Jean-Paul Liégeois
Jean-Paul Liégeois
Voici, en un seul volume, l'ensemble des textes et musiques des chansons de Georges Brassens : l'intégrale des 136 chansons qu'il a enregistrées entre 1952 et 1977. L'oeuvre d'une vie. Un véritable " vaccin contre la connerie ", selon la formule de Maxime Le Forestier. Tout Brassens est là, dans ses mots et dans ses notes. Ses mots exquis ou bourrus, tendres ou ironiques, insolents ou pudiques, porteurs de toutes les libertés. Et ses notes. Car ce fou de la langue française, cet enfant de Villon et de Rabelais, nourrissait aussi une passion de virtuose pour la musique. Ce qu'atteste la beauté de ses mélodies. C'est l'originalité de ce livre : donner à lire et à entendre et le texte et la musique de chaque chanson. Pour rendre les musiques de Brassens vivantes et accessibles à tous, le compositeur et guitariste Yves Uzureau signe ici l'inattendu : d'une part, un très ludique " roman-méthode de guitare " ; d'autre part, loin de l'habituel solfège, un " système inédit de tablatures " qui permettra à chacun, même au néophyte, de devenir un interprète actif des chansons de Brassens. Ainsi, J'ai rendez-vous avec vous, somme littéraire d'un auteur de langue française traduit en plus de quarante langues, est également un opus musical : au fil de sa curiosité, qui le veut peut jouer et accompagner ses chansons préférées de Brassens. " Pour moi, expliquait volontiers Georges Brassens, une chanson, c'est une chose qui fait que n'importe qui, à un moment, se lève et se met à chanter pour une oreille quelconque, sans trop d'artifice. " À bon lecteur, bon concert !
" Dans ce cahier, j'écris tout ce qui me passe par la tête. "Ce Journal inédit, que Georges Brassens a tenu de 1963 à 1981, est un document atypique et surprenant dans lequel les événements intimes voisinent avec les aphorismes et les ébauches de chansons. Et pas n'importe quelles ébauches ! Car dans ces pages à petits carreaux ont germé Mourir pour des idées, Cupidon s'en fout, Les Quat'z'arts, Le Pluriel, La Ballade des gens qui sont nés quelque part, Les Deux Oncles, Don Juan, Mélanie, Tempête dans un bénitier, etc. Quarante-trois titres au total. Un autre journal datant de la période 1946-1953, titré Le Vent des marécages, ainsi que ses agendas des années 1953 à 1955 viennent également révéler des facettes insolites de Georges Brassens. De toute évidence, sa personnalité était d'une richesse et d'une complexité qu'il protégeait volontiers en affichant en public une certaine réserve. Le Brassens du Journal et autres carnets inédits ne se cache pas derrière son petit doigt. Sans apprêts ni précautions, il met les points sur les i : " Quand on écoute mes chansons avec une oreille un peu fine, on entend que je ne suis pas du côté de la guillotine, de la loi, du côté de l'armée, du côté de l'exploitation de l'homme et de la femme qu'on force à se prostituer, du côté de la religion, du côté du profit, du côté du béton et des grands ensembles. " Ou encore : " Le dernier mot que je dirai, ce sera "merde'. " Édition établie et annotée par Jean-Paul Liégeois