Henriette Jelinek
Henriette Jelinek
Et si la liberté passait par l’absurde et la provocation ? Donnez-moi des rentes d’Henriette Jelinek, roman culte des années 1970, mêle humour acide et réflexion sociale pour interroger notre rapport à l’argent, à l’art et à la condition humaine.
Henriette Jélinek, dans son premier livre, «La Vache multicolore», nous peignait des personnages désespérés mais pathétiques. Dans ce nouveau et très amusant roman, elle montre une face nouvelle de son talent et raconte les aventures d'un homme qui ne déparerait pas la galerie des monstres de Jouhandeau. Si l'on dit que Monsieur Louis d'Harcourt, à la fleur de l'âge, est professeur de lettres au Collège Saint-Georges et au Cours Gustave Flaubert ; qu'il donne des cours particuliers à quelques-uns de ses élèves en mal de bachot, dont la riche situation familiale représente pour lui une source de revenus fort appréciables ; qu'il intrigue auprès de sa jeune collègue, Laure Smith, professeur de mathématiques, pour lui emprunter sa 2 CV d'abord, ensuite une voiture neuve moyennant un système assez douteux de reprise ; qu'il fait une cour de polisson à une vieille antiquaire sentimentale du quai Voltaire dont il entretient les sentiments et les soins en lui promettant le mariage ; qu'il est cependant l'époux de Sylvie cherchant à se consoler d'une vie conjugale désastreuse avec un certain Vincent ; qu'il est le père de Gilles ; qu'il mystifie sa propre mère en s'emparant de son bel appartement afin d'y loger (moyennant finances) quelques élèves en rébellion avec leurs parents ; que toute une suite de mésaventures, manoeuvres, dérobades, complique la situation jusqu'à la rendre inextricable, on n'aura rien dit du tout. Car le charme acide et burlesque du roman, aux dialogues vifs, drôles, réside tout entier dans l'impertinence dont use l'auteur pour éclairer peu à peu la personnalité de l'horrible et délicieux Monsieur Louis. Comme le dit le texte de la dictée qu'il a coutume de donner à ses élèves - et qui se révèle être un auto-portrait impitoyable : « le gentil liseron est un personnage terrible, sans scrupule et sans pitié. Ce que je lui reproche, c'est d'étouffer ceux dont il se sert. »
Et si la France élisait sa première présidente ? Madame le Président de la République française imagine le parcours d’Anne Lequier, une femme issue de la bourgeoisie traditionnelle, qui brise les codes pour accéder au pouvoir suprême.
« Nous sommes deux dans un cercle où tout obstacle devient douleur démesurée, qu'il faut d'ailleurs déverser sur l'autre, sans s'interroger s'il peut la supporter ou non. » Il a vingt-sept ans, et se croit malheureux. Elle en a cinquante, et possède cette assurance que, parfois, donne l'expérience. Ils se sont croisés dans le métro et ont traversé ensemble le pont de l'Alma. Leur histoire commençait. Comme beaucoup d'histoires d'amour, elle est jalonnée de moments d'une harmonie ineffable, de violences fulgurantes, de grands silences du coeur et de bonheurs légers. Celle-ci a un caractère particulier : elle est touchante et belle et marque le retour d'un écrivain qui n'avait rien publié depuis 1981.
Le SPORT: ce petit livre numérique propose une analyse intelligente et lucide sur le sport, ses dérives, ses vertus. Idéal pour parfaire la culture générale des concours, à lire par tout public.