Jean-claude Sordelli
Jean-claude Sordelli
Entre Cantal et Sud-Ouest, de l'Entre-deux-guerres à la fin des années soixante, l'insolite itinéraire d'un commis de ferme enlevé encore enfant, spolié par la suite, qui devient un vagabond poursuivi par l'idée de vengeance... Auprès de Jordan, Félix gardait les moutons et apprenait les principes, morale et poésie. Un jour, un fermier d'un autre lieu le prend et l'emporte. Au domaine de Cologne, entouré de gens frustes, il grandit et connaît la face obscure des choses. Plus tard, un nouveau maître le dépouillera de toutes ses économies. « Volé par le père, volé par le fils », Félix part sur les routes mais promet qu'il reviendra pour se venger : quitte à finir « en prison ou sur l'échafaud » ! Des montagnes du Centre aux contreforts des Pyrénées, jugeant la diversité des caractères et des situations, l'ancien commis de ferme s'aguerrit. Sauvé des palombières, il creuse un puits de pétrole, se fait chasser du Béarn un soir de Noël. Il cherche fortune sur les quais du Midi et trouve l'amour à Beaulieu-sur-Dordogne... La commodité d'une vie stable, plus motivante que la haine, délivrera-t-elle l'homme humilié de ses noirs desseins ? Va-t-il verser dans le camp des réprouvés ? Jordan, son bon génie, se plaisait à lui redire comment il avait découvert, à Sans Chagrin, une source merveilleuse. Elle soulageait tous les maux, elle apportait même l'oubli...
Promise à un si bel avenir... Au lendemain de la guerre, Annie ouvre les yeux sur un monde neuf. Jolie, ses parents la voient déjà en actrice de cinéma ! Dans un cadre rural bucolique et enchanteur, l'éveil sensuel aux merveilles du jardin et de l'eau, les fleurs, les jeux, la complicité d'une soeur presque jumelle et de grands-parents aimants, suffiraient à son bonheur d'enfant. Mais une maladie de famille qu'on croyait éteinte a choisi de planter ses griffes sur ce jeune être qui suscitait tous les espoirs. Depuis la naissance de Françoise, d'apparence délicate, la santé de la mère se trouve à son tour compromise. L'entourage s'attriste et le ciel se voile de noir. Endossant, bon gré mal gré, le rôle de la maîtresse de maison, entre sa soeur cadette et leur père affaibli par le deuil, Annie délaisse ses études. Apathique puis passionnée, hyperactive, elle s'échappe dans l'imaginaire et la féérie, et elle grandit, tel le liseron ardent et gracile qui fleurit sur les décombres. Le récit touchant d'une enfance brisée, raconté à hauteur d'enfant. EXTRAIT Juin touchait à sa fin ; l'été dérivait. Insensible aux sursauts de chaleur tropicale et blanche qui accompagnaient les ondées, il était comme piqué au vif par l'azur électrique chargeant à la hâte d'énormes enclumes qu'il précipitait au-dessus des rivières. D'orage en orage, les cours d'eau charriaient des déluges encombrés de branchages arrachés qui s'amoncelaient en fagots grinçants, cherchant où accoster, et, finalement, s'en remettaient à l'humeur des courants. Certains reproduisaient des abris bâtis de poutres, de débris, de brindilles. D'autres, échoués entre les fourches d'arbres, avaient l'air de maisons lacustres à l'intérieur desquelles se concentraient des nichées de rats. Le gros poisson y trouvait refuge, et les libellules en venant se poser sur ces étranges faîtages arrêtaient de leurs ailes gazées de bleu le chatoiement de l'air. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Une écriture aiguë, incisive, très féminine. Un écarquillement du regard qui est, au fond, l'enfance. - Erik Orsenna Un récit très attachant, surtout, par la naïveté du regard, la grandeur simple des sentiments, ce qui n'exclut ni la nuance, ni la délicatesse. - Maurice Nadeau À PROPOS DE L'AUTEUR Annie Sordelli a signé un grand nombre de recueils de poésie. Le Liseron est son premier roman.
ENFANT sensible, Jean vit avec sa famille, s'émeut de tout, s'étonne de ce qu'il ne peut comprendre et pressent des forces démoniaques constamment liguées contre l'homme. Un beau dimanche d'août, joyeux, fatigué, il rentre de sa partie de pêche et regagne la maison de ses parents où il fait bon vivre. Soudain, sur cette paix et cette quiétude, le malheur s'abat. Trois hommes rapportent à sa mère le corps du père terrassé par un coup de chaleur et trouvé mort dans un champ. Terrorisé et affolé de douleur, l'enfant quitte furtivement la maison et s'enfuit dans la campagne, rencontrant à chaque pas la présence de celui qui lui apprenait le monde. Foudroyante révélation de la solitude, les souvenirs affluent. Images d'un bonheur récent. Craintes et joies vécues dans l'ombre de ce dieu quotidien, humble et doux, centre de sa vie, maître de tous les problèmes, ami des vaches comme des arbres et sachant répondre à tout. La mort finit par envahir l'esprit du jeune garçon qui passe intérieurement, en quelques heures, de l'innocence à la conscience, de la joie totale à la stupeur désarmante.
Ce récit invite le lecteur à suivre, à travers ses carnets intimes, les séances de psychanalyse de Liliana, sa démarche, pour se libérer et aller vers une autre vie...SD'origine suisse allemande, Liliana va vouer une aspiration pour le monde juif. Pour percer un secret de famille, elle va se convertir au judaïsme. Malheureusement, elle découvrira qu'elle ne peut plus enfanter, son mari va lui faire vivre un enfer. En lui affligeant notamment une relation sadomasochiste, d'où elle s'efforcera de sortir progressivement...
In the quaint Dutch countryside, where windmills gently turn and canals shimmer, a captivating tale unfolds. Jan, a young orphan girl, finds herself at the heart of a heartwarming adventure. As she embarks on a journey to find her long-lost family, Jan encounters a cast of unforgettable characters, including the kind-hearted miller and his mischievous son, the wise old woman who holds secrets of the past, and the enigmatic stranger who may hold the key to her destiny. With each step, Jan uncovers hidden truths and discovers the true meaning of family, friendship, and the indomitable spirit that resides within her.
Jean-Claude Sordelli, à 23 ans, a remarquablement réinstallé dans les lettres françaises le roman paysan avec ses deux premiers romans : L'Ecorce (Prix des Volcans) et Soleil haut. Son troisième roman, Dimanche d'août, est l'affirmation d'un talent robuste et solide. Le tragique fait irruption dans la vie paisible d'un enfant de la campagne alors qu'il savoure la douceur d'un dimanche comme les autres. Trois personnes apportent à sa mère le corps du père mort brutalement. Pendant que les adultes s'agitent et se lamentent, l'enfant laissé à lui-même fuit les terres pour essayer de comprendre. La nature, qu'il a tant aimée en compagnie de son père, lui semble tout à coup privée de sens. Peu à peu, cependant, il apprend à la retrouver seul à travers la terrible absence. La simplicité du récit n'en exclut ni la tendresse, ni le lyrisme. Par-delà les émois de l'âme enfantine, il décrit en effet l'immuable itinéraire qui va de l'innocence à la conscience, et de la révolte à la stupeur.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.