Jean Amrouche
Jean Amrouche
Réalisés en 1951, ces entretiens de Paul Claudel avec Jean Amrouche sont précieux. Car, mieux qu'un livre, ils sont la vie même. Claudel revoit toute sa destinée : son enfance, sa famille, sa soeur Camille au génie si déroutant, son éducation imprégnée du "matérialisme du scientisme de l'époque", la révélation de la Foi chrétienne, un soir de Noël 1886 à Notre Dame... C'est non seulement un destin qui se déroule sous nos yeux, mais c'est aussi une pensée active, toujours en éveil - jusqu'aux "dernières caravanes" - un esprit scrutateur qui s'interroge lui même aussi bien qu'il interroge le monde. Dans ces entretiens, Claudel revient sur sa carrière diplomatique, mais surtout sur la lente gestation de son oeuvre dans laquelle le romanesque ne tient aucune place. Une voix ample, riche de son âge, une voix heureuse de la certitude de pouvoir faire entendre son message, presque assimilé à une mission suprême... Une voix bien décidée à ne pas se taire jusqu'à son dernier souffle. Jean-Yves Patte & Patrick Frémeaux1er entretien : L'enfance - Villeneuve... - Double origine noble et roturière - Violences du tempérament héréditaire - 2ème entretien : Les premières études - Camille, le génie de la famille - La vocation artistique - Paris - Burdeau - Hugo - Renan - 3ème entretien : L'adolescence - Rimbaud - La solitude - Premiers écrits : l'Endormie, Fragments d'un Drame. - 4ème entretien : Tête d`Or - Lectures décisives : Shakespeare, Les tragiques grecs, Racine, Virgile, Dostoïevski - 5ème entretien : Suite : Aristote - Bossuet - Flaubert - Pascal - Le vers français - 6ème entretien : Contrainte et liberté en art - Valéry et Gide - Dante - Pascal écrivain - Tête d'Or - Mallarmé - La conversion. - 7ème entretien : Tête d'Or - Signification sur le plan religieux - Les premières héroïnes - 8ème entretien : Les relations littéraires de Claudel avant l'Amérique - Mallarmé et son enseignement - Saint Thomas d'Aquin - 9ème entretien : Le poète et le monde - Valéry - Le monde, les choses ont un sens - La Ville - 10ème entretien : Les personnages de la Ville - Définition du vers claudélien. - 11ème entretien : Suite : le fol amour et l'autre - La vocation poétique et le mariage -Un monde déshumanisé - 12ème entretien : Les incarnations de la violence - Nietzsche le forcené - La jeune fille Violaine, ébauche de l'Annonce faite à Marie - 13ème entretien : Situation de Paul Claudel en Amérique - L'Echange - Rigueur de la pièce - 14ème entretien : Côté irréel des personnages classiques - Analyse détaillée des personnages de l'Echange. - 15ème entretien : L'interdépendance des personnages - Marthe et Thomas Pollock - Turelure et Sygne - Jules Renard - 16ème entretien : L'exil en Chine - Vocation religieuse et vocation poétique - Les deux Sommes de Saint Thomas - Tentation du cloître - 17ème entretien : Lecture de la lettre à Mallarmé - Connaissance de l'Est... - 18ème entretien : Importance des différentes facultés données par Dieu. - 19ème entretien : Vie en Chine - Influence du Tao - Désapprobation du bouddhisme - 20ème entretien : Le repos du Septième jour - Admiration pour le théâtre chinois ; rapports avec Debussy - 21ème entretien : L'Art Poétique - Les Muses - la crise de Partage de Midi - 22ème entretien : Conception de la Poésie - La marche à tâtons - L'amitié de Philippe Berthelot.
Réalisés en 1951, ces entretiens de Paul Claudel avec Jean Amrouche sont précieux. Car, mieux qu'un livre, ils sont la vie même. Claudel revoit toute sa destinée : son enfance, sa famille, sa soeur Camille au génie si déroutant, son éducation imprégnée du "matérialisme du scientisme de l'époque", la révélation de la Foi chrétienne, un soir de Noël 1886 à Notre Dame... C'est non seulement un destin qui se déroule sous nos yeux, mais c'est aussi une pensée active, toujours en éveil - jusqu'aux "dernières caravanes" - un esprit scrutateur qui s'interroge lui même aussi bien qu'il interroge le monde. Dans ces entretiens, Claudel revient sur sa carrière diplomatique, mais surtout sur la lente gestation de son oeuvre dans laquelle le romanesque ne tient aucune place. Une voix ample, riche de son âge, une voix heureuse de la certitude de pouvoir faire entendre son message, presque assimilé à une mission suprême... Une voix bien décidée à ne pas se taire jusqu'à son dernier souffle. Jean-Yves Patte & Patrick Frémeaux
C'EST par l'intermédiaire du poète et éditeur Armand Guibert que Jean Amrouche et Jules Roy se sont connus en 1937. Dès 1938 et pratiquement jusqu'à la mort du poète en avril 1962, les deux hommes échangent une intense correspondance qui permet de reconstituer la genèse, l'histoire éditoriale des oeuvres poétiques, l'action littéraire d'Amrouche à Tunis, chez Charlot à Alger et à la revue l'Arche à Paris. Et qui témoigne, au delà des malentendus et des blessures, d'une amitié hors du commun. Si elles constituent un document littéraire et humain saisissant de spontanéité et de vérité, ces lettres apportent surtout un témoignage capital sur la montée du sentiment nationaliste algérien, sur les déchirements engendrés de part et d'autre par la guerre d'Algérie, et sur les liens qui subsistent entre les deux pays en dépit - ou à cause - d'une histoire commune. Cet émouvant plaidoyer en faveur de l'amitié entre deux peuples constitue aussi l'un des messages de ce qu'on a appelé l'École d'Alger.
« Cest de la com ! »Cette expression se veut dévastatrice, et elle lest. Que se passe-t-il ? « Avant », le schéma était simple Un émetteur, un récepteur, un message plus ou moins formaté. Et parfois de la contestation. Le schéma pépère, où lenjeu principal était de « faire passer le message ». La « manière » était reine, elle permettait beaucoup. La pub était à son heure de gloire La communication savait rendre cela joli, voire très séduisant. Et le message institutionnel pesait souvent son poids de langue de bois, déléments de langage artificiels et convenus... Et puis, patatras, les messages ne passent plus ! Le livre de Bernard Emsellem tire la conclusion : abandonner définitivement lidée de « faire passer le message » chère aux dirigeants. On ne fera plus accepter les messages comme ça. Cest une autre approche fondée sur linformation, dans une relation de respect, avec une participation à modalités multiples quil faut porter. Non plus « faire passer » mais : expliquer, débattre, partager, construire avec, dé
En 1871, Arthur Rimbaud débarque à Paris. Il y rencontre Paul Verlaine. Commence alors entre ces deux hommes une histoire qui les lie à tout jamais. Pendant deux longues années, les deux hommes s'aiment en secret et composent des vers magnifiques, des poèmes aujourd'hui encore adulés et connus de tous... Pourtant l'histoire d'amour entre les deux hommes dégénère et un jour de juillet 1873 à Bruxelles, en proie à l'alcool, tiraillé par ses sentiments, Paul Verlaine tire une balle sur Arthur Rimbaud. Ce dernier, profondément choqué par cet événement, quitte Verlaine et part s'installer à l'étranger.