parfois je me sens si seul que j'ai envie de hurler
Jonas Mekas connaissait un homme nommé Démon / précurseur des zazous il brandissait un Y allongé / lance-pierre sans élastique parlait du gaz moutarde / qui tuait les hommes poumons en feu courant / parmi les chevaux hurlant remplaçait les formules / couper un café trop fort par des innovations sévères / mitiger un excessif café il conservait avec prudence / vivement demain premier jour du reste de ma vie / j'ai une vision de la vie et je tente des équivalences / parfois je me sens si seul que j'ai envie de hurler
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ne pas être 'dans son assiette', on le sait, signifie se sentir mal à l'aise. Dans la formation du cavalier, l'assiette, c'est la manière d'être placé sur sa monture. Pour un navire, il s'agit de sa position sur l'eau. C'est aussi, pour le plus grand nombre, cet objet où sont mis, sur la table, les aliments. Pour un poète, l'assiette, est évidemment tout cela et, plus encore, le lieu où se croisent désir et dégoût, comme l'arène du monde où effectuer à la fois naïves et perverses, selon diverses stratégies, techniques et méthodes de prélèvements, les observations les plus variées, les enquêtes les plus méticuleuses sur certain festin mêlé.
Chine, Inde, La Havane, Saint-Petersbourg, Londres, Alexandrie et Le Caire, Madrid et Barcelone. Les sept grands poèmes qui composent ce recueil jouent des couleurs et des sons, des voix et des mots de ces destinations et de ces séjours d'été. Ce sont aussi des récits intimistes, des récits de solitude, car le narrateur, lui, est resté, et il est contraint d'imaginer, à partir de lettres et de cartes postales, ou de ses propres souvenir de voyages, de lectures et tout simplement de noms de pays à partir desquels toutes digressions et toutes divagations sont permises.