Hari Kunzru
Hari Kunzru
Après avoir participé à la mission Hiroshima, Schmidt tente de fuir les horreurs de la guerre. Il s'installe dans un paysage aride et lunaire à deux heures de Las Vegas. Persuadé qu'il peut sauver l'humanité d'un désastre nucléaire imminent, il a alors une révélation. Des décennies plus tard, Nicky, une rock-star anglaise en perte d'inspiration, prend le volant pour se perdre dans un désert de Californie. Excédé, il pose ses valises dans un motel miteux. Jaz et Lisa qui voyagent avec leur fils autiste Raj, sujet à des crises bruyantes, trouvent refuge dans ce même lieu. Laila, elle, habite non loin, chez son oncle et sa tante. Avant de vivre dans ce coin paumé, elle était à Bagdad. Passionnée de musique, ses vinyles valent tout l'or du monde, en particulier ceux de ce groupe anglais dont le chanteur vient de s'installer en ville... Au beau milieu du désert de Mojave, tous ces personnages se rencontrent et s'affrontent à travers les époques, dans une atmosphère sauvage, propice aux délires psychédéliques et aux phénomènes extraordinaires.
Un écrivain américain se rend en résidence dans une prestigieuse institution artistique de la banlieue de Berlin où il croit pouvoir se consacrer sereinement à l'écriture. Mais très vite, une angoisse sourde s'empare de lui : dans ce centre où la transparence est le maître mot, son esprit vacille, d'autant plus qu'il se met à regarder Blue Lives, une série policière ultra-violente qui l'obsède de plus en plus... Le jour où il rencontre Anton, le créateur de Blue Lives, il découvre sur quelle idéologie elle se fonde et le but recherché par cet homme énigmatique : imprégner ses spectateurs d'une vision du monde d'extrême-droite...Ou bien le narrateur est-il simplement paranoïaque ? Hari Kunzru a enfermé dans Red Pill tous les cauchemars de notre époque où la propagande et l'inversion des valeurs sont reines. Où la vérité, même, n'existe plus. C'est un grand roman politique par un auteur au sommet de son art.
Carter et Seth, âgés d'une vingtaine d'années, appartiennent a des mondes opposés. Le premier est l'héritier d'une grande fortune américaine, l'autre est un misfit social sans le sou, timide et maladroit. Ils forment un tandem uni par une passion commune, la musique, qu'ils écoutent dans leur studio. Seth, obsédé par le son, enregistre par hasard un chanteur de blues inconnu dans Washington Square. Carter, enthousiasmé par la mélodie, l'envoie sur Internet, prétendant que c'est un disque de blues des années 20, un vinyle perdu depuis longtemps, oeuvre d'un musicien obscur, Charlie Shaw. Lorsqu'un vieux collectionneur les contacte pour leur dire que leur faux musicien de blues a réellement existé, Seth accompagné par Leonie, la soeur de Carter, partent dans le Mississipi sur les traces de ce personnage. « Captivant, ce roman élucide l'histoire inique de l'appropriation par les Blancs de la culture noire. » The Washington Post Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Dumas
Dans le vide immense et brutal du désert de Mojave, Nicky, une rock star en fuite, cherche sa rémission. Laila, jeune Irakienne réfugiée, joue à la guerre dans une reconstitution orchestrée par les commandos américains. Dawn, elle, désormais seule dans son motel, traîne le souvenir doux-amer de la communauté hippie qui l'a vue grandir... Dans ce même espace, un enfant disparaît, projetant ses parents dans un enfer de douleur et de culpabilité. Mais le désert est par nature inexplicable et miraculeux, et voici que le destin de Raj et de tous les autres converge vers une zone étrange éloignée de tout, au pied d'une spectaculaire formation rocheuse : les Pinnacles, terrain propice aux plus folles aspirations. Là retentissent comme un écho les histoires de ceux qui avant eux se sont aventurés dans ces paysages puissants, hostiles, imprégnés de mystère. Ce roman total, aux surprenantes strates narratives, est de ces lectures qui nous habitent et nous changent. Dieu sans les hommes, c'est notre quête du sens de l'existence dans un univers chaotique et aléatoire. Ici, dans le silence et l'absence, comment faire face à l'indicible ? Traduit de l'anglais par Claude et Jean Demanuelli