Grégory Vuibout
Grégory Vuibout
Neuf ans après la disparition tragique d’Olivier, Denis hésite à rouvrir les blessures du passé. Et si la vérité sur cet accident de plongée était bien plus sombre qu’il n’y paraît ?
Le fait est légendaire et pourtant nous n'en savons que très peu de choses, quasiment rien. Sa date n'est connue que des seuls initiés quand le nom de ses acteurs, hommes ou femmes, passe pour secret.Ainsi le 04 février 1794, la Révolution abolissait l'esclavage dans un grand élan humaniste, sous les applaudissements du nombre des présents. Paris est à feu et à sang, ravagé par les excès de la Terreur, les condamnations à mort se multiplient et pourtant, dans un ultime élan, le camp Montagnard se soude une dernière fois pour écrire l'Histoire.Décision incompréhensible pour certains, simple rattrapage pour d'autres ou encore véritable moment de légende pour qui s'en revendique, l'abolition de 1794 reste l'un des évènements les plus secrets de notre histoire n'est déplaise à son importance. Car, tout bien considéré, rares sont les décisions à pouvoir revendiquer une telle symbolique et autant de prestige tout au long de l'histoire révolutionnaire.Pourquoi donc une telle différence entre importance du moment et souvenir qui nous en reste plus de deux siècles plus tard ? Là est le mystère de ce trouble moment !Plongez grâce à ce roman dans l'abysse politique ayant enfanté ce moment d'exception. Homme, femmes, enfants s'y croisent en une grande chorégraphie de destins contraires et de vies brisées. Acteurs décisifs, simples témoins directs ou, plus émouvant, survivants du grand combat : il n'est pas un combattant du beau moment qui ne fasse désertion. Tous plus émus les uns que les autres, ils sont les témoins discrets grâce à qui l'Histoire s'est écrit.Les témoins discrets est la huitième parution de Grégory Vuibout aux éditions Myriel.
Roche volcanique noire et dure comme un corps qui ne se brise pas, matière sombre gorgée de silice ; c'est à ça que ressemble de l'obsidienne, mot plein de mystère pour qualifier le coeur sec de Valérie-Anne, l'une des protagonistes de cette triste histoire. Méchante avec tout le monde, à commencer par sa propre fille Romane, Valérie-Anne est prête à tout pour taire le terrible secret de famille qu'elle a pris soin d'enterrer là où personne n'oserait penser chercher. Mais lorsqu'arrive la grande crue de 2018 qui ravage Sastingues, voilà que Valérie-Anne est obligée de se rendre à la raison : un homme sait tout et, pire du pire, cet homme la fait chanter. Que va-t-elle oser tenter pour éteindre ce trop-plein de curiosité ? Puis Romane qui commence à poser toutes ces questions un peu partout ; c'en est trop pour Valérie-Anne, sa décision s'impose à elle comme s'affirme une évidence : tout est de la faute des autres, Aurélien en tête, ce gendre qu'elle déteste par-dessus tout, c'est à la Terre entière qu'elle en veut, c'est à l'humanité dans son ensemble qu'elle voue ses haines et ses revanches : on veut qu'elle cède, alors Valérie-Anne n'a plus le choix : tout ce petit monde va mourir. Roman pour une folie, entre poids des remorts et constat d'enfermement, Le coeur obsidienne raconte le lent processus de destruction qu'enfante la haine, sentiment d'outre-rationalité que rien ne tempère. Le coeur obsidienne est la septième parution de Grégory Vuibout aux éditions Myriel.
Dans un Paris révolutionnaire apocalyptique, ville épuisée, laissée folle et exsangue par les délires de la Terreur, voilà qu'arrive un homme suspect dans la taverne de Ronchard, tenancier peu scrupuleux et mouche du Comité de surveillance. L'étrange visiteur peine à trouver où s'assoir dans un premier temps. Plein comme un oeuf, la taverne voit tour à tour défiler toutes les misères de ce quartier pauvre du centre de Paris. Entre un ivrogne affalé sur sa table, les habitués goguenards du quartier ou encore une femme prostituée par son propre mari, courant de table en table ; sa fille de 13 ans, elle aussi prostituée, à ses basques, l'étranger hésite sérieusement à rester. Il faut finalement toute la ruse de Ronchard pour le forcer à rester. En catastrophe, ce dernier trouve à Marcellin, ainsi se prénomme l'étranger, une place pour s'attabler. Inconvénient, tout de même : la table est déjà occupée et Marcellin ne pourra pas y couper. Il va devoir écouter tout ce que son voisin pense utile de lui raconter. Mais fort heureusement, il n'est pas si mal tomber que ça même si son voisin finira, tout de même, par lui avouer l'atroce mission à laquelle les hommes forts de sa section le destinent. Entre demi-aveux et fausses confessions, voilà que ces deux hommes que tout avait séparé nouent amitié. Non, Marcellin n'a rien du délateur qu'on le suspecte d'être et il s'en explique à plusieurs reprises. Il n'est qu'une pauvre âme torturée, homme sans attache possible depuis la mort de son mentor politique et presque père. Et au plus fort de leur découverte mutuelle, arrive enfin l'aveu brûlant de qui est pour de vrai Marcellin. Il est un Enragé, dernier représentant de cette race exigeante de révolutionnaires intègres que les Montagnards tentèrent d'éradiquer. Alors, puisque que Robespierre est mort, c'était hier, pensez donc, il n'y a plus rien à craindre pour Marcellin, redevenu libre d'aller et venir dans le tout Paris en liesse, ville rendue ivre des dernières violences politiques. A présent qu'ils se sont trouvés, voilà que Marcellin et Léo ne peuvent plus se quitter. Et grand bien leur en fasse car trois vies vont être sauvées grâce à ce qu'ils se racontent. Roman pour une amitié naissante, à la recherche d'une autre époque, nous égarant dans les folies d'une révolution, Le coeur transpercé est un texte magnifique d'espoirs et d'exigence. Il s'agit de la cinquième parution de Grégory Vuibout aux éditions Myriel.
Quand Clément découvre que le suicide de son jumeau Roméo cache un crime sordide, sa quête de vérité le plonge dans un cauchemar sans retour.
Rien ne semble distinguer Charlotte en ce début de soirée de septembre et pourtant elle s'apprête à commettre un geste insensé. Préoccupée, la peur lui tenant le corps, elle ne voit pas l'homme qui de loin la suit et la suspecte. Lui, c'est Douglas, une pauvre âme en perdition. Il a un grand plaisir Douglas, c'est de suivre les femmes seules, de sentir son désir monter, la peur qui vient à les surprendre lorsqu'elles le remarquent excitant toujours plus l'instinct prédateur de ce fou aux apparences trompeuses. À chaque fois le rituel est le même : sa proie repérée, il lui emboite le pas puis il fait taire les quelques voix qui le condamnent. Il sait que sa conscience cède vite et que cet excès de réserve va bientôt se taire. Mais ce soir est décidément spécial, car cette jolie rousse a des charmes qui le forcent à toutes les audaces. Dès qu'il le peut, il engage la conversation avec Charlotte et sans rien n'y comprendre l'ennemi devient étrangement complice. Les points communs sont multiples entre eux et que dire de cette étrange entente qu'ils se découvrent à mesure que le bus les transporte. Ce qui avait commencé comme une tragédie se transforme en une belle histoire unissant deux êtres à l'abandon. Mais ce n'est là qu'une douce supercherie, car Douglas sait ce que vient de faire Charlotte. Tout à l'heure, il était là, au loin, jouissant de sa surveillance malaise, quand elle était entrée dans l'immeuble. Les coups de feu, il les a entendus depuis la rue, puis il se souvient de l'inquiétante prudence avec laquelle Charlotte avait quitté l'immeuble, comme un criminel fuit sa victime. Charlotte, s'abandonnant, trouvera-t-elle la force de tout lui raconter pendant cette longue nuit d'errance vers laquelle ils partent. Et lui, comment expliquera-t-il qu'il en connaisse autant sur elle sans se trahir ? Entre le paumé au grand coeur et sa proie, fille à la dérive, va s'engager un troublant jeu de confessions. Mais déjà le terrible danger qui fond sur eux se précise. Rien ne survivra au sortir de cette longue nuit glaçante. La sentence inverse est la quatrième parution de Grégory Vuibout aux éditions Myriel.
Contemporain de Confucius, Lao-Tseu est considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme et l'auteur reconnu du Livre de la Voie et de la Vertu (Tao T King) Nous proposons ici une édition peu commune du Tao T King de Lao-Tseu, traduit par Jules Besse, d'après l'édition originale de Ernest Leroux, Paris, 1909, avec une notice historique sur Lao-Tseu (tirée des Mémoires Historiques de Sse-ma-tsien). Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Cybèle a tout pour elle. Deux beaux enfants : Noé et Ludmilla ; un mari, Mathieu, homme des plus compréhensifs, bien que souvent absent, une situation professionnelle qui l'enchante. Et pourtant, incompréhensiblement, un jour Cybèle entame une double vie, elle prend un amant : Pascal. L'affreux engrenage s'amorce. Les mensonges se succèdent, la trahison devient comme un réflexe chez Cybèle, dissimulatrice permanente de qui sont ses amours ou ses joies. Perdue dans cette double vie, s'interrogeant si douloureusement, Cybèle ne fait pourtant qu'entrapercevoir le terrible engrenage dans lequel cette relation adultère la plonge. Car un jour, une femme lui écrit. C'est une ancienne petite-amie de Pascal et elle la somme de cesser cette relation sous peine d'aller tout dire à son mari. Et Cybèle cède à sa maitre chanteuse : à plusieurs reprises, elle paye pour un peu plus garder son silence, façon d'enfin trouver la force de tout dire à Mathieu. Ceci fait, ça en est fini de sa relation avec Pascal qui, ravagé de souffrances, se suicide. Cybèle pense pouvoir passer à autre chose, mais c'était sans compter sur le second chantage qui la prend pour cible. Le jour de la mort de Pascal, Cybèle était passée chez lui une dernière fois. Et devant son cadavre encore chaud, Cybèle avait fui. Son second maitre chanteur affirme avoir les preuves que c'est en réalité Cybèle qui a assassiné Pascal. Cybèle n'a alors d'autres choix que d'enquêter sur cette terrible machination. Elle trouvera pour l'aider, l'assistance de Nicoline, la soeur de Pascal. Et au bout de cette quête, tonnera une atroce vérité : les coupables étaient à chercher parmi ses proches. Dans cette longue nouvelle, emprunte de psychologie et de références littéraires, Grégory VUIBOUT livre une histoire bouleversante de réalisme. Librement inspirée d'une nouvelle de Stéfan Zweig, Le chantage est la troisième parution de Grégory VUIBOUT aux éditions Myriel.
Luke, enfant fragile, semble dangereusement attiré par le mal. Gary et sa femme Margareth ont bien tenté de renouer le dialogue avec leur fils, mais Luke s'en moque. En lui bouillonnent des fantasmes atroces : il se voit assassin, il s'espère enfin venger, de la pire des façons. On s'active autour de lui, et pourtant Luke semble vouloir rester sourd aux avertissements lui demandant la retenue. Quel terrible projet prépare cet encore enfant ? Gary et Margareth ont-ils raison de penser au pire le concernant ? Et si ce qui tourmentait leur fils n'était qu'un banal coup de blues s'expliquant par le départ pour l'université de son frère ainé ? Naviguant entre la crainte et le désespoir, Gary et Margareth feront tout pour sauver leur fils : en vain, ou presque !! Car ce que projette Luke est une atrocité qui ne pouvait se prévoir.
Sensible, femme gracile, Julie Rougerie est de ces êtres délicats sur qui s'abat, lâchement, la confusion. Grande lectrice, la jeune femme se plonge si intensément dans la Littérature qu'elle commence à croire en une improbable chose : l'héroïne de son roman préféré existerait bel et bien. Sa voisine, Nathalie Lesueur, serait cette femme que Julie épie, follement, nuit et jour jusqu'à l'irréparable. Comment Julie Rougerie en est-elle arrivée là ? Pourquoi commence-t-elle à épier le meilleure ami de sa proie, un fol projet pour conclusion triste à cette drôle d'histoire ?