Jean Mistler
Jean Mistler
Plongez dans l’univers onirique et littéraire de Les orgues de Saint-Sauveur, recueil de neuf nouvelles où Jean Mistler, membre de l’Académie française, explore les méandres de l’inconscient et les mystères de la personnalité.
Découvrez l’histoire fascinante de la maison Hachette, de sa fondation en 1826 à son rayonnement mondial. La librairie Hachette de Jean Mistler retrace avec passion l’épopée d’une institution qui a marqué l’édition française et internationale.
Décembre 1944, Angoulême. Abigaël, mariée à un notaire possessif, voit son destin basculer quand Adrien, son grand amour qu’elle croyait mort, réapparaît.
Correspondance, journaux intimes et oeuvres, lettres et souvenirs de ses amis, documents contemporains rassemblés par Jean Mistler, permettent ici de mieux cerner Hoffmann, l'écrivain et compositeur allemand.
Un jour, Stéphanie traça un rond sur le trottoir et s'assit à l'intérieur. Elle définissait ainsi les limites de son monde. Elle se sentait seule et désespérée. Ce fut sa première leçon de géométrie : tout ce qu'elle portait en son coeur se trouvait hors limite. Dans son coeur, il y avait de la place pour des voiliers sur l'Océan, pour des chants de griots, et pour son père. De la place pour la lucidité et la folie, pour des passions qui s'éterniseraient, pour des infinis doux-amers, pour l'enfant du désert. Et il y en avait un peu pour moi. Moi, Tommy, je l'aime parce qu'elle a de jolis pieds et des seins en forme de poire. Parce qu'elle déteste le glas des choses définitives. Moi, elle m'aime parce que je suis différent et que j'ai besoin d'elle. Si vous venez à ma rencontre, quelque part dans son histoire, je suis sûr que vous reconnaîtrez un peu sa voix. C'est elle que vous entendez parfois en vous, et qui vous dit qu'il faut rire et pleurer, faire la fête et la défaite, et mordre la vie jusqu'au sang, mais toujours... l'air de rien...
Un voyage dans la tête des gens normaux. Ce petit guide "à l'envers" sera fort utile pour mieux comprendre le fonctionnement des... "neurotypiques", que toutes les personnalités atypiques (HPI, hypersensibles, DYS, TDA/H, Asperger, etc.) ont tant de mal à saisir !
Une plume superbe, un univers à part, une science du récit : un talent déjà salué par le prix Nobel de littérature, J.M.G. Le Clézio. Un voyage dans les Carpates ne s'improvise pas. Piégés par la neige au coeur de la montagne roumaine, Jeanne et Boris, un couple de Français, trouvent refuge dans un étrange hameau - la Colonie - dirigée par des femmes. Alors qu'ils se croient sauvés, débute une plongée vertigineuse dans le monde des vieux-croyants, une communauté aux lois archaïques, qui protège un impensable secret.
Peut-on changer le cours de sa vie ? À vingt ans, des rêves plein la tête, Marie n'a pas eu la chance d'étudier. Elle n'a connu que la galère des petits boulots et le paysage industriel du Havre. Aussi, lorsqu'elle rencontre Alexandre, garçon brillant et beau parleur, son coeur s'emballe. Mais comment surmonter ce sentiment d'infériorité qui la poursuit ? Financièrement aux abois, piégée par un acte de violence incontrôlée, Marie accepte le marché que lui propose un juge taciturne, lui servir de chauffeur particulier pendant quelques mois. Une cohabitation qui risque d'être houleuse, compte tenu de la personnalité de ces deux écorchés vifs. Dans ce roman d'apprentissage en forme de fable urbaine, Murielle Magellan confronte deux mondes habituellement clos, et nous livre un texte émouvant sur l'éveil à l'autre.Prix Michel Tournier 2020
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Deux jeunes acrobates se retrouvent seuls et sans ressources après la faillite de leur cirque. Entre cascades, rencontres inattendues et rebondissements, leur quête d’indépendance devient une aventure aussi drôle que palpitante.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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La correspondance de Raymond Radiguet, étoile filante de la littérature, avec sa famille et les artistes de son temps : écrivains, éditeurs, peintres, musiciens... 140 lettres, pour la plupart inédites. Raymond Radiguet a eu une vie très brève mais tout entière placée sous le signe de la littérature, comme en témoigne cet ouvrage qui rassemble ses lettres – de janvier 1918 (il a quatorze ans) à octobre 1923, deux mois avant d'être emporté par une fièvre typhoïde (il a vingt ans). Entre-temps, le jeune homme a échangé des lettres avec de nombreux artistes et intellectuels des années folles : des écrivains (Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, André Breton, Jean Cocteau, Max Jacob, Tristan Tzara…), des peintres et sculpteurs (Constantin Brancusi, Juan Gris, Valentine et Jean Hugo…), des musiciens (Georges Auric, Francis Poulenc…), des éditeurs (Pierre Albert-Birot, Gaston Gallimard, Bernard Grasset…), ou le mécène Jacques Doucet, sans oublier sa famille, à laquelle il est profondément attaché. Ces 140 lettres, pour la plupart inédites, ont été rassemblées par Chloé Radiguet et Julien Cendres au cours de vingt années de recherches. Elles font découvrir un écrivain dont la jeunesse n'empêche pas la sûreté du jugement, la confiance en son talent, et une grande curiosité pour tous les aspects de l'art. Chloé Radiguet et Julien Cendres, spécialistes de Raymond Radiguet, ont aussi établi l'édition de ses Œuvres complètes (Omnibus, 2012) et lui ont consacré un album biographique, Raymond Radiguet, un jeune homme sérieux dans les années folles (Mille et Une Nuits, 2003).
Après le succès du Montespan, Jean Teulé retrace, avec l'humour noir et l'esprit décalé dont il a le secret, un événement historique extraordinaire et méconnu... Nul n'est à l'abri de l'abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C'est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d'un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l'occasion pour promouvoir son projet d'assainissement des marais de la région. Il arrive à quatorze heures à l'entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l'Allemagne et sous la menace d'une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d'une phrase mal comprise et d'une accusation d'espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s'interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s'efforceront d'arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver. Incapable de condamner six cents personnes d'un coup, la justice ne poursuivra qu'une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n'auront qu'une seule réponse : " Je ne sais pas ce qui m'a pris. " Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l'une des anecdotes les plus honteuses de l'Histoire du XIXe siècle en France.
"Les orgues de Saint-Sauveur" et autres nouvelles de Jean Mistler.
Nous sommes en 1920. A la gare de l'Est, un jeune homme prend l'Orient-Express vers Vienne et Budapest. Plus qu'un simple voyage, ce départ est pour lui une "véritable entrée dans la vie". Agé de vingt-trois ans, Jean Mistler abandonne la carrière universitaire qui semblait l'attendre en France pour se jeter dans l'inconnu. Envoyé en Hongrie comme professeur, il est bientôt nommé attaché culturel à la Légation de France à Budapest. Soixante ans plus tard, l'auteur se rappelle ces années-charnières où son existence prit une autre direction ; il assistera à la fin d'une époque, à l'écroulement de la plus vieille monarchie d'Europe, celle des Habsbourg. Dans un style d'une précision et d'une clarté éblouissantes, son témoignage est celui d'un homme qui a vu naître un monde nouveau au moment précis où lui-même s'éveillait au monde.
Qu'est-ce qui fait courir Victor Marcou ? Le goût de la réussite, l'amour, le diable, Dieu ? Rond-de-cuir tranquille, mais aussi rejeton d'une famille de guérisseurs et sorciers solognots, Victor Marcou se retrouve, un jour, jeté dans une étrange aventure où son libre arbitre sera, pour le moins, malmené. Jean Mistler nous entraîne d'abord dans les dédales d'un très vieux quartier de Paris, le Faubourg Antoine, ainsi que l'appelaient, jadis, ses habitants ; ce coin de Paris qui a conservé, intacte, sa physionomie d'alors, avec ses traditions, ses petites places et ses passages aux noms pittoresques, comme celui de la Bonne-Graine ou celui de la Main-d'Or. En dénouant les aventures de Victor Marcou à Gheel, la ville flamande où les fous vivent en liberté, Jean Mistler boucle un troublant récit fantastique où l'humour, soudain, bascule dans le drame.
On trouvera dans ce recueil des portraits d'écrivains comme Taine, Leconte de Lisle, Maurice et Eugénie de Guérin - de curieux personnages, tels l'abbé de Choisy, ce prêtre de salon qui vécut habillé en femme, ou le noctambule Restif de La Bretonne et un utopiste comme Sébastien Mercier - mais aussi l'exposé de diverses questions telles que l'avenir du livre dans la société future, le destin de la culture classique, ou le rôle du Dictionnaire de l'Académie pour la défense du français. Certains lecteurs jugeront peut-être ces questions trop éloignées de l'actualité qui nous presse, mais d'autres ne se plaindront pas de voir aborder ici des problèmes qui se posaient déjà bien avant notre génération et qui se poseront sans doute longtemps après qu'elle aura disparu.
"Sous le titre Aimés des Dieux, j'avais publié, en 1973, cinq portraits de grands musiciens dont la vie avait été brisée prématurément. Dans ma préface, je m'étais demandé si, vraiment, les Dieux se hâtaient de reprendre à la Terre les hommes trop favorisés par leurs dons. Comme exemples, j'avais choisi cinq musiciens : Mozart, Weber, Chausson, Wolf, Berg, peut-être parce que le génie musical m'apparaît comme plus mystérieux que celui des écrivains ou des peintres, et peut-être aussi parce qu'aucun autre ne prolonge aussi manifestement le miracle de l'enfance. "L'accueil de la critique et du public m'a prouvé que ce livre avait trouvé le chemin de leur coeur et m'a conduit à élargir ma galerie. J'y ai donc fait entrer un Italien, Donizetti, et un Russe, Moussorgski, espérant donner peut-être ainsi une portée plus grande à la série. Ces deux esquisses, je crois, ne sont pas moins émouvantes que les autres, et, en peignant autour de l'auteur de Lucia le Paris de 1830, auteur de celui qui composa Boris la Russie de 1870, il ne m'a point paru inutile de montrer que les circonstances avaient bien pu changer par rapport à la Vienne de 1791 ou au Londres de 1826, mais que le climat de ces villes était resté aussi meurtrier pour la fragilité des génies."J. M.
Les deux actions dramatiques réunies dans ce volume sont nées, la première, {Hugo et l'exil}, d'une évocation réalisée pour les Rencontres du Palais-Royal, et la seconde, {Wagner et la mort}, d'un film tourné pour Antenne 2. Si ces textes forment un tout, ce n'est point par hasard et les deux héros que j'ai mis en scène sont frères, comme ces Titans de la Fable qui entassaient les rochers et les montagnes pour donner l'assaut à la demeure des Dieux. Hugo a passé vingt années dans l'exil ; il y a mené une vie nocturne et peuplée de fantômes, aussi intense que sa vie quotidienne, et la mort, frappant autour de lui, a emporté, sans toucher au vieillard, de jeunes victimes. L'évocation de Wagner, au contraire, montre comment meurt un immortel. Elle met en scène, dans le décor funèbre et triomphal de Venise, les trois derniers mois de son existence. L'oeuvre de Wagner est complète, et, après la gigantesque {Tétralogie, Parsifal} apparaît comme une méditation du soir, apaisée, dans la lumière d'apothéose du couchant.
Ce recueil de maximes et de remarques, piquantes ou profondes, se lit avec un plaisir constant. La variété des thèmes abordés renouvelle constamment l'intérêt et en fait un livre de sagesse souriante et malicieuse qui pèse son bon poids d'expérience et de réflexion.
Le nouveau roman de Jean Mistler, Gare de l'Est, se développe en trois parties : le Café des Oiseaux, Écoute s'il pleut, le Grand Théâtre, et se déroule, d'une part à la fin et au lendemain de la Première Guerre mondiale, et en 1974, d'autre part. Plusieurs lieux lui servent de cadre : Bar-le-Duc et Verdun, Châlons et le Chemin des Dames, enfin Nancy au lendemain de la guerre.Mélange de fiction et de souvenirs personnels, Gare de l'Est est le roman de la formation d'un garçon de vingt ans, ressemblant par plus d'un trait à l'auteur, mais, dans la dernière partie, à propos du destin d'un de ses camarades de l'École Normale, Jean Mistler évoque le sort de toute une génération avec une tragique sobriété.Livre émouvant et fort où l'amour, et même l'humour, trouvent place à côté du drame, et où revivent les préoccupations d'une jeunesse cherchant un bonheur sans cesse menacé.
Les quatre nouvelles réunies dans ce volume ont été écrites par Jean Mistler pendant les rares loisirs que lui a laissés sa vie politique. Elles sont de caractère bien différent : en effet, les deux premières, composées avant la guerre, sont d'une tonalité tragique, tandis que l'humour des deux dernières, écrites en 1943 et 1944, correspond évidemment à une tentative d'évasion.
C'est une tradition populaire bretonne qui a inspiré le Naufrage du Monte-Christo à Jean Mistler.Au cours d'un séjour à Quiberon, vers 1930, l'écrivain avait entendu raconter comment, au début du XIXe siècle, un brick, le Monte-Christo, s'était perdu corps et biens sur la Côte sauvage. Sur ce fait réel, l'imagination folklorique a brodé : on a raconté que le bateau avait été attiré au milieu des récifs par des feux allumés sur la côte ; on a ajouté que l'épave avait été pillée, et que, pour voler la bague en or que portait le capitaine, on lui avait coupé le doigt ! Mais sa veuve aurait maudit les responsables du naufrage, et, depuis quatre générations, leurs descendants seraient punis pour la faute de leurs ancêtres.Cette légende se retrouve, avec des variantes, tout le long des côtes bretonnes. Jean Mistler l'a souvent entendue dans les petites îles de Houat et de Hoëdic, et il l'a prise comme point de départ de son roman, pour montrer de quel poids peuvent peser les traditions et les croyances. En même temps, il a peint Houat et Hoëdic comme il les a connues, à une époque où elles étaient encore des petits mondes clos, isolés au milieu d'une mer farouche, et où leurs populations conservaient toute la simplicité des moeurs ancestrales.Dans ces paysages admirables et dans ce cadre resté primitif, une émouvante histoire d'amour se déroule et emprunte à un arrière-plan mystérieux de dramatiques résonances.
Le point de départ de La route des étangs est une aventure vraie, celle d'un prêtre que les tentations de la chair ont écarté de l'Eglise où une vocation peu assurée l'avait fait entrer. Cet homme, au point culminant du roman, se trouvera dans une situation tragique : fera-t-il acte de prêtre, alors qu'il ne s'en juge pas digne ?
Discours de réception de Jean Mistler à l'Académie française.