Guy Coq
Guy Coq
« Maintenant le temps presse. J'ai découvert l'urgence devant la proximité de la mort. Les obstacles qui demeurent en moi, et qui me retiennent à distance de l'Évangile, j'ai entrepris de les détruire. Il en est un que je crois redoutable : je n'ai pas aimé l'espérance. » Dans ce livre, Guy Coq poursuit la méditation commencée dans Que m'est-il donc arrivé ? Il s'interroge : qu'ai-je fait, qu'avons-nous fait de l'espérance ? Les grandes utopies de naguère ont déçu. Chez les bien-portants, chez les gens heureux, jouir pleinement de l'instant présent, sans regarder au lendemain, est devenu la règle. Ceux qui vivent difficilement sont voués au désespoir ou à la révolte, au scepticisme stoïque ou à la résignation. L'espérance est vilipendée comme une illusion, une non-vertu. Au contraire, Guy Coq montre ici la nécessité et la force de l'espérance, qui est toujours « au commencement » : elle porte le moindre élan vers la vie. D'elle naît l'action pour que demain soit meilleur. Elle ne sait rien du futur, mais elle attend l'imprévu. Son signe est l'enfant, car il impose d'espérer en ouvrant l'avenir.
Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans la société à choisir la maternité célibataire. Des formes multiples de petites familles apparaissent : à un pôle, la mère seule avec son enfant, à l'autre une vie conjugale en dehors du mariage, avec des habitats parfois séparés ; entre les deux, une pluralité de relations où, parfois, des femmes entre elles élèvent leurs enfants. Ce phénomène social nouveau brouille l'image traditionnelle du couple, révèle un autre visage de la femme, ébranle certains tabous. Est-ce pour la femme la libération, un nouveau matriarcat ou, sous un apparent libéralisme, un approfondissement du contrôle social ? Qu'en est-il de l'homme dans cet amenuisement de la famille ? Rejeté, repoussé, exclu, ne devient-il pas quelque peu abstrait ? Et l'enfant ? Comment penser qu'un jour il ne se mette en quête de ses origines, il ne cherche le visage qui précèda le sien ? D'autres images peuvent-elles se substituer au père absent ? L'auteur, en collaboration avec cinq femmes intellectuelles, féministes, appartenant à la génération de 1968, a choisi de modeler avec elles leur autobiographie. Dans cette tentative d'écriture presque collective, Charlotte Le Millour esquisse une théorie du récit de vie comme nouveau genre romanesque qui permet de donner à voir l'existence de femmes au quotidien, avec leurs difficultés, leurs contradictions et de lever un peu le masque d'une société, quand la famille n'est plus qu'une valeur sociale, le couple une solution juridique. L'expérience de ces femmes, même marginale, en agaçant les certitudes du patriarcat, pose des questions, ouvre des perspectives.
Créateur du concept d'engagement dont d'autres (notamment Sartre) s'empareront, Emmanuel Mounier (1905-1950) invente une philosophie du citoyen actif, explorant tous les problèmes de la démocratie. La prise en compte de l'évènement est un acte essentiel de sa démarche. Pensée sans utopie, la philosophie de Mounier conserve le nerf des visions utopiques et la capacité de fonder le refus de l'injustice du monde tel qu'il est.
Comment ne pas reconnaître la faillite de la démocratisation de l'école, qui se traduit aujourd'hui de multiples manières : discriminations sociales entre les filières, échec scolaire qui touche surtout les plus pauvres, ghettoïsation de certains quartiers ou d'établissements, montée de l'inculture... Il est plus que tant de réagir, au plan politique notamment.C'est tout le sens de dix propositions avancées par Guy Coq. Au delà des polémiques, il est temps d'amorcer un nouveau tournant vers une école plus juste, conciliant à la fois la nécessaire démocratisation et l'ouverture à l'excellence. Créer des passerelles entre filières, désenclaver les ghettos scolaires, abandonner les politiques de " zones " qui marginalisent certains jeunes, développer bourses au mérité et internats... : autant de moyens pour renouer avec une école digne d'une vraie démocratie.