Jean-Christophe Cambadelis
Jean-Christophe Cambadelis
Confronté à la révolution de l'immatériel qui dévore le travail et la culture, à la nouvelle donne géopolitique et la guerre en Europe, à la mondialisation, voire à la crise de l'État-providence ; bousculé par la fin des régimes totalitaires staliniens ; affronté aux désillusions de la gestion sociale-libérale de la crise, ou aux limites du « socialisme conservateur » ; interpellé par l'effacement des valeurs, des idées qui furent celles de tout un siècle ; angoissé par la montée des nationalismes, de l'intégrisme, du lepénisme, le mouvement socialiste, devenu un fait majeur du XXe siècle, s'interroge : survivra-t-il au XXIe siècle ? Comment répondre à gauche aux défis de la société actuelle ? Peut-on travailler à recomposer la gauche sur de nouveaux axes : la perspective d'une Europe républicaine, la domestication écologique et sociale de l'économie de marché, la fondation d'un nouvel universalisme - la justice, la construction d'une nouvelle alliance, voire d'un mouvement de toute la gauche ? Tel est l'espoir de ce livre : celui d'une renaissance, et en quelque sorte une nouvelle gauche.
En 1992, cinquante personnalités de gauche unissent leurs voix pour contrer la montée du Front National.
Ce soir-là de décembre 2018, tandis que les Gilets jaunes font trembler le pouvoir, Emmanuel Macron convie à dîner dans un restaurant grec ses trois prédécesseurs à l'Élysée : Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. S'engage alors une conversation aussi secrète que réjouissante, faite de réflexions profondes, de bons mots et de flèches empoisonnées. Une longue et passionnante soirée dont le seul témoin est George, le maître des lieux. Le lendemain, il raconte par le menu à son ami Jean-Christophe Cambadélis cette rencontre aussi savoureuse qu'édifiante sur nos présidents et sur le pouvoir. Ainsi commence cette fable écrite par un homme qui sait tout du monde politique depuis quarante ans. Jugeant à son tour les quatre convives du banquet présidentiel, il livre sans détour ses propres réflexions devant son ami et hôte. La fiction devient alors réaliste et le roman vérité sur l'état de la France, sur les hommes qui la dirigent, sur le macronisme en marche et sur l'état de la gauche. Vertigineuse plongée dans le passé, examen sans concession du présent pour ouvrir les portes de l'avenir et redéfinir la gauche. Le roman offre à l'auteur toutes les armes pour dessiner un nouveau monde afin de faire naître la « société décente », respectueuse de la planète et des hommes. Jamais un dirigeant politique ne s'était livré à un tel exercice littéraire. En empruntant ce chemin, Jean-Christophe Cambadélis apporte la preuve que la politique est plus que jamais la clé de notre destin.
" Non, le Parti socialiste n'est pas mort. C'est le parti d'Épinay qui est mort. " Premier secrétaire du PS depuis trois ans, Jean-Christophe Cambadélis a assisté, en juin 2017, à la débâcle du groupe à l'Assemblée nationale, passé de 295 à 31 députés. Le pire revers qu'aient connu les socialistes depuis la refondation du parti, en 1971.Aujourd'hui libéré de son devoir de réserve, il analyse les causes de la débâcle de la gauche de gouvernement sans com- plaisance ni langue de bois, en désignant les responsables.Un essai coup de poing pour mieux penser la suite et rassembler son camp face à Emmanuel Macron, " l'homme qui vient de la gauche et qui convient à la droite ".
« Qu'avons-nous à gagner à vouloir imaginer l'absurde ? » demande l'un des personnages de ces nouvelles. Excellente question dont la réponse est peut-être dans ce livre. Gérard Blua a une manière tout à fait à lui de parler. Il ne nous épargne rien, mais comme il connaît la langue de la poésie et celle du fantastique, l'épreuve est douce. Mais il fallait un vrai talent, un talent précis et pourtant aventureux, pour nous en convaincre. Raymond Jean
La gauche plurielle est-elle un slogan publicitaire, ou une réalité ? Où en sont les divergences entre les partenaires de la gauche ? Le grand débat entre les communistes et les socialistes sur la réforme et la révolution a-t-il été, définitivement, surmonté ? Les écologistes peuvent-ils prétendre à être membres de la gauche plurielle ? L'Europe reste-t-elle un élément de désordre ? Et revenir sur la scission entre communistes et socialistes, à Tours en 1920, est-ce un mythe, une réalité ? Quant à la nouvelle synthèse défendue par la gauche plurielle, est-elle soluble dans le blairisme ? Est-elle menacée par l'émergence de l'extrême gauche sur le plan électoral ? Autant de questions auxquelles répond Jean-Christophe Cambadélis, dans cet essai qui traite du pluralisme en général, et de la gauche plurielle en particulier.
