Jean-Michel Schwartz
Jean-Michel Schwartz
Ce livre est la réponse aux plus grandes interrogations que posait la mystérieuse Île de Pâques. Par l'importance de ses découvertes, par ses éditions successives : américaine, anglaise, japonaise, cette recherche française a atteint la notoriété internationale. Pour la première fois, l'auteur, le docteur Jean-Michel Schwartz, a déchiffré l'écriture du seul manuscrit sur papier connu au monde, véritable testament de l'Île de Pâques, là où - même l'informatique la plus moderne mise en oeuvre - s'était avérée inopérante. Il résoud, par ailleurs, l'énigme du transport des statues, en restant en accord avec les seuls moyens dont disposaient les anciens Pascuans, et en respectant leur tradition orale, qui a toujours précisé que les statues furent transportées debout. Enfin, il a fait remonter sa recherche dans le temps très au-delà de l'origine uniquement polynésienne de cette civilisation, révélant ses très lointaines sources, notamment l'Extrême-Orient continental de l'Antiquité. Et ce sont alors de nouvelles découvertes, qui rendent à l'Île de Pâques, la plus isolée du globe, sa véritable dimension, grandiose.
La lecture "en clair" de treize lignes du manuscrit de Tomenika, ce fameux cahier qui fut offert à Francis Mazière au terme de son séjour dans l'île de Pâques, est ici à l'origine d'étonnantes découvertes. Tout se révèle : la signification des statues géantes, leur orientation, le culte de l'homme-oiseau, la genèse de la petite sculpture sur bois "moai kava kava", le rituel entourant la naissance d'un enfant, le Mana, le transport des statues, l'origine des Pascuans, la transmission de l'écriture, les chants généalogiques, le culte des ancêtres... Deux cent cinquante idéogrammes, qui enfin parlent. Et non pas isolément, pris un à un ; mais liés ensemble dans un contexte cohérent, se rapportant à des légendes et traditions précises et connues, révélant par ailleurs des aspects tout à fait nouveaux de cette civilisation. Enfin, la comparaison de l'écriture Rongo-Rongo avec l'écriture chinoise ancienne ouvre des perspectives inattendues, stupéfiantes, car le premier sens du signe chinois archaïque s'accorde en tous points avec la signification profonde, seconde, du signe pascuan. De là, la question fondamentale de l'origine de la civilisation pascuane s'éclaire d'un jour nouveau.