Jean-Baptiste Ferrero
Jean-Baptiste Ferrero
Quand Max Heilbronn, écrivain au passé trouble, voit resurgir un témoin de son histoire enfouie, son quotidien bascule. Entre Lannion et Trégastel, secrets d’État, trafics et druides illuminés se mêlent dans une enquête aussi drôle que haletante.
Je n'oublierai jamais le matin où je t'ai quitté. L'appartement était plongé dans le silence, déjà déserté, avant même que je me sois volatilisée. Je suis restée une seconde à regarder autour de moi, et mes yeux se sont posés sur ton écharpe, celle que tu portais le jour de notre rencontre. Je l'ai ramassée puis je l'ai enroulée autour de mon cou. Maintenant, vas-y ! me suis-je dit. Pars, avant qu'il ne soit trop tard. Quand j'ai refermé la porte derrière moi, je n'ai pas pu me résoudre à un dernier regard en arrière. Quelques années avant la chute du mur de Berlin, Greta Schneider rencontre Henry Henderson, et elle est immédiatement séduite. Cet ingénieur anglais offre à Greta un aperçu du monde au-delà du rideau de fer. Comme le visa de Henry arrive à expiration, il demande Greta en mariage et celle-ci obtient l'autorisation de partir avec lui en Angleterre. Ils filent le parfait amour, jusqu'au jour où, sans crier gare, Greta disparaît, ne laissant qu'un mot derrière elle ainsi que mille questions sans réponse. Trente ans plus tard s'offre à Henry une chance de retrouver Greta lorsqu'il reconnaît un certain collier porté par une jeune femme. Si Greta est encore en vie, quels sombres secrets l'ont contrainte à disparaître du jour au lendemain ? Pourra-t-elle enfin lui avouer l'inavouable ? « Caroline Bishop dépeint habilement une histoire d'amour courant sur plusieurs décennies, le tout nimbé de mystères sur fond de guerre froide. Une époustouflante narration en poupée russe. Je n'ai pas lâché le livre. » Jenny Lecoat, autrice de La Clandestine de Jersey
Quand Mathieu, archiviste timide, perd sa compagne journaliste dans un meurtre atroce, il se lance malgré lui dans une chasse à l’homme aux côtés d’un flic usé et de l’Archange, tueur à gages aussi redouté qu’énigmatique.
Thomas Fiera, privé aux méthodes souvent expéditives, accompagne un vieux monsieur de sa maison de retraite espagnole jusqu'à un établissement niçois. La balade est plus mouvementée que prévu. Des truands et des agents très spéciaux s'intéressent au petit vieux. Ce dernier a l'âge du père du détective, il a vécu lui aussi en Algérie dans les années 60. Et si les deux hommes s'étaient connus là-bas ? Les kilomètres sur des routes chauffées à blanc, comme les révélations distillées au compte-goutte par son passager, assomment le détective. Et si on ne lui avait pas confié cette mission par hasard ? Et si son passé le rattrapait... Le retour de Thomas Fiera et de sa fine équipe. Un road movie aussi trépidant que poignant. Un duo sacrément atypique : un privé aux méthodes aussi expéditives et violentes face à un petit vieux bien plus vert et retors qu'il n'y paraît. En filigrane : l'Algérie, la décolonisation, les rapatriés... Vaste programme. Une langue bien verte, beaucoup d'humour, un peu d'histoire.
Une amie de Thomas Fiera a été sauvagement assassinée. La police semblant traîner des pieds pour se mettre à la poursuite des coupables, le détective se lance dans une enquête aussi stupéfiante que dangereuse. Et derrière ce qui pourrait n'être qu'un fait divers sordide, le privé met à jour un inquiétant complot : un groupuscule de scientifiques illuminés cherche à « améliorer » l'espèce humaine... Sans rien perdre de son humour décapant et décalé, Thomas Fiera, accompagné de sa fine équipe, se montre encore plus expéditif et déterminé que lors de ses précédentes aventures. Quand la justice n'est plus possible, alors il reste la vengeance.
Thomas Fiera, enquêteur privé est appelé à la rescousse par un ami d'enfance, en conflit avec un caïd local. Il se retrouve aussitôt embarqué dans une enquête sordide, de l'autre coté du périphérique et constate à son grand désespoir que la banlieue n'est décidément plus ce qu'elle était : on y viole, on y massacre, on y corrompt, on s'y drogue, on s'y radicalise et on s'y débauche comme jamais... Cynique mais pas blasé, idéaliste mais pas naïf, notre héros gouailleur et un poil dépressif entreprend avec sa fine équipe une véritable croisade pour défendre les innocents et botter le cul des méchants. Thomas Fiera est un détective ricaneur, anar, défenseur de la veuve et parfois même de l'orphelin. Ferrero lui a déjà consacré 6 romans et une dizaine de nouvelles. Les personnages secondaires : le héros est entouré d'une équipe hors du commun. Chacun des membres a sa spécialité mais aussi ses caractéristiques physiques. Tous sont diaboliquement efficaces, voir destructeurs. De l'action, de l'humour et une langue, assez verte, parfaitement maîtrisée. Fiera est un personnage récurrent. Banlieue Est relate sa sixième aventure. On y retrouve la fine équipe qui l'accompagne toujours. Un détective venu aider un vieux copain se retrouve embarqué dans une sordide enquête, semée de cadavres. Un western magnifique et drôle sur la banlieue. Les cités comme on ne les a jamais montrées.
À la veille des dernières élections municipales, une petite ville du nord de la France, grouillante de passions et de secrets, pas toujours honorables... Ici, comme ailleurs, les politiciens en mal de pouvoir ont plus d'un tour pendable dans leur sac à malice. Les électeurs, eux, ont peur : des voyous, des loubards, des violeurs, des voleurs et des agresseurs de tout poil. Pour rassurer les vieux gogols qui montrent les dents, on déclenche une machine infernale, dont les éclats vont labourer toute la vallée du Lyseron. Un ex-commissaire corse, un président de club sportif bombardé chef de la milice d'autodéfense, des employés « toutes mains », des vieilles femmes qu'on bouscule ou qu'on assassine animent le décor, saupoudré de magie noire, des cités ouvrières encore parcourues par les tracteurs des fermiers. L'action avance au son de la matraque. Et c'est toute une population - celle des faits divers de nos journaux - qui joue les grognards de cet étrange empire...
Thomas Fiera a une vieille âme toute pleine de fêlures, de blessures et de fissures. C'est une vraie passoire qui attire les fantômes et les esprits égarés et lui, bonne pomme, il ne peut s'empêcher de les aider, ces drôles de clients qui ne payent pas !
5 ans d'infiltration fichus en l'air d'un seul coup de fil ! Quand le Capitaine de l'Infinity convoque Patty Stardust au risque de griller sa couverture, l'agente est furieuse : sa mission au sein de la Guerilla symbolique était sur le point d'aboutir ! Mais Patty connaît-elle vraiment ce groupe d'artistes psychédéliques ? Quand elle comprendra que le happening organisé par leur gourou risque de coûter la vie à une bonne partie des passagers du vaisseau, l'agente va devoir revoir ses priorités !
L'histoire du groupe « Socialisme ou Barbarie » ressemble à celle de toutes les avant-gardes : extrêmement isolé durant son existence (1949-1967), il est devenu quasi-mythique aujourd'hui sans que son apport théorique soit mieux connu. Ses analyses de la bureaucratie n'ont guère été lues par les courants de la gauche critique, et s'il a influencé la mise en cause du marxisme dans le champ intellectuel français à la fin des années 1970, c'est au prix d'une dénaturation profonde de ses idées dans la mesure où elle n'avait comme objectif que de dénoncer le totalitarisme communiste, passant sous silence ses critiques du capitalisme. S'il paraît impossible de saisir la part exacte qui revient à Castoriadis dans ces influences, du moins peut-on cerner son apport comme penseur original en tâchant de prendre la mesure des spécificités de son oeuvre par opposition à celles de ceux qui l'ont côtoyé. Une chose, en effet, est l'accord sur l'analyse des systèmes bureaucratiques - qu'ils soient staliniens ou capitalistes -, une autre les propositions concrètes et les affirmations positives que l'on peut en tirer.
Depuis presque cinquante ans, le microscopique village de Barcoussy s'étiole, ses forces vives s'épuisant année après année. Tel un gastéropode déshydraté au fond de sa coquille, il se replie, s'enterre, se racrapote, s'engloutit en lui-même dans la totale indifférence de l'Univers connu. A rebours du reste de la région, plutôt dynamique à tous points de vue, la vie économique y est moribonde, la fécondité en berne et la vie culturelle réduite à la portion congrue. On y meurt plus tôt qu'ailleurs, souvent plus douloureusement et presque toujours seul. Les jeunes s'enfuient au loin dès que la moindre opportunité s'offre à eux. Ils ne sont pas difficiles, pas exigeants et le job le plus merdique, le boulot le plus humble leur apparait comme un billet de première classe pour le Paradis. S'il n'était soumis au secret professionnel, le pharmacien pourrait vous révéler que la consommation d'antidépresseurs, d'antidouleurs, d'éther et d'opiacés sous toutes leurs formes y est très largement supérieure à la moyenne nationale et ce, sans compter les drogues légales que sont pinard, jaja, pastaga, binouze, gnôle et autres tord-boyaux faits maison. Quoiqu'abondamment peuplé de peine-à-jouir, Barcoussy s'envoie en l'air à coups d'expédients, d'ersatz et au vu des quantités de carburant, le bled n'est pas près d'atterrir. Il en faudrait si peu à ce village pour sortir du marasme : une oreille musicienne par exemple. Mais les péchés des pères retombent sur les enfants.