Jacques Cellard
Jacques Cellard
Massilia, IIᵉ siècle. Flora, jeune et enjouée, manie l’art de la séduction comme une arme pour conquérir liberté et fortune.
Massilia, IIᵉ siècle. Flora, jeune et ambitieuse, manie avec audace les plaisirs et les intrigues dans l’auberge de son père, où patriciens et matelots se croisent.
« Je veux bien que ce ne soit pas drôle de se retrouver à quinze ans quasiment orpheline et sans le sou ; mais des familles ruinées par le Panama, il n'en a pas manqué autour de nous, et toutes leurs filles ne sont pas devenues ce que je suis. » Ainsi débutent les confessions à la Jean-Jacques Rousseau de Lucienne Chauron, une petite Parisienne de la fin du siècle dernier. C'est dans son tub, et grâce aux bons offices de la bonne, qu'elle apprécie pour la première fois, à treize ans, les avantages de la « différence » qui la sépare de Maximilien, son frère aîné. Elle y prend goût avec Vincent, le meilleur copain de son frère ; puis, avec Lydie, une camarade d'école. Aux amusements d'enfants succèdent des plaisirs plus consistants, jusqu'au jour où, sur la banquette d'un fiacre, elle perd ce qui lui reste d'innocence. Exilée en province chez un oncle, elle n'en poursuit qu'avec davantage d'ardeur sa quête d'aventures interdites. Une amie de pension d'abord, puis le jardinier de la maison, et enfin son cousin Léon, qu'elle déniaise allègrement, l'aideront à égayer son séjour. Placée pour quelque temps comme soubrette chez les châtelains de l'endroit, elle y vérifie que le plaisir partagé se soucie peu des particules. Quand elle reprend, dans les derniers mois de 1889, la route de Paris, c'est une véritable jeune femme qui s'apprête à affronter, armée de ses seuls charmes, les hasards de la capitale. Ce sont ses souvenirs d'adolescence que nous publions aujourd'hui, dans la spontanéité d'un récit authentique et naïf.
Rouen, 1850. Emma, jeune femme en quête d’absolu, défie les conventions et s’abandonne à ses passions interdites. Entre roman rose et tragédie noire, voici une réinvention audacieuse de Madame Bovary, où l’érotisme le dispute à la fatalité.
Fille de petits-bourgeois ruinés par l'affaire du canal de Panama, Lucienne a retenu de son enfance difficile, 1 qu'il n'y a pas de sot métier. Joignant l'utile à l'agréable, elle exerce et raconte celui qu'elle s'est choisi avec une philosophie souriante et une crudité rigolarde. Quand elle reprend, en 1890, le fil de son autobiographie, Lucienne est devenue Lulu pour ses ami(e)s et Lulu-bath-au-pieu pour les intimes. Elle donne la pleine mesure de ses talents amoureux au couvent des Odalisques, une des « maisons de société » les mieux fréquentées du quartier de l'Opéra. Autour d'elle s'affaire le pittoresque bataillon des petites marchandes de plaisir : Irma-les-béguins, La Normande, Mélie-va-des-trois, Cléo, Fanny, Julia-comme-son-doigt et quelques autres, vouées et dévouées, moyennant une honnête rétribution, aux fantaisies d'un régiment d'amateurs : M. Pantalon, le Duc d'Aumale, M. Godart, le Berger fidèle, M. Sucre d'Orge, M. Gymnastique et beaucoup d'autres, nos semblables, nos frères...
Été 1888... À dix-neuf ans, Agnès de S. est encore innocente mais point idiote. Elle connaît, certes, quelques pratiques solitaires découvertes au couvent de l'Immaculée-Conception mais aspire à d'autres plaisirs moins égoïstes. Ces faits audacieux, Agnès ose les consigner dans un journal très intime... Elle y confesse les étapes d'une éducation sensuelle orchestrée par deux "institutrices" remarquables : sa femme de chambre et une aristocrate distinguée, amie de sa mère. Il y aura aussi les plaisirs donnés à un petit paysan innocent, les furtives aventures au château avec des hommes croisés au gré des visites mondaines... Un livre délicieusement subversif où l'on se délectera des sublimes audaces d'une jeune fille qui bafoue avec allégresse l'hypocrisie de la société aristocratique et bourgeoise.
Connaître son propre nom n'est pas un grand exploit. En connaître la signification est une autre affaire, car les plus transparents ont leurs secrets, leur histoire et, souvent, leurs origines lointaines. Quelque 5 000 noms de familles sont étudiés ici, certains articles étant agrémentés d'une courte biographie d'un personnage illustre, porteur de ce nom. Ces notices tissent, entre l'histoire de notre pays et celle de ses familles, un réseau remarquable de correspondances à travers les siècles. De même, chaque nom de commune a sa signification, d'apparence parfois trompeuse : non, Bordeaux n'est pas la ville du bord de l'eau, Lille n'évoque aucune île, et Oreilla n'a rien à voir avec l'ouïe. Ce livre donne la clef de plus de 4000 noms de villes ou villages. Il montre comment s'est construite notre toponymie et nous fait revivre, à travers les noms qui en portent la marque, les moments décisifs de l'histoire de la France