Ilie Constantin
Ilie Constantin
La poésie d'IIie Constantin dit l'éternité et la Paix. Des poèmes qui s'effilent en rêves prolongés, des mots qui cherchent à réinventer le monde. Les textes d'Ilie Constantin portent le témoignage de la souffrance et de la puissance. Ils sont empreints d'une foi profonde, du désir de l'infini. Ici, l'homme refait l'itinéraire de la genèse, le parcours historique, lorsque le verbe s'est fait terre, lorsque la parole s'est faite corps. La mythologie qui va de la descente d'Ulysse aux enfers à la réincarnation des étoiles, porte en elle-même le signe d'une alliance nouvelle.
Contient : *17* L'automobile fantôme *18* Le problème du joueur d'orgue de barbarie Jamais un être au physique aussi insignifiant n'avait inspiré autant de respect pour ses nombreux diplômes - docteur en philosophie, en droit, en médecine... - et son incroyable capacité à résoudre les plus grands mystères que le professeur Augustus S. F. X. Van Dusen. Malgré sa petite taille, sa maigreur, ses rides, son énorme tête et son immense front surmonté d'un casque de cheveux jaune paille, ses grosses lunettes derrière lesquelles des yeux bleus continuellement plissés vous observent sans ménagement, son caractère grincheux et sa façon de vous parler sans ambages, le professeur Augustus S. F. X. Van Dusen en imposait tant qu'on le surnommait « La Machine à Penser ». Sa logique implacable lui valait d'être souvent dérangé par la police ou par le journaliste Hutchinson Hatch pour les aider à découvrir la clé d'énigmes indéchiffrables. Il interrompt alors de mauvaise grâce ses expériences, accepte de quitter son laboratoire pour apporter les réponses aux questions bien que la plupart du temps, il lui suffit, pour cela, de prendre connaissance des divers éléments de l'affaire, n'hésitant pas à envoyer le reporter les chercher à sa place. En effet, pour lui, un crime n'est qu'une équation parmi tant d'autres, qui trouve sa solution par un examen minutieux des différentes données et un simple calcul. Car, comme il aime à le répéter : « Deux et deux font quatre. Jamais parfois, ou quelques fois, mais toujours quatre ! » Le professeur Augustus S. F. X. Van Dusen, alias « La Machine à Penser », est un personnage créé par l'écrivain américain Jacques FUTRELLE. Il apparaît en 1905 et résout une cinquantaine de « problèmes » avant que son auteur ne disparaisse au petit matin du 15 avril 1912 dans les eaux glacées de l'océan Atlantique Nord dans le naufrage du « Titanic » sur lequel il avait embarqué avec son épouse pour rentrer d'un voyage en Europe. Sa femme, Lily May PEEL, survécut à la catastrophe en montant dans un canot de sauvetage, emportant avec elle une partie des derniers manuscrits de son mari, dont quelques-uns des « problèmes » de « La Machine à Penser » qu'il avait écrits durant son ultime périple. Si quelques récits furent traduits en français depuis, la grande majorité demeurait, jusqu'alors inaccessible aux lecteurs francophones. Ce n'est plus le cas désormais...
Au pays merveilleux de la gaudriole, la princesse s'appelle Monique qui donne sa langue rabelaisienne à tous les chats gourmands... « Il était une fois une princesse moche comme un pou, de la tête jusqu'au cou. Mais alors très super bien roulée, en dessous jusqu'aux orteils. Par exemple elle avait deux nibars melons moulés à la Marylin qui pointaient aux nues dans un décolleté vertigineux, et un petit cul fendu à l'Angelina qui se cambrait aux vents pour un rien. Elle vivait dans une sorte de bois enchanté quelque part du côté de Montbéliard qu'on aurait pu appeler la zone... » On connait la fantaisie langagière de José Noce et son imagination primesautière. Dans ce conte iconoclaste qui fraye avec les fossés de traverse d'une lubricité débridée, son style vivace fait merveille. Une régalade rigolote !
Ilie Constantin est hanté par le temps des origines et de leur rapport à notre conscience et à notre futur ; du « péché de la mémoire » à « l'archéologie de l'avenir ». Certes, le doute est lié à l'obstination de la quête spirituelle, l'homme se voit prisonnier dans des gratte-ciel, son corps n'étant qu'un « hasard d'argile ». Mais son rapport à la nature est la preuve d'un élan mystique ; son enracinement d'homme-arbre « perdu de joie et d'insignifiance » désigne la présence divine. La recherche du livre de repos de l'enfance est proche du désir/besoin d'immortalité. Le paysage est pétri en pleine pâte, vigoureusement. La vie intérieure, « le peuple du dedans », notre dualité, l'amour humain sont scrutés à la loupe incandescente de l'altruisme. Des pages de foi lyrique, d'attente authentique, un sens de l'image foudroyante, un savant découpage dans l'abstrait et le concret, une sensualité vive sont enfin à saluer. Rivage antérieur est une oeuvre marquante.