Jacques Tassin
Jacques Tassin
Et si la forêt nous parlait, à condition de savoir l’écouter ? Jacques Tassin, écologue et marcheur infatigable, nous entraîne dans une odyssée sensible où science et poésie se mêlent pour révéler les secrets des arbres et notre lien intime avec eux.
Et si les plantes invasives n’étaient pas nos ennemies, mais les miroirs de nos contradictions ? Ce livre audacieux invite à redécouvrir le robinier, la renouée du Japon ou le figuier de Barbarie.
Vendômois, 1585. Pierre de Ronsard, loin des fastes de la Cour, découvre sous les yeux de Hupenoire, jardinier lettré et provocant, une nature bien plus vivante que ses vers ne l’avaient imaginée.
Et si l’avenir de la planète se jouait dans nos champs ? AgriculTerre de Jacques Tassin propose une réflexion urgente et poétique sur la nécessité de réinventer l’agriculture pour préserver le vivant et nourrir demain.
Au-devant de Genevoix relate une courte et intense rencontre, menée sur les berges d'un étang du Loiret, entre un lecteur passionné et l'écrivain qu'il admire. Cette rencontre est autant fictive, dans son déroulement, que réelle dans son contenu. Fictive, parce qu'elle procède d'un dialogue imaginaire avec un personnage se situant hors du temps. Réelle cependant, parce qu'elle rend compte de cette parenté vivante, éprouvée par chacun de nous, qui s'établit de manière archaïque entre un écrivain et ses lecteurs. L'auteur de ce livre, profondément habité par le personnage de Maurice Genevoix pour l'avoir lu et relu, développe un dialogue souvent troublant. Il ne se contente pas d'imaginer ou de rendre plausible une telle conversation : il l'ancre dans la réalité même du personnage et des lieux. Les procédures mimétiques employées, qui renvoient parfois au style même de Genevoix, dont sont reproduits aussi bien le parler du Grand échiquier ou d'Apostrophes, que l'écriture de Raboliot ou de Trente mille jours, participent de ce réalisme. Cette rencontre se nourrit aussi, en vis-à-vis de cette très simple conversation déambulatoire autour d'un étang, d'un ensemble d'éclairages sur les convictions profondes de Genevoix. Voir en lui un grand témoin de la Grande guerre, un écrivain régionaliste, ou même un chantre de la nature sauvage, demeure terriblement réducteur. L'homme dont il s'agit procède plutôt d'un enchevêtrement de champs de forces qui le propulsent, à partir de son expérience mutilante du front, dans une célébration aimante et poétique de la vie, en ce qu'elle a de visible ou d'invisible. Un tel élan intérieur, aux accents parfois mystiques, échappe à toute catégorisation littéraire. Jacques Tassin reprend le style allégorique de Un Jour, roman testamentaire de Maurice Genevoix, pour nous aider à découvrir la part la plus intime d'un très grand écrivain. En tant qu'écologue et naturaliste, à l'écriture sensible, grand lecteur de Genevoix, fin connaisseur du personnage, à qui il a déjà consacré plusieurs livres, il nous guide sur les berges d'un homme hors du commun qu'il revient à chacun d'entre nous de préserver de l'oubli.
Parce qu'elle offre un plaisir littéral, celui de la fable, et promet en même temps un sens dissimulé sous la séduisante enveloppe du récit, l'allégorie prend place au plus près des formes romanesques. De fait, elle ne doit pas être entendue seulement sur le plan stylistique, mais comme une figure qui structure en profondeur Les Rougon-Macquart et sollicite ainsi le lecteur. Eléonore Reverzy montre en effet comment Zola se bat avec l'idée ou plus exactement avec les formes qu'il choisit pour en concrétiser la mise en intrigue. La question de la clarté s'avérant particulièrement riche d'implications pour l'esthétique naturaliste, l'allégorie est interrogée ici comme facteur de lisibilité. Et là où le romancier déclare que ses personnages «racontent le second Empire, à l'aide de leurs drames individuels», La Chair de l'idée expose la manière dont la construction allégorique se déploie dans divers champs : l'histoire, dont l'écriture motive les grands déplacements analogiques, la philosophie ou l'éthique zolienne qui justifient le recours à de multiples procédés d'incarnation, enfin la représentation de la création artistique. Aussi, est-ce un roman « pensif » que cet essai fait le pari de lire dans Les Rougon-Macquart.
Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s'écoula sans qu'il ne pense à ceux de 14, ses frères d'armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l'un de nos plus grands chefs-d'oeuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s'estompa pas, l'ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes »... Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d'épouvante ? Et pourtant, sa vie témoigne jusqu'à la fin d'une joie rare, d'une capacité intacte à s'émerveiller devant le monde. L'académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s'en fait l'âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l'écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française. Cette biographie nourrie d'archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l'Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.
Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s'écoula sans qu'il ne pense à ceux de 14, ses frères d'armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l'un de nos plus grands chefs-d'oeuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s'estompa pas, l'ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes »... Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d'épouvante ? Et pourtant, sa vie témoigne jusqu'à la fin d'une joie rare, d'une capacité intacte à s'émerveiller devant le monde. L'académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s'en fait l'âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l'écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française. Cette biographie nourrie d'archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l'Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.
Cette petite anthologie, qui restitue dans leur contexte les écrits des propagandistes antijuifs s'inscrivant à gauche, bouscule les idées reçues en démontrant que les grands ancêtres du socialisme, de Fourier à Tridon, en passant par Proudhon, ont largement contribué à la naissance de l'antisémitisme moderne.