Jean-Luc Quémard
Jean-Luc Quémard
1916, Verdun. Louis, gazé dans l’enfer des tranchées, se réveille à l’hôpital de Chalaines, où Maria, son infirmière et marraine de guerre, veille sur lui.
1940, Meuse. Léonie, institutrice dans un village occupé, refuse la défaite. Quand son mari, libéré de captivité, lui propose de rejoindre un réseau clandestin, elle devient agent de liaison, espionne, puis fausseuse de papiers.
À l'issue de la convalescence, l'adjudant Lebon est affecté à la brigade de gendarmerie de Vaucouleurs. Il procède, en accord avec son épouse Pauline, aux démarches administratives pour adopter Léonie qui aspire à une nouvelle existence. Recueillie en mars 1918 par la famille du militaire, elle reçoit une éducation exemplaire et connaît les joies et les plaisirs de la vie en compagnie de sa soeur et de son frère d'adoption. Faisant preuve d'aptitudes certaines pour l'enseignement, elle intègre finalement l'école normale de Bar-le-Duc et devient institutrice en 1924. Et si l'amour était au bout du chemin ?
Dans un village de Meurthe-et-Moselle, au cours du mois de septembre 1914, Léonie, petite fille âgée de 10 ans, assiste à l'assassinat de ses parents par des soldats allemands. Elle est découverte, désemparée et terrifiée par Louis et Marcel, deux braves Poilus qui la conduisent chez les Nicolas, une famille de paysans. Ces derniers ne pouvant la garder, c'est au cours de l'enquête qu'elle est recueillie par le chef de la brigade de gendarmerie de Blainville-sur-l'Eau. Elle partage la vie paisible de cette famille et trouve le réconfort auprès des deux enfants de ce militaire et de son épouse qui veille sur elle avec la douceur d'une mère. Cependant, cette vie sereine et heureuse va être perturbée par la mutation à Verdun du maréchal-des-logis chef Lebon, son bon samaritain. Cette nouvelle situation va plonger Léonie dans l'incertitude ; quel sera son devenir ?