Jacques-noël Pérès
Jacques-noël Pérès
À la suite d'un colloque organisé sur ce thème en septembre 2007 à l'Institut catholique de Paris, ce livre propose un premier bilan sur la recherche consacrée aux écrits apocryphes chrétiens des premiers temps de l'Église. Littérature souvent méconnue, riche d'un imaginaire débordant et parfois fantaisiste, ces textes témoignent aussi de la réalité des différentes communautés chrétiennes anciennes. Mais que disent les apocryphes de cette diversité ? Comment les formes artistiques interviennent-elles dans la mise en valeur de ces récits ? Comment croiser les approches historiques, exégétiques, théologiques, littéraires ou iconographiques ? Autant de questions abordées et débattues ici, qui invitent à leur manière à découvrir les textes eux-mêmes.
En mars 2012 s'est tenu à l'Institut catholique de Paris, sous l'égide de l'Institut supérieur d'études oecuméniques (ISEO), le Colloque des facultés" (i e le Theologicum, l'Institut protestant de théologie-Faculté de Paris et l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge). Le thème traité était : La réception de Vatican II : en cinquante ans, quels effets pour les Eglises ? Y ont participé quelque trois cents personnes, des théologiens et plus simplement des hommes et des femmes engagés ayant des responsabilités oecuméniques au plan paroissial ou régional, catholiques (latins et orientaux), orthodoxes et orthodoxes orientaux, protestants, anglicans et évangéliques. Il s'agissait, non de reprendre tout ce qui s'est dit ou fait lors du concile Vatican II, mais de mettre en lumière les implications qui en ont découlé, pour l'Eglise catholique certes, mais aussi pour les autres Eglises chrétiennes, quels en ont été les enjeux et quels en sont encore les effets. Comment avons-nous tous vécu et reçu Vatican II ? Ce concile a-t-il été un concile vraiment oecuménique ?".
Toute pratique des diverses Eglises chrétiennes est nécessairement en résonance avec la foi et a des implications éthiques et dogmatiques. En retour, l'enseignement de ces Eglises induit ou renouvelle les pratiques des chrétiens. Cette constante tension entre ce qui est cru et la prière ou les dispositions que l'on a à prier, est celle que les théologiens distinguent entre la lex credendi et la lex orandi. Le théologien et l'anthropologue, le professionnel des pompes funèbres et le pasteur, en dialoguant entre eux comme avec l'ensemble des participants au Colloque des facultés de cette année, aideront à comprendre la raison d'être et l'évolution des pratiques autour de la mort : inhumation et crémation, liturgie des services funèbres, implication des laïcs dans les équipes de funérailles. Ce sera pour tous l'occasion de poser la question du témoignage que les chrétiens, dans une perspective oecuménique, ont ensemble à rendre face à la mort, c'est-à-dire aussi dans l'espérance commune de la résurrection.