Isabelle Lespinet-Moret
Isabelle Lespinet-Moret
Sommaire Remerciements Préface LES MAINS-D’ŒUVRE EN GUERRE OU L’HISTOIRE D’UNE CATÉGORISATION ADMINISTRATIVE PREMIÈRE PARTIE POLITIQUE DE LA MAIN-D’ŒUVRE POLITIQUE GÉNÉRALE ET RÉGLEMENTATION MARCHÉS, PLACEMENT ET ORGANISATION DU TRAVAIL DEUXIÈME PARTIE LA GESTION INTERSTATUTAIRE DE LA MAIN-D’ŒUVRE GENRE ET TRAVAIL MAIN D’ŒUVRE IMMIGRÉE ET MAIN D’ŒUVRE COLONIALE CORPS ET SANTÉ TROISIÈME PARTIE TERRITOIRES ET MAINS-D’ŒUVRE DE PART ET D’AUTRE DU FRONT Conclusion
Après plus d'un demi-siècle d'anarchie politique et militaire, l'arrivée au pouvoir de Dioclétien (244-311), soldat sorti du rang, a permis un redressement spectaculaire de l'Empire romain. Soucieux d'assurer la continuité du pouvoir impérial, Dioclétien a mis en place un système politique original, la tétrarchie, associant deux Augustes (Dioclétien, Maximien) et deux Césars (Constance Chlore, Galère). Dorénavant, l'Empire est partagé en quatre zones (Asie/Egypte; Italie/Afrique/Hispanie; Illyrie/Danube; Bretagne/Gaule). L'ouvrage montre comment en vingt et un ans de règne, Dioclétien a réalisé de très importantes réformes politiques et administratives, fiscales et monétaires qui ont transformé en profondeur le monde romain entre 284 et 311. Malgré une action efficace, le « système tétrarchique » de Dioclétien n'a pas résisté au retrait volontaire de son fondateur. Il faudra plus de vingt ans pour que la stabilité revienne, avec l'arrivée au pouvoir d'un empereur unique, Constantin. L'auteur, spécialiste de l'Empire romain tardif, propose ici une biographie fouillée et originale qui met en avant le poids de cette figure unique, mêlant réalisme et utopie, liée à jamais à l'expérience inédite du pouvoir partagé.
S'il est un spectre qui hante l'Europe des XIXe et XXe siècles, c'est bien celui de la classe ouvrière. En témoignent les innombrables enquêtes qui lui sont consacrées : elles disent combien la " question sociale ", telle qu'elle s'invente avec l'industrialisation, est d'abord une inquiétude sur la condition ouvrière et son évolution. Ces mondes ouvriers, si prompts aux soulèvements, constituent une énigme que de multiples enquêtes visent à résoudre, le plus souvent pour conjurer une menace. Ce livre propose un voyage étonnant à ses lecteurs en les conduisant, par les yeux des enquêteurs, dans les taudis de Manchester, les cités minières du Borinage ou les usines Mirafiori de Turin. Il éclaire d'un jour nouveau des figures illustres des sciences sociales : Frédéric Le Play, Max Weber ou Maurice Halbwachs ; mais il les fait aussi voisiner avec des artistes (Zola et les écrivains naturalistes, les cinéastes autour de Chris Marker) et avec des collectifs soudés par un engagement - féministes, jocistes ou révolutionnaires. En explorant ce qui mêla indissociablement pratiques scientifiques et passions politiques, l'ouvrage offre une contribution originale à une histoire transnationale de l'Europe contemporaine.