Hippolyte Taine
Hippolyte Taine
Extrait du "Voyage aux Pyrénées", "Vie et opinions philosophiques d'un chat" est un petit livre de sagesse. À la fois léger et profond, simple et complexe, mais toujours avec humour, à la façon des cyniques grecs comme Diogène, Hippolyte Taine expose à travers les pensées d'un chat de basse-cour né dans un tonneau (!) ses propres réflexions sur la vie, la cruauté, le pouvoir ou encore la raison humaine. «J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure», nous dit l'auteur du "Positivisme anglais". Le texte est accompagné de cinq illustrations de Gustave Doré.
C'est un curieux caractère que celui de La Fontaine, surtout si l'on compare ses façons aux moeurs régulières, réfléchies et sérieuses des gens d'alors. Ce naturel est gaulois, trop gaulois, dira-t-on, exempt de grandes passions et enclin au plaisir. Il faut reconnaître qu'il avait trouvé autour de lui des exemples, et que ces exemples n'étaient pas trop édifiants. La vie bourgeoise était gaie, avant la Révolution, dans les provinces. Faute d'issue, l'ambition était petite; faute de communications, l'envie manquait; on n'essayait pas d'imiter Paris. Les gens restaient dans leur ville, s'arrangeaient une maison commode, un jardin, une bonne cave, dînaient les uns chez les autres, souvent, joyeusement et abondamment, avec des contes salés et des chansons au dessert. Ils aimaient les gaudrioles, faisaient des mascarades, vidaient des quartauts, mangeaient des grillades, et n'avaient pas des moeurs exemplaires... C'est parce qu'il y a une France, ce me semble, qu'il y a eu un La Fontaine et des Français.
Un jeune garçon, enfermé dans sa chambre à cause d'une blessure, écrit un court traité philosophique en s'inspirant de la basse-cour qu'il observe depuis sa fenêtre. C'est ainsi que Taine présente ce texte drôle et érudit, à la fin de son « Voyage aux Pyrénées », illustré par son ami Gustave Doré. Hippolyte Taine (1828-1893), philosophe, historien et critique littéraire français. Gustave Doré (1832-1883), peintre, sculpteur, illustrateur et caricaturiste français.
L’Italie du XIXe siècle comme vous ne l’avez jamais vue : Hippolyte Taine, philosophe et historien, en dresse un portrait vivant, entre art, histoire et société.
Plongez au cœur de la pensée révolutionnaire de Hippolyte Taine avec De l'intelligence, une œuvre majeure du XIXe siècle qui pose les bases d'une psychologie scientifique.
Paris, 1860 : sous le Second Empire, une génération d’écrivains masqués invente la modernité littéraire.
Et si la pensée humaine pouvait s'expliquer comme une machine ? De l'intelligence d'Hippolyte Taine, publié en 1870, pose les bases d'une psychologie scientifique et moderne.
Qu’est-ce qui définit l’esprit humain ? De l’intelligence d’Hippolyte Taine explore les mécanismes de la pensée et les lois qui régissent notre perception du monde. Une œuvre majeure pour comprendre les fondements de la psychologie moderne.
BnF collection ebooks - "Il y a une infinité d'entr'actes en voyage : ce sont les heures vides, celles de la table d'hôte, du coucher, du lever, l'attente aux stations, l'intervalle entre deux visites, les moments de fatigue et de sécheresse..."
« Nous ne connaissons guère de la Révolution française que les effets d'ensemble, l'histoire des assemblées et des insurrections de Paris; du moins nos grands historiens se sont toujours placés à ce point de vue. Il est utile de voir les choses sous un autre aspect, par le détail, et comme elles se passent, au jour le jour, d'après les impressions successives d'un témoin sincère. » Hippolyte Taine
Which laws govern the character and creation of works of art? On which philosophy is based the production of the artists? This book deals with the philosophy of art through its history. "The artist himself, considered in connection with his productions, is not isolated; he also belongs to a whole, one greater than himself, comprising the school or family of artists of the time and country to which he belongs. For example, around Shakespeare, who, at the first glance, seems to be a marvellous celestial gift coming like an aerolite from heaven, we find several dramatists of a high order - Webster, Ford, Massinger, Marlowe, Ben Jonson, Beaumont and Fletcher - all of whom wrote in the same style and in the same spirit as he did. There are the same characters in their dramas as in Shakespeare's, the same violent and terrible characters, the same murderous and unforeseen occurrences, the same sudden and frenzied passions, the same irregular, capricious, turgid, magnificent style, the same exquisite poetic feeling for rural life and landscape, and the same delicate, tender, affectionate ideals of woman"...
Edition établie et commentée par Jean-Louis Prat Enfoui dans un recueil qui, depuis bien longtemps, n'est plus réédité, cet ouvrage de Hippolyte Taine sur le récit du périble des Dix Mille, ces mercenaires engagés par Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxés II, puis leur retraite vers l'Hellespont, tel que relaté par Xénophon dans l'Anabase, est pourtant « bien connu » par quelques citations que se transmettent pieusement les hellénistes, notamment celles-ci : « Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie » ; « Le livre est un journal de marche, sans commentaires, ce qui lui donne un air de vérité frappante. » C'est parce que Taine a fait école au XIXe siècle que l'Anabase est souvent lue comme un reportage pittoresque, écrit au jour le jour par un « correspondant de guerre », qui suivait l'armée de Cyrus sans y être général, capitaine ou soldat... et même sans connaître l'objectif de Cyrus, et sans réfléchir sur ce qui lui est arrivé. Taine écrit cet article pour se délasser de ses autres études littéraires et historiques. C'est pour lui une occasion de retraduire les passages qui lui semblent les plus intéressants du récit de Xénophon. En procédant ainsi, il nous offre un résumé à sa manière, incluant la "montée" à partir de la mer, jusqu'au coeur de l'Empire perse, la "descente" qui nous mène au bord d'une autre mer et la dernière étape, qui longe cette mer jusqu'à Chrysopolis, le Bosphore et Byzance. Si la version de Taine est contestable, elle lui permet de faire un résumé de l'oeuvre : il est fort intéressant de lire cette histoire abrégée, tout en goûtant la saveur du récit de Xénophon.