Grégoire Brissé
Grégoire Brissé
Dans cet ouvrage sont exposées les particularités biographiques de douze femmes alchimistes. À peine quelques rares écrits, et essentiellement dans la littérature anglo-saxonne, sont consacrés à cette thématique. Et pourtant ! Une des premières références relatives à l'Alchimie, en grec alexandrin du IIIe siècle après Jésus-Christ, sous la plume de Zosime, donne Marie la Juive comme pionnière du domaine : " initiée par Dieu ". D'autre part, celles dont nous pouvons suivre la trace jusqu'au XIXe siècle, au moins, présentent des caractéristiques exceptionnelles. Non seulement leur conception de l'Alchimie est extrêmement riche, mais, de surcroît, elle touche pratiquement toujours les zones du pouvoir. Il peut être remarqué que, contrairement à leurs homologues masculins, qui se retrouvent eux en tout siècle, les femmes alchimistes se rencontrent en majorité pendant la Renaissance. Mais même si elles se font discrètes durant le Moyen Âge, les femmes initiées au Grand Art n'en