Guillaume Erner
Guillaume Erner
« C'est l'éléphant dans la pièce. Il y a aujourd'hui beaucoup plus de riches qu'hier, et surtout beaucoup plus d'ultra-riches. Le phénomène est massif, documenté - et pourtant, étrangement, la question n'est presque jamais posée frontalement : Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Et pourquoi eux ? Il est question de fiscalité, d'optimisation, de fraude, d'évasion. On parle d'impôts trop faibles, de redistribution insuffisante. Mais ce sont là des explications secondaires, parfois commodes, souvent moralisantes. Quoi que l'on pense de notre système fiscal, les riches ne sont pas riches parce qu'ils ne sont pas assez taxés. La vraie question est ailleurs. Elle est plus inconfortable, plus politique, marxienne par son objet : Comment les riches ont-ils remporté la lutte des classes ? C'est pour répondre à cette question que je suis allé voir Alain Minc. Parce qu'il est, en France, un acteur-clé du monde des affaires. Il est au coeur de ce système, sans en être officiellement le centre, à la fois acteur et spectateur. C'est ce regard-là que je cherchais. » G. E.
Vous ne savez probablement pas ce que signifie le mot schmattès. C'est en pensant à vous que j'ai écrit ce livre. S'il ne s'agissait que d'une question de traduction, je dirais que schmattès veut dire « fringues » en yiddish, et l'affaire serait pliée. Mais voilà, il n'y a pas qu'un mot derrière le schmattès : il y a un monde englouti. Et c'est pour cela que j'ai voulu écrire ce livre. Figurez-vous que je suis un véritable schmattologue. Depuis ma naissance, je vis entouré de gens qui ont fait du schmattès. J'y ai travaillé moi aussi, parmi les Juifs du Sentier, dans cet univers si singulier où l'on vend, où l'on coud, où l'on négocie, où l'on rêve parfois. J'y ai laissé quelques plumes, et même quelques dettes, avant de réussir, autrement dit de réussir à m'en sortir. J'ai voulu laisser une trace de ce métier, cette aiguille qui a nourri mes arrière-grands-parents, mes grands-parents, mes parents et moi-même pendant des décennies. On écrit beaucoup sur la haute couture - je comprends pourquoi - mais ce n'est pas une raison pour oublier la basse couture. D'autant que le chiffon pourrait bien nous aider à percer quelques mystères du capitalisme. « Une plongée drôle, passionnante et sensible. » LES ECHOS « Un récit personnel, réjouissant. » WEB - VOGUE « Schmattès est une pépite d'humour. » PRESSE ECRITE - LIRE MAGAZINE «C'est très drôle, avec beaucoup d'autodérision et une sacrée plume. Un moment sympathique de lecture. » France INTER - ALEXANDRA BENSAID - ON N'ARRÊTE PAS L'ECO
Vous ne savez probablement pas ce que signifie le mot schmattès. C'est en pensant à vous que j'ai écrit ce livre. S'il ne s'agissait que d'une question de traduction, je dirais que schmattès veut dire « fringues » en yiddish, et l'affaire serait pliée. Mais voilà, il n'y a pas qu'un mot derrière le schmattès : il y a un monde englouti. Et c'est pour cela que j'ai voulu écrire ce livre. Figurez-vous que je suis un véritable schmattologue. Depuis ma naissance, je vis entouré de gens qui ont fait du schmattès. J'y ai travaillé moi aussi, parmi les Juifs du Sentier, dans cet univers si singulier où l'on vend, où l'on coud, où l'on négocie, où l'on rêve parfois. J'y ai laissé quelques plumes, et même quelques dettes, avant de réussir, autrement dit de réussir à m'en sortir. J'ai voulu laisser une trace de ce métier, cette aiguille qui a nourri mes arrière-grands-parents, mes grands-parents, mes parents et moi-même pendant des décennies. On écrit beaucoup sur la haute couture - je comprends pourquoi - mais ce n'est pas une raison pour oublier la basse couture. D'autant que le chiffon pourrait bien nous aider à percer quelques mystères du capitalisme. « Une plongée drôle, passionnante et sensible. » LES ECHOS « Un récit personnel, réjouissant. » WEB - VOGUE « Schmattès est une pépite d'humour. » PRESSE ECRITE - LIRE MAGAZINE «C'est très drôle, avec beaucoup d'autodérision et une sacrée plume. Un moment sympathique de lecture. » France INTER - ALEXANDRA BENSAID - ON N'ARRÊTE PAS L'ECO
« À un moment donné, tout le monde ou presque s'est mis à parler des Juifs : sur les réseaux sociaux, dans les débats télévisés, sans compter les couvertures de magazines ou les unes de journaux. Alors, j'ai pris peur et j'ai décidé d'écrire. Pour comprendre les raisons de l'obsession que je voyais surgir autour de moi, mais aussi pour transmettre les raisons de la mienne. » Guillaume Erner tisse ici un fil entre son histoire familiale, son regard avisé sur la société contemporaine et ses travaux sur l'histoire de l'antisémitisme. Un essai singulier qui, tantôt avec humour et tendresse, tantôt avec ironie et acuité, exprime une profonde inquiétude sur l'avenir de la présence juive en diaspora et plaide pour le droit des Juifs à l'indifférence. Comme l'écrivait Marc Bloch dans L'Étrange défaite : « Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite. »
« À un moment donné, tout le monde ou presque s'est mis à parler des Juifs : sur les réseaux sociaux, dans les débats télévisés, sans compter les couvertures de magazines ou les unes de journaux. Alors, j'ai pris peur et j'ai décidé d'écrire. Pour comprendre les raisons de l'obsession que je voyais surgir autour de moi, mais aussi pour transmettre les raisons de la mienne. » Guillaume Erner tisse ici un fil entre son histoire familiale, son regard avisé sur la société contemporaine et ses travaux sur l'histoire de l'antisémitisme. Un essai singulier qui, tantôt avec humour et tendresse, tantôt avec ironie et acuité, exprime une profonde inquiétude sur l'avenir de la présence juive en diaspora et plaide pour le droit des Juifs à l'indifférence. Comme l'écrivait Marc Bloch dans L'Étrange défaite : « Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite. »
Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? À lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.
Qu'est-ce qu'un superfail ? En français de la rue, on pourrait traduire ce terme populaire d'Internet par « méga-ratage ». Attention, il n'est pas si facile de réussir à échouer ! Pour y parvenir à la perfection, il faut suivre des règles précises, étudiées chaque semaine par Guillaume Erner dans l'émission Superfail sur France Culture, dont le présent livre est une version condensée, réécrite... et réussie. Dans chacun des cas retenus, le superfail survient dans une situation que l'on pensait contrôlée, rationnelle, imparable. Et à chaque fois, par la faute de préjugés, d'ignorances, de négligences, de fausses bonnes idées, ces projets destinés au succès s'écroulent piteusement. On comprendra grâce à Rater est un art que la meilleure façon d'échouer consiste à s'y mettre à plusieurs. Rassemblez des gens intelligents, compétents, qui ont fait leurs preuves. Ce n'est qu'à cette condition que l'on peut envisager un superfail. D'une part, il faut que le projet ait été superbement conçu au départ. D'autre part, de l'intelligence de chacun peut naître la bêtise collective. On sait bien que si on demande à une commission de dessiner un cheval, on obtiendra un chameau. Au travers d'une multitude de cas, ce livre à la fois savant et humoristique se propose de livrer les dix secrets de l'échec collectif. Et par exemple : comment réussir à incendier Notre-Dame ? Comment fabriquer un smartphone dernier cri qui prend feu ? Comment construire un avion qui tombe ou un aéroport qui ne décolle jamais ? Si l'on veut ne pas prendre le risque de réussir, voici le livre qu'il faut lire. Dans une période de catastrophisme généralisé, il est aussi une manière de dire que l'on pourrait peut-être en sourire... tout en cherchant à comprendre.
La théorie du bouc émissaire est l'explication la plus courante de l'antisémitisme, les Juifs seraient les victimes expiatoires de toute collectivité en crise. Rendre les crises responsables des violences antijuives, c'est oublier qu'il y eut de l'antisémitisme sans crise et des crises sans antisémitisme. Cette théorie est un plaidoyer en faveur des bourreaux, en transformant les criminels en victimes d'une pulsion qui les dépasse. En réalité, les meurtriers savent ce qu'ils font, il est nécessaire d'analyser les raisons qui les poussent à commettre ces crimes, ce que fait brillamment cet ouvrage.
Dans nos sociétés compassionnelles, la charité aspire à remplacer la solidarité, l'exception se substitue à la règle et l'émotion prend le pas sur la raison. Comment la cause de la victime en est-elle donc venue à servir l'injustice ?
La meilleure façon de saisir une société, c'est de comprendre ses obsessions. La nôtre est obsédée par la célébrité. Ce livre cherche à comprendre pourquoi, et comment, la notoriété est devenue un objectif suprême. À cet égard, il s'est produit plus qu'une évolution : une révolution. Comment le narcissisme a-t-il pu ainsi triompher de l'humilité ? Certes, jadis, la gloire était encensée. Mais la célébrité n'est pas la gloire, les people ne sont pas des héros. Tenter de saisir cette rupture, c'est saisir la nature de notre époque. Pourquoi les people suscitent-ils autant d'attrait ? Leur présence dépasse aujourd'hui de loin la presse spécialisée. Ils ont envahi Internet, et même les journaux les plus sérieux se penchent aujourd'hui sur leur sort. Alors que les people ne sont célèbres que pour leur célébrité, l'attention dont ils bénéficient ne cesse de croître. Cet essai vise à comprendre un tel paradoxe. Pour ce faire, il convoque un univers bien éloigné de celui de Nabilla et de Justin Bieber : celui des sociologues qui, de Weber à Simmel, se sont attachés à expliquer la modernité. Car les people constituent le parfait résumé de notre époque. Comprendre le rôle qu'ils jouent auprès de nos contemporains permet de mieux comprendre notre société. Ce nouveau culte de la célébrité pour elle-même révèle la condition des anonymes, depuis l'individualisme contemporain jusqu'au consumérisme. À travers le people, c'est le peuple qui est éclairé.
La meilleure façon de saisir une société, c'est de comprendre ses obsessions. La nôtre est obsédée par la célébrité. Ce livre cherche à comprendre pourquoi, et comment, la notoriété est devenue un objectif suprême. À cet égard, il s'est produit plus qu'une évolution : une révolution. Comment le narcissisme a-t-il pu ainsi triompher de l'humilité ? Certes, jadis, la gloire était encensée. Mais la célébrité n'est pas la gloire, les people ne sont pas des héros. Tenter de saisir cette rupture, c'est saisir la nature de notre époque. Pourquoi les people suscitent-ils autant d'attrait ? Leur présence dépasse aujourd'hui de loin la presse spécialisée. Ils ont envahi Internet, et même les journaux les plus sérieux se penchent aujourd'hui sur leur sort. Alors que les people ne sont célèbres que pour leur célébrité, l'attention dont ils bénéficient ne cesse de croître. Cet essai vise à comprendre un tel paradoxe. Pour ce faire, il convoque un univers bien éloigné de celui de Nabilla et de Justin Bieber : celui des sociologues qui, de Weber à Simmel, se sont attachés à expliquer la modernité. Car les people constituent le parfait résumé de notre époque. Comprendre le rôle qu'ils jouent auprès de nos contemporains permet de mieux comprendre notre société. Ce nouveau culte de la célébrité pour elle-même révèle la condition des anonymes, depuis l'individualisme contemporain jusqu'au consumérisme. À travers le people, c'est le peuple qui est éclairé.
« Dans les pages qui suivent, on découvrira que les tendances ne donnent pas simplement du bonheur aux uns et des soucis aux autres, du travail à beaucoup, des obsessions à certains ; elle fournit également de la matière à pensée. La chose pouvait-elle surprendre ? Probablement pas, car à bien y songer la mode se situe au carrefour des obsessions du contemporain. La mode et les tendances, c'est à la fois le corps et l'argent, la matière et le rapport à l'autre, autrement dit un bon début pour comprendre notre civilisation. Car le développement des tendances accompagne celui de l'Occident et même plus précisément encore, l'épanouissement de la modernité. Réfléchir sur ce phénomène nous oblige à revenir sur ce qui nous a faits modernes.Un seul parti pris a présidé à la confection du colloque et de cet ouvrage qui en est issu : accueillir la plus grande diversité possible de discours relatifs aux tendances. Pour le reste, les textes qui s'attachent à penser ce phénomène proviennent de tous les horizons. C'est la raison pour laquelle on trouvera présentée ici des démarches bien distinctes ; au lecteur d'apprécier leurs intérêts respectifs. L'ambition affichée était de donner rendez-vous à l'esprit curieux en réunissant théoriciens et praticiens des tendances, venus de l'univers des parfums mais aussi de celui de beaucoup d'autres univers. » (extrait de l'Introduction)