Jean-Pierre Couteron
Jean-Pierre Couteron
Face à l'échec des politiques de « guerre à la drogue » et aux effets de notre société addictogène, des réponses adaptées sont de plus en plus nécessaires, l'aide-mémoire de la réduction des risques en addictologie, premier livre du genre sur ce sujet, explore les apports et les perspectives de la politique de réduction des risques, des drogues les plus anciennes à l'alcool, en passant par les addictions aux jeux d'argent.
Plus de 6 millions d'individus sont victimes d'addictions (drogues, alcool, tabac...) Si la consommation d'alcool, de tabac ou de cannabis baisse, dans le même temps les ivresses chez les jeunes sont de plus en plus brutales et intenses, la consommation de cocaïne grimpe... Contrôler l'usage et soigner les victimes ne suffit pas. Pour éviter que les prises de risque excessives ne se déplacent et que de nouvelles addictions n'apportent de nouveaux dommages, il faut se poser les questions des mesures éducatives et préventives. Comprendre et donner du sens pour agir: cet aide-mémoire présenté sous forme de 49 fiches regroupées en 5 thèmes se présente comme un outil indispensable à tout soignant pour y parvenir. Avec : Beauchet, Bonnaire, Bonnet, Chambon, Contat, Crouzet, Delorme, Fillit, Gira, Goutte, Lascaux, Lutz, Magnin, Meliava, Michel, Phan.
Ce livre revient sur ces années où les usagers de drogues illicites ont été les boucs émissaires d'une politique démagogique. Écrit à quatre mains par un usager de drogues activiste et un professionnel des addictions, il montre comment les salles de consommation s'inscrivent dans une politique au service de la santé de tous et au service de la citoyenneté partagée. Il est aussi un cri d'espoir, et un appel pour une politique des drogues plus humaine et plus efficace. Le débat sur les salles d'injection exacerbe les tensions entre tenants de la " guerre à la drogue " et partisans de la " réduction des risques " (politique qui permet aux usagers de drogues de préserver leur santé même s'ils n'arrêtent pas les drogues). Il révèle la fracture entre des responsables politiques nationaux tentés par la démagogie, et des élus locaux, pragmatiques. Refusant les expériences en Espagne, Suisse, Allemagne ou Canada, et balayant les études scientifiques, le précédent gouvernement avait dit " non " aux salles d'injection. Malgré ce refus, des villes de droite comme de gauche – Bordeaux, Nancy, Strasbourg, Marseille ou Paris – ont préparé la mise en place de ces salles en attendant des jours meilleurs. Ce livre revient sur ces années où les usagers de drogues illicites ont été des boucs émissaires. Il est un cri d'espoir et un appel pour une politique des drogues plus humaine et plus efficace, fondée sur la régulation des usages.