Jean-Gabriel Ganascia
Jean-Gabriel Ganascia
Les prouesses de l'intelligence artificielle (IA) suscitent tour à tour enthousiasme, fascination et effroi. Jean-Gabriel Ganascia, spécialiste incontesté de la discipline, nous éclaire sur ce qui est devenu un véritable phénomène.Sans les premiers algorithmes imaginés à Babylone et la machine arithmétique de Blaise Pascal, l'IA n'existerait pas, mais sa naissance remonte au milieu du xxe siècle, peu après l'invention de la cybernétique. Les années 2010 marquent un tournant, grâce au déploiement de l'apprentissage profond dont ChatGPT est l'illustration. En reparcourant l'histoire de l'IA, nous nous approprions ses principes de fonctionnement, ses applications (médecine, exploration spatiale, agriculture), ses succès et aussi ses revers.Et l'auteur discute les questions d'ordre éthique qui nous taraudent tous : les machines nous dépasseront-elles ? Acquerront-elles une conscience ? Supprimeront-elles des emplois ? Nous feront-elles - ou nous font-elles déjà - entrer dans une société de surveillance ? Comment anticiper les risques majeurs auxquels elles nous exposent ?Jean-Gabriel Ganascia est professeur à Sorbonne Université, où il mène des recherches sur l'intelligence artificielle au LIP6. Il a présidé le Comité d'éthique du CNRS et a déjà publié divers ouvrages au Seuil, dont Le Mythe de la Singularité, qui a reçu le prix Roberval en 2017.
Aujourd'hui, les ordinateurs sont présents dans toutes nos activités quotidiennes. Une machine a vaincu le champion du monde du jeu de go, on construit automatiquement des connaissances à partir d'immenses masses de données (Big Data), des automates reconnaissent la parole articulée et comprennent des textes écrits en langage naturel... Les machines seraient-elles vraiment devenues intelligentes, posséderaient-elles un esprit, voire une conscience ? La complexité de l'intelligence artificielle dépasse notre entendement immédiat et suscite nombre d'idées reçues. Ainsi, l'intelligence artificielle reproduirait l'activité de notre cerveau, elle ferait que les ordinateurs ne se trompent jamais et... qu'à terme nous en devenions les esclaves. Jean-Gabriel Ganascia, en distinguant la réalité du pur fantasme, nous permet de comprendre ce qui se joue avec l'intelligence artificielle, quelles sont ses potentialités et ce qu'elle ne sera jamais... sauf au cinéma.
L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé " Singularité technologique ", fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent. Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ? Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques. Jean-Gabriel Ganascia est professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il mène des recherches sur l'intelligence artificielle au Laboratoire informatique de Paris 6 (LIP6). Il est président du comité d'éthique du CNRS et a publié divers ouvrages dont le précurseur L'Âme machine, au Seuil en 1990.
La biologie, en ce dernier demi-siècle, a réalisé d'extraordinaires progrès qui l'ont mise au rang d'une véritable magie positive. Génération sans père, transformations de sexe, doublement des chromosomes, greffes diverses, culture des tissus et des organes, développement en pièces détachées, conservation de la semence, production de nouvelles races de vivants : tout cela se pratique journellement dans les laboratoires, et certaines de ces découvertes, bientôt, seront appliquées à notre espèce elle-même. Quelles en seront les conséquences juridiques, sociales, morales ? Que va devenir la notion de personne, menacée par la technique de greffe ? Jusqu'où ira la modification de l'homme par l'homme ? Devons-nous accepter et approuver cette "artificialisation" progressive de l'humain avec tout ce qu'elle comporte de dévaluation du naturel ? Sommes-nous fondés à prévoir la genèse d'un être humain ? Telles sont les graves questions que pose Jean Rostand pour les examiner avec sa netteté et sa loyauté coutumières dans ce nouveau livre où l'enthousiasme de l'homme de science laisse place à l'inquiétude du moraliste.
Le carnet de voyage sur la Suisse a un format très pratique et une nouvelle maquette faisant la part belle aux photos. Destiné à tous les voyageurs qui partent en courts séjours et recherchent un guide complet au meilleur prix sur la Suisse. Il propose surtout des informations culturelles et de découverte : l'essentiel et plus ! Il est le compagnon idéal pour comprendre la Suisse et profiter au mieux de son séjour. Vous y retrouverez tous les bons plans pour optimiser votre séjour. Idéal pour le voyageur indépendant mais aussi le voyageur en groupe.
Le 20 juin 2009, Neda, une jeune Iranienne de 26 ans, a été tuée par la milice. Dans les régimes totalitaires d'antan, cette nouvelle aurait été vite étouffée. Aujourd'hui, grâce au logiciel Twitter, l'événement a été relayé instantanément dans le monde entier. Cet épisode tragique atteste des bouleversements actuels de l'espace public : toujours sous le regard des autres, nous serions contraints de devenir plus justes. Cela vaudrait pour toutes les personnes investies d'une fonction : hommes politiques, policiers, juges, médecins, soldats, fonctionnaires... Cette aspiration à la transparence se manifeste déjà dans la société contemporaine. Il en résulte un état dit de « sousveillance », où le contrôle ne vient plus d'en haut, comme dans la société de surveillance, mais d'en bas. Désormais, ce n'est plus celui qui voit qui a le pouvoir, mais celui qui est vu. Ce livre explore les conséquences possibles d'une généralisation de la sousveillance à la planète. Il montre l'insuffisance des théories de l'information et de la communication pour aborder les dimensions éthiques à l'ère de l'infosphère.