Henri Béraud
Henri Béraud
"Je me nomme Henri Béraud, né à Lyon le 21 septembre 1885, d'un père boulanger à l'enseigne de la Gerbe d'Or. Élevé d'abord en gamin des rues, puis en collégien, j'abandonnai tôt les études pour exercer une bonne douzaine de professions - entre autres celles de clerc d'avoué, de commis d'assurances, de décorateur, d'antiquaire, de journaliste - jusqu'au jour d'août 1914 qui fit de moi un artilleur, lequel, après cinquante-deux mois, revint de guerre avec une croix de bronze sur le sein gauche et 52 francs dans la poche. J'ai de mon mieux raconté tout cela dans mes livres la Gerbe d'Or, Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? et les Derniers beaux jours. Maintenant je vais raconter la suite, en essayant de montrer l'enchaînement des causes et des effets qui, par des chemins mouvementés et parfois tragiques, m'a conduit où je suis présentement, c'est-à-dire au bagne."
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
1834, Lyon. Nicolas, compagnon de Sabolas, se retrouve pris dans la révolte des canuts, entre espoirs brisés et retour forcé au village. Un roman puissant sur la fin d’un monde rural et la naissance douloureuse de l’ère industrielle.
Redécouvrir l'oeuvre journalistique d'Henri Béraud, légende du grand-reportage à l'image de Kessel, Londres, Morand, Cendrars et Simenon, avant de succomber aux dérives de son époque.Pendant l'entre-deux-guerres, Henri Béraud fut l'une des figures du grand reportage - l'un des plus lus, l'un des plus célèbres, et peut-être le plus talentueux d'une génération où se côtoient Kessel, Londres, Morand, Cendrars et Simenon. Cette anthologie réunit une sélection de ses meilleurs articles publiés entre 1919 et 1933 : sous la plume vive et mordante du journaliste, nous assistons à la guerre d'indépendance irlandaise, à la construction de l'Union soviétique et de la Turquie kémaliste, à la marche des fascistes sur Rome, à la montée du nazisme... Béraud, initialement engagé à gauche, fut à cet égard l'un des premiers à percevoir puis dénoncer l'essor des totalitarismes. Mais alors comment expliquer que le même homme, dans la deuxième moitié des années 1930, ait basculé sur une pente inverse, jusqu'à être condamné pour collaboration en 1944 ? Relire le Béraud " première période ", c'est ainsi redécouvrir un immense écrivain, mais aussi se plonger dans les remous d'une Europe en crise vue à travers le regard de l'un de ses plus fins observateurs.Prix Goncourt 1922 (pour Le Martyre de l'obèse et Le Vitriol de la Lune).
« Vous me demandez si je fais partie des Cent kilos? Oui, messieurs, et je m'en flatte. C'est une assemblée d'hommes sages, la dernière sans doute où l'on se réunit pour la joie de s'entre-regarder. Voilà un plaisir que les maigres ne connaissent pas ; ils vivent dans l'aigreur et dans la crainte. » Henri Béraud
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Les derniers beaux jours s'écoulent, l'un après l'autre, pendant que l'orage monte à l'horizon du monde. L'enfant du boulanger de Lyon, qui regardait danser ses espoirs dans la flamme du fournil de la Gerbe d'or ; le garçon courageux, gonflé de la volonté d'arriver, curieux de tout, mais non point prêt à tout, jeune d'esprit et de coeur, sans détours, jeune à la face du ciel, respirant la vie à pleines lèvres ; le vigoureux qui répondra la tête haute à la question posée, les soirs de lassitude : qu'as tu fait de ta jeunesse ? ont fait place à l'homme fort, dont les tempes s'argentent, mais dont les muscles ne fléchissent pas, toujours soufflant la fumée de sa pipe au nez du destin, ne craignant ni un paradoxe, ni une querelle, ni une bagarre, incapable de mettre son drapeau dans sa poche, cocardier comme s'il était encore lieutenant de batterie à la grande guerre, et disposé à s'en aller à travers le monde, pourvu qu'il lui soit permis de tout voir et de tout dire. Il est l'homme des reportages sensationnels, le « flâneur salarié » que tout Paris, toute l'Europe, une bonne partie du monde connaissent - le critique jovial qui sait, d'un éclat de rire, dégonfler les ballons, crever les vessies, sûr de sa force, de ses idées forgées au feu de l'expérience, et se plaisante, sachant d'une nasarde, faire taire les sots. Le dernier livre de Béraud, bourré d'anecdoctes, de choses vues, de rosseries, est tour à tour brillant, amusant, de la meilleure verve, et attendrissant. Émouvant aussi... tant de choses se sont passées, depuis que les mauvais jours ont succédé aux bons. Un homme courageux, disant ce qu'il pense, pensant ce qu'il dit, dans le plus beau langage qui se puisse, mérite qu'on lui tire son chapeau.
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Le Vitriol de lune parut en 1921, et c'était le premier roman de Henri Béraud. Un roman historique, genre alors réputé peu « vendeur ». Autre circonstance peu banale : le livre obtenait quelques mois plus tard un Goncourt « jumelé », avec Le Martyre de l'obèse. Près de soixante-dix ans après, ce Vitriol de lune n'a pas une ride : sûreté de l'information et justesse du rendu historique, sobriété et beauté de l'écriture. Un roman d'une efficacité toute moderne, avant la découverte de l'Amérique et de sa prose. Situé durant les vingt dernières années du règne de Louis XV, il nous fait vivre les aventures extraordinaires d'un mystérieux Gênois et de son neveu, un Lyonnais rêveur ; il nous fait assister comme en direct à l'atroce supplice de Damiens, puis, dix-sept ans plus tard, à l'agonie suspecte du « Bien-Aimé ». Il est grand temps de redécouvrir l'écrivain Henri Béraud, son tonus ct son immense talent.
Plongez dans Au Capucin Gourmand d’Henri Béraud, un roman historique savoureux où aventure et gourmandise se mêlent à la France d’autrefois. Une œuvre intemporelle, primée et saluée par la critique, à redécouvrir en ebook enrichi !