Jean-François Noël
Jean-François Noël
Fugue ? Enlèvement ? Ou fugue qui tourne au cauchemar ? Stan Malloy, détective privé aguerri, pensait avoir tout vu. Jusqu'à ce que Walter Ryan, magnat de la finance, l'engage pour retrouver sa fille disparue. Car cette affaire le touche de plus près qu'il ne l'imaginait : à travers cette jeune fille, c'est son propre passé qui refait surface. Meurtre d'un ami, lettres anonymes, chantage, secrets d'alcôve... Ryan voit son monde doré s'effondrer, tandis que Malloy s'enfonce dans un jeu de dupes, de Malibu à Las Vegas, en passant par Chicago. Soeurs jumelles, faux-semblants, contrefaçons... Où est la vérité, quand même les photos mentent ? Dans cette enquête haletante, les jolies filles cachent des pièges, et les morts parlent trop. Mais la vérité éclatera-t-elle à temps ? Réponse après un suicide, deux meurtres... et quelques révélations qui font très mal.
Dans une banlieue chic de New York, un homme sans histoire se retrouve entraîné dans une spirale infernale. Un faux kidnapping, un chantage bien réel, puis la mort « accidentelle » de sa femme... Peu à peu, il découvre en lui des pulsions insoupçonnées. Tandis qu'il traque un assassin qui lui ressemble comme un frère, la frontière entre réalité et fantasme s'efface. Trompe-l'oeil, demi-vérités et manipulations s'entremêlent jusqu'à brouiller toute certitude. Est-il coupable du crime qu'il a minutieusement imaginé... ou de celui qu'il a commis presque malgré lui ? Un roman noir psychologique haletant, où le suspense se mêle à la noirceur des désirs refoulés. À lire si vous aimez les thrillers psychologiques à double fond, les narrateurs ambigus, et les descentes aux enfers en milieu feutré.
Février 1939 : des milliers de républicains espagnols franchissent les Pyrénées, fuyant Franco. Quatre-vingt-cinq ans plus tard, que reste-t-il de leur mémoire ? *La Retirada en héritage ?
Par sa mystérieuse « sainteté », par le paradoxe de sa « romanité » très nordique, non moins que par l'étrangeté de ses structures, le Saint-Empire romain germanique apparaît bien comme une sorte de monstre sacré de la légende des siècles européenne. Voltaire disait de lui qu'il n'était « ni saint, ni romain, ni Empire ». Jean-François Noël tente ici « de ramener un peu le Saint-Empire du monde des chimères dans celui de l'histoire ».
N'y aurait-il pas une secrète parenté justement entre notre écharde, nos blessures secrètes et ce que devrait être notre sainteté ? Comme ce que nous trouvons dans la vie de Mère Teresa par exemple qui supplie Dieu de lui redonner la lumière, ce qui n'entrave en rien, et même tout au contraire, la charité qu'elle déploie avec une aisance peu commune auprès des mourants de Calcutta. Ne dit-elle pas elle-même qu'elle n'avait aucun mérite vu le plaisir qu'elle trouvait à faire ce qu'elle faisait ? Une ligne nouvelle, qui va de l'écharde au plaisir, dessinerait alors un autre chemin d'accès à la sainteté, bousculant au passage nos pieux préjugés et nos évitements prudents. La sainteté ne tombe pas du ciel, elle naît de la réponse originale que l'homme invente en puisant dans ce qu'il est. Et pas seulement dans sa force, son courage, sa vertu, mais aussi, ce qui serait le plus incroyable, dans sa propre faiblesse. Loin d'être une sorte de récompense convenue d'une attitude vertueuse etstéréotypée, devient alors une réponse singulière, originale et inédite que cet homme ou cette femme va puiser au plus profond de son humanité, là même où, du fait de sa blessure, elle est plus que jamais humaine.
Se changer, s'améliorer... oui, mais comment ? Sur quoi peut-on s'appuyer ? Si ce n'est pas seulement une question de volonté, peut-on "croire" en l'inconscient ou faut-il s'en méfier ? L'expérience de submergement - pulsions, actes manqués... - que nous avons pu en faire nous inciterait plutôt à nous en écarter, ou du moins à essayer de le domestiquer... Jean-François Noel n'est pas de cet avis. Non, l'inconscient n'est pas "la part obscure" de nous-mêmes, et la difficulté ne tient pas au fait qu'il existe, mais plutôt à l'usage que nous en faisons, à la façon dont nous en tirons le meilleur profit. Et si cette interface joue avec le prochain, pourquoi cesserait-elle avec Dieu ? Devenu la part lumineuse de nous-mêmes, cet inconscient accueilli n'est-il pas ce que les Anciens avaient désigné par le mot "âme" ? Une ouverture spirituelle... et une autre manière de penser la relation de l'homme à Dieu.