Jean-claude René
Jean-claude René
L'Amour est aveugle, dit-on. C'est plutôt le contraire : l'être amoureux est clairvoyant. Il voit dans la personne aimée toute la splendeur de la perfection déjà réalisée. Cette image projetée et vue par Agnelle, Yannis la maintiendra grâce à la distance qui les sépare souvent, jusqu'au moment d'engager la vie commune. Alors il ne se sent plus assez fort pour être cet homme parfait vingt quatre heures sur vingt quatre. Pourtant insensiblement il a permis à Agnelle de manifester cet idéal qu'elle avait visualisé en lui. (Elaine Kibaro) L'amour ce n'est pas uniquement le sexe, c'est l'énergie positive qui se transmet de l'un à l'autre. (Mikaël de Vinci)
Le Doubs, rivière lente et majestueuse, encercle dans sa Boucle, Besançon, ville de province, que la chaleur de l'été semble assoupir. Rien ne semble pouvoir troubler ce cadre paisible que les auteurs ont voulu un peu décalé dans le temps. Pourtant, quand le cadavre d'une jeune femme sans histoires est découvert dans un parc de la ville, il ne reste plus au commandant Renato et à son équipe qu'à déployer toute leur énergie pour réussir à démêler les fils de cette étrange affaire qui va soulever bien des remous.
Lorsque le moral est au plus bas, lorsque les fêtes de fin d'année qui approchent à grands pas vous font craindre le pire, l'envie de faire un plongeon dans le passé semble être un bon exutoire. Le commandant Jean Renato confronté à de graves problèmes extra-professionnels, devant la perspective de vacances bien tristes va entraîner son ami René Guangues dans un périple riche en souvenirs, mais aussi en agapes. De Besançon à Valence, en passant par Lyon, et de Valence à Biarritz, Jean Renato, le flic, et son ami Guangues, le toubib, rendront visite à des camarades d'enfance. Mais, même en congé, le métier colle à la peau. Si Renato veut oublier qu'il est policier, d'autres le lui rappelleront. Et la mort accidentelle de Michel, un ami d'enfance, les plongera dans une drôle d'enquête. Qui était réellement cet ami disparu ? Les gens, les choses sont-ils réellement ce que l'on croit ? Cette idée de revoir les copains de jeunesse était-elle aussi bonne que cela ? « D'autorité, Sophie entraîne Jean vers la véranda créant un isolement propice à la poursuite de son travail de questionnement. Elle le supplie de reprendre l'enquête menée sur la disparition de son père qui n'avait rien d'un aigrefin. Avocate zélée, elle développe ses arguments avec conviction et fougue. Voler une voiture ! Pour quoi faire ? Il en avait une ! Où cela l'aurait-il mené ? Tout cela n'a aucun sens. Un forfait aussi pitoyable ne correspondait ni à sa personnalité ni à sa situation. »