Jean-Yves Chagnon
Jean-Yves Chagnon
140 000 élèves sortent chaque année du dispositif scolaire sans diplômes ni qualifications professionnelles. Le décrochage scolaire est une question de société d'importance dont les coûts en termes humains, sociaux et économiques sont inacceptables. Quels sont les processus à l'oeuvre dans la survenue du décrochage scolaire ? Si les pédagogues sont très impliqués dans la prévention, les psychologues le sont moins. La dimension psychologique du décrochage n'est souvent évoquée que pour parler des effets négatifs qu'elle a sur l'estime de soi. Les auteurs défendent ici une perspective psychopathologique. Cela ne signifie pas que tous les décrocheurs souffriraient de troubles psychopathologiques, mais qu'il est essentiel de prendre en compte la dynamique psychique et relationnelle de l'élève qui sous-tend le processus de décrochage. Le bilan psychologique de l'enfant et de l'adolescent dit « décrocheur » ou risquant de le devenir reste un outil majeur d'analyse et de soutien à l'action nécessairement multidisciplinaire qu'implique cette réalité.
Le harcèlement scolaire toucherait 1/3 des élèves. Quels sont ses ressorts ? Quels sont ses conséquences ? Comment accompagner enfants, familles et enseignants en souffrance ? Le harcèlement scolaire est une problématique de violence relationnelle, groupale et institutionnelle qui toucherait un élève sur trois. En France, sa prise en considération est récente, et a donné lieu à des plans d'action gouvernementale visant sa prévention et son abord dans le cadre scolaire. Le harcèlement fait désormais partie des actes de délinquance susceptibles de conduire à un traitement judiciaire. Ses mécanismes collectifs semblent bien identifiés aujourd'hui, reposant sur un échec de la dynamique de groupe à traiter la différence. Mais qu'en est-il de son vécu subjectif pour un individu, victime ou auteur, souvent les deux ? Quelles sont ses conséquences psychopathologiques à court, moyen et long terme ? Quels en sont les ressorts conscients et inconscients ? Peut-on, doit-on repérer des facteurs de risques susceptibles d'aboutir à une prévention ? Comment accompagner enfants, familles et enseignants en souffrance ? Telles sont les questions posées par ce livre, reposant sur la présentation de deux bilans psychologiques d'enfant et d'adolescent confrontés à cette problématique.
Phénomènes migratoires, mixité, métissage... le clinicien est de plus en plus souvent amené à rencontrer des enfants venus d'ailleurs. Comment ces enfants abordent-ils la différence culturelle ? Et comment le clinicien l'élabore-t-il ? Ce livre ouvre une réflexion sur les modalités d'évaluation psychique, sur le bilan psychologique avec l'enfant et l'adolescent en situation d'inter, trans ou de multiculturalisme. Deux cas constituent le fil conducteur de cet ouvrage : une Congolaise de 11 ans, Aminata et un jeune adolescent de 13 ans, César, issu d'une double culture. Qu'ils travaillent « à mains nues » ou qu'ils soient spécialistes du bilan psychologique, les cliniciens sont souvent désemparés avec ces enfants et ces familles, confrontés à une inquiétante étrangeté pour ne pas dire « étrangèreté ». Étrangeté qu'il faut donc élaborer, métaboliser individuellement et collectivement. Comment adapter la méthode d'examen ? Comment aborder le contre-transfert culturel ? Comment, surtout, inviter à un mouvement salutaire de décentration de la pensée dans la pratique clinique ? Les auteurs : Catherine Azoulay, Muriel Bossuroy, Jean Yves Chagnon, Gilbert Coyer, Frederik Guinard, Olivier Halimi, Leonor Seijas.
Cet ouvrage synthétise les travaux sur la démarche d'analyse et d'interprétation des épreuves projectives en clinique et psychopathologie de l'enfant. Une première partie présente la théorie de la méthode projective spécifique à l'Ecole de Paris et les principales épreuves projectives utilisées : Rorschach, épreuves thématiques, méthodes de jeu, etc. Une seconde partie traite des principaux modes d'organisation psychopathologique (névroses, fonctionnements limites, psychoses, autismes) et des troubles rencontrés fréquemment en clinique infantile : dépressions, recours aux agirs, inhibitions.