Jean Fréville
Jean Fréville
1945, la France se relève à peine de la guerre. À la gueule des loups de Jean Fréville plonge le lecteur dans une poésie engagée, où la résistance et la survie se mêlent à la force des mots.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Sur la base de son livre : La nuit finit à Tours, depuis longtemps épuisé, Jean Fréville a écrit, pour le quarantième anniversaire du Congrès de Tours, un ouvrage qui retrace de façon plus fouillée, mais aussi vivante, les luttes d'où est sorti le Parti communiste français. « Né du feu de la guerre, du feu de la Révolution russe, du feu intérieur qui, depuis Babeuf, a embrasé des milliers de révolutionnaires français, tombés pour l'émancipation des travailleurs, le Parti communiste français répond à une exigeance de l'Histoire. Il a renoué le fil brisé de la grande tradition socialiste. » De la « Belle Époque », où les conditions de vie étaient si dures pour la classe ouvrière, et qui se termine par l'assassinat de Jaurès, et l'effondrement de la IIe Internationale, le récit conduit, à travers les drames de la guerre, jusqu'au réveil du mouvement ouvrier, stimulé par la Révolution d'Octobre. La lutte pour les revendications immédiates se conjugue avec le combat contre l'intervention armée en Russie. Les grèves, la révolte des soldats et des marins de la mer Noire, l'élan qui soulève le peuple de France, ont leur conclusion politique dans le Congrès de Tours. D'une lecture facile et attrayante, plein de faits et d'enseignements, écrit avec une rigueur et une sûreté d'information qui n'exclut pas la passion militante, Né du feu s'adresse non seulement à ceux qu'émeuvent les épisodes tragiques - ou admirables - de cette période de guerres et de révolutions, mais à tous ceux qu'intéressent la politique, et aussi aux hommes de bonne foi qui veulent - à notre époque troublée où se décide l'avenir - se faire une idée exacte du mouvement des idées et des luttes sociales au XXe siècle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un ancien docker, chassé de Paris par le chômage, rentre dans sa ville natale : un port, d'où il espère s'embarquer afin de mener au loin une nouvelle vie. Mais pour mettre son projet à exécution, il lui faut gagner quelque argent. Il n'y réussit pas. Les circonstances l'éloignent des comptages et de sa famille. Il reste seul. Alors commence pour lui un glissement rapide. Il devient clochard, rate son suicide... Et puis, l'espoir luit à nouveau dans les regards fraternels retrouvés. Ce roman, très exactement situé et daté (Dunkerque, 1931) ne décrit pas seulement, avec une force impressionnante, l'atmosphère et les drames d'un port ; il évoque tout un côté tragique de la condition prolétarienne, passé d'habitude sous silence. L'histoire d'un individu acquiert ici, par les problèmes qu'elle soulève, l'ampleur et la portée d'un roman social. Le lecteur n'oubliera plus certaines scènes, ni la lutte inégale du personnage principal contre un monde qui l'écrase et qu'il met en accusation. Une impression tonique se dégage pourtant de ce livre âpre et rude, non dénué d'humour et de poésie car le rayon qui perce les ténèbres, c'est l'amour de la vie, c'est la foi en l'homme.