Jabbour Douaihy
Jabbour Douaihy
La vie - toute en désillusions et en violences feutrées - d'un Libanais, solitaire et féru de littérature, depuis la fin des années 1950 jusqu'à l'explosion qui a ravagé en 2020 le port de Beyrouth. Fils unique d'un père cordonnier et d'une mère angoissée, ce héros ordinaire est enclin à rêver sa vie. Liaisons vouées à l'échec, emballements politiques éphémères, découverte de textes qui se révéleront les compagnons les plus infaillibles - jusqu'à une réclusion toujours plus prononcée, comme pour se prémunir du monde et de tous ses poisons. Mais l'isolement est lui aussi un poison... Ce roman d'une facture classique est à la fois un chant funèbre pour le Liban et l'histoire d'un personnage magnifique, dandy éclairé, saboteur dilettante, façonné par son époque mais toujours à contre-courant.
Des experts procèdent au désarmement de l'Irak, mais Bush préfère la guerre et s'y prépare. Martin, en mission à l'ONU, développe un plan B pour l'éviter. Février 2003, l'offensive Américaine est éminente. Des milliers de personnes se réunissent à Mossoul et Bassora selon le plan B. L'armée doit contenir les manifestants. Un colonel envisage un coup d'État. Mais le Conseil militaire Irakien en exil ambitionne de diriger le pays. S. Hussein se maintiendra-t-il ? La guerre aura-t-elle lieu ?
« Il ne faut jamais cesser le combat Qu'importe les épreuves difficiles Il ne faut jamais baisser les bras Savoir dompter les maux indociles » Jonathan Machado décrit son oeuvre comme un « recueil de poèmes autobiographique » inspiré par Raymond Queneau. Avec une grande liberté de ton et de forme, il raconte sa quête du bonheur, malgré les accidents de la vie. Handicapé par une neuropathie précoce, il se raccroche au soutien précieux de soignants et de ses proches pour surmonter ses graves problèmes de santé. Optimiste de nature, il pose un regard plein de sagesse et une bonne dose d'humour sur son existence écoulée et livre une vraie leçon d'espoir.
Après avoir bourlingué à travers le monde, Zakaria Moubarak rentre dans son village natal, à l'est de Beyrouth. Quelques mois plus tard, on découvre son cadavre dans le terrain hérité de son arrière-grand-mère. L'enquête explore plusieurs pistes, de la vendetta familiale au règlement de comptes mafieux lié à une toile - volée à une ancienne maîtresse - qui serait un original de Chagall. Empreint d'un irrésistible charme cosmopolite, ce formidable roman, le septième de l'auteur, distille le mystère tout en déployant une foisonnante chronique libanaise.
Déçu qu'aucun éditeur de Beyrouth n'accepte de publier le roman qu'il a écrit entièrement à la main, Farid accepte un emploi de correcteur dans une imprimerie réputée. Il fera chavirer le coeur de l'épouse de son patron avant de découvrir les manoeuvres frauduleuses des gérants de l'imprimerie et de leurs ancêtres. L'auteur présente ici le monde du livre comme un microcosme de Beyrouth, ville qui ne ressemble à aucune autre, pépinière des plus beaux talents, paradis de l'argent sale et de la corruption.
Né à Tripoli, au nord du Liban, dans une famille musulmane, mais adopté par un couple chrétien en mal d'enfants, Nizam s'installe à Beyrouth à l'âge de vingt ans, au moment où s'exacerbent, au début des années 1970, tous les conflits politiques, sociaux et culturels du pays, préfigurant la guerre civile. Finaliste du Prix international du roman arabe (IPAF, le Booker Prize arabe) 2011.