Jarett Kobek
Jarett Kobek
New York, septembre 1986. Fraîchement débarqué de sa petite ville perdue du Wisconsin, Baby, un jeune homme encore ingénu, est sauvé in-extremis d'un squat sordide par Adeline. Tel un ange gardien, cette étudiante en art anticonformiste le guide à travers la Grosse Pomme et ses charmes empoisonnés. Dans Times Square, où les pièges à touristes n'ont pas encore remplacé les cinémas érotiques, les premiers émois d'une homosexualité encore inexplorée cèdent bien vite la place aux soirées clubbing avec drogues à foison. Au temps du New York des premières grandes drag-queens, de la contre-culture no future et d'un East Village résistant à la gentrification, il ne restera qu'Adeline pour sortir Baby de sa spirale kétaminée. Avec Le futur ne tardera plus, Jarett Kobek signe un roman d'apprentissage explosif et une grande histoire d'amitié. Sa plume ressuscite le New York disparu de cette décennie de folles nuits et de profondes transformations, entre nostalgie et critique acerbe des dérives qui deviendront les maux de notre époque. « On ne peut pas revivre le passé ? Bien sûr que si. »
Après avoir commis « la seule faute impardonnable du début du XXIe siècle » - exprimer publiquement une opinion impopulaire -, Adeline, célèbre illustratrice de bande dessinée, devient la cible d'attaques haineuses sur les réseaux sociaux. Ellen, une jeune femme de vingt-deux ans sans histoires, subit le même sort lorsque des photos de ses ébats sexuels avec son petit ami du lycée se propagent de manière virale sur la toile. Dans le San Francisco de 2013, elles ont fait l'erreur d'être des femmes au sein d'une société qui déteste les femmes. Dans Je hais Internet, Jarett Kobek pose un regard satirique sur une société hyper-connectée, tout acquise au virtuel, intrusive. Il s'en prend à l'idéal libertaire aux origines d'Internet, et se demande comment les géants du net ont réussi à générer des milliards de dollarsen exploitant la créativité d'internautes impuissants, sans rencontrer d'opposition. À l'ère du sacre des réseaux sociaux, un récit jubilatoire et salutaire.