Trop connu, le Front national est méconnu, de même que l'histoire de l'extrême droite qui sous-tend les actions du mouvement frontiste rapportées dans la presse. Mais connaît-on le parti de Jean-Marie Le Pen ? Quelles sont ses racines depuis la Seconde Guerre mondiale, les clubs qui l'ont influencé, les réseaux qui s'étendent dans la société française ? Comment le Front a-t-il surgi, qui est responsable : une droite déboussolée en 1981 ? les gaullistes incapables de répondre ? les notables caressant l'extrémisme depuis l'OAS ? la gauche utilisant le Front national ? Quels sont les ressorts de l'extrême droite française ? Le racisme, le national-populisme, l'hétérophobie, la montée du chômage, l'Europe, la société post-moderne ? Quelle est la stratégie du FN ? L'OPA sur la droite, l'alliance avec celle-ci, la combinaison des deux ? Qui sont-ils, d'où viennent-ils, les successeurs potentiels de Jean-Marie Le Pen ? Le Front national veut-il ou peut-il prendre le pouvoir ? Quelle est la signification réelle des élections régionales ? Après des années d'études et d'enquêtes, ce livre tente de répondre à toutes ces questions. Il s'agit ici moins de révélations, bien que l'ouvrage en fourmille, que de comprendre le phénomène frontiste. Une synthèse remarquable d'un demi-siècle de l'extrémisme, et le suivi pas à pas du parti de Jean-Marie Le Pen.
De nos jours, l'accusation se crie, la vérité se chuchote. L'ancien président de l'UNEF-ID et fondateur du Manifeste contre le Front national, démonte l'accusation qui l'a conduit à une mise en examen, et aborde les ressorts de l'affaire MNEF. Dans son livre, Jean-Christophe Cambadélis, aujourd'hui député de Paris, se raconte, et explique l'itinéraire d'une génération, celle des années 70, coincée entre Mai 68 et, plus tard, la génération Mitterrand. On y croise les trotskistes, l'énigmatique Pierre Lambert, mais aussi toute une galerie de portraits des acteurs de ces années politiques et... François Mitterrand. Pourquoi ces révolutionnaires ont-ils rejoint le trotskisme ? Pourquoi l'ont-ils quitté ? Qu'est-ce que l'entrisme des trotskistes ? Pourquoi, et comment, sont-ils passés au Parti socialiste ? Jean-Christophe Cambadélis n'esquive aucune question.
Au moment où la gauche se divise entre frondeurs et tenants d'une politique plus libérale, le Premier secrétaire du Parti socialiste tire la sonnette d'alarme pour que la Gauche revienne à ses fondamentaux, son seul gage de survie pour demain." La gauche a laissé ses valeurs au bord du chemin. Tout à sa volonté du redressement économique du pays. Tout à sa démonstration que le procès de la droite en incompétence est infondé. Elle a oublié l'essentiel : à gauche les valeurs décident de tout. La politique a horreur du vide. Lorsqu'on ne travaille pas ses valeurs, ce sont celles des autres qui s'imposent. Depuis vingt ans, l'identité, l'insécurité, l'immigration ont pris la place de l'égalité, la liberté, la solidarité etc. Ce livre est une tentative de reprendre pied dans ce combat culturel, indispensable, au rapport de force idéologique, lui-même préalable au combat politique et électoral. " Jean-Christophe Cambadélis
De la Hongrie à la Suisse, l'Europe communautaire est de plus en plus tentée par les solutions populistes.La déconstruction des États-nations, l'émergence d'une droite xénophobe, d'un national-populisme est dangereuse : elle mène à terme à la guerre civile ou au recours à un état autoritaire.Jean-Christophe Cambadélis analyse les métamorphoses de ce phénomène en Europe et expose la défaite de la pensée progressiste au détriment d'un nouveau " politiquement correct " : l'identité nationale, voire régionale, qui favorise les tendances centripètes à l'oeuvre en Europe.À la veille des élections européennes, un pavé dans la mare quand on sait que les partis populistes devraient compter près de cent eurodéputés sur les 754 siégeant au Parlement européen.