Guillaume Poix
Guillaume Poix
18 h 45. Une maison d'arrêt du sud de la France. Pierre, Houda, Laurent, Maëva et d'autres surveillants prennent leur service de nuit. Captifs d'une routine qui menace à chaque instant de déraper, ces agents de la pénitentiaire vont traverser ensemble une série d'incidents plus éprouvants qu'à l'ordinaire. En regardant celles et ceux qui regardent, Guillaume Poix plonge dans le quotidien d'un métier méconnu, sinon méprisé, et interroge le sens d'une institution au bord du gouffre.
18 h 45. Une maison d'arrêt du sud de la France. Pierre, Houda, Laurent, Maëva et d'autres surveillants prennent leur service de nuit. Captifs d'une routine qui menace à chaque instant de déraper, ces agents de la pénitentiaire vont traverser ensemble une série d'incidents plus éprouvants qu'à l'ordinaire. En regardant celles et ceux qui regardent, Guillaume Poix plonge dans le quotidien d'un métier méconnu, sinon méprisé, et interroge le sens d'une institution au bord du gouffre.
Prix Wepler - Fondation La Poste. "Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l'âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s'accrocher à leurs phalanges, les mordre - et puis les avaler." Près du port d'Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la "fouille". Un reporter franco-suisse, Thomas, tente de pénétrer ce périmètre interdit pour photographier ces enfants plongés dans la noirceur de l'obsolescence industrielle. Un premier roman captivant qui interroge, avec grâce et un humour impitoyable, les zones troubles du regard occidental.
Prix Wepler - Fondation La Poste. "Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l'âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s'accrocher à leurs phalanges, les mordre - et puis les avaler." Près du port d'Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la "fouille". Un reporter franco-suisse, Thomas, tente de pénétrer ce périmètre interdit pour photographier ces enfants plongés dans la noirceur de l'obsolescence industrielle. Un premier roman captivant qui interroge, avec grâce et un humour impitoyable, les zones troubles du regard occidental.
'Ça fait deux ans que je ne l'ai pas revu. Sept cent vingt-trois jours pour être précise. Il y a un mois, j'ai reçu une lettre de lui en provenance des États-Unis. Il m'indiquait qu'il avait fui notre pays et qu'il travaillait dans une entreprise de bâtiment. Il allait bien, il écrirait de temps en temps, il me souhaitait du calme maintenant qu'on ne se reverrait plus. J'ai brûlé la lettre et j'ai regardé mon fils aîné partir en fumée.' Inspiré de faits réels, ce roman choral explore des rêves d'exil, accomplis ou à jamais manqués. D'un continent à l'autre, des familles dispersées affrontent la même incertitude : que transmet-on à ses enfants qu'aucune frontière ne peut effacer?
'Ça fait deux ans que je ne l'ai pas revu. Sept cent vingt-trois jours pour être précise. Il y a un mois, j'ai reçu une lettre de lui en provenance des États-Unis. Il m'indiquait qu'il avait fui notre pays et qu'il travaillait dans une entreprise de bâtiment. Il allait bien, il écrirait de temps en temps, il me souhaitait du calme maintenant qu'on ne se reverrait plus. J'ai brûlé la lettre et j'ai regardé mon fils aîné partir en fumée.' Inspiré de faits réels, ce roman choral explore des rêves d'exil, accomplis ou à jamais manqués. D'un continent à l'autre, des familles dispersées affrontent la même incertitude : que transmet-on à ses enfants qu'aucune frontière ne peut effacer?
Bien sûr que je voulais faire du cinéma. Je n'entendais pas rester stagiaire. J'avais un plan. J'allais inopinément apparaître dans la nudité de mon être exceptionnel. J'allais me faire repérer. Ainsi, quand la cinéaste arriverait, je me lèverais, elle tournerait la tête vers moi, marquerait un temps d'arrêt (stupeur oblige), je ferais semblant de ne rien noter, exagérant mon naturel, elle me regarderait comme on contemple un phénomène, m'imaginerait instantanément dans son cadre et, sans plus de détour, me proposerait un rôle.
Bien sûr que je voulais faire du cinéma. Je n'entendais pas rester stagiaire. J'avais un plan. J'allais inopinément apparaître dans la nudité de mon être exceptionnel. J'allais me faire repérer. Ainsi, quand la cinéaste arriverait, je me lèverais, elle tournerait la tête vers moi, marquerait un temps d'arrêt (stupeur oblige), je ferais semblant de ne rien noter, exagérant mon naturel, elle me regarderait comme on contemple un phénomène, m'imaginerait instantanément dans son cadre et, sans plus de détour, me proposerait un rôle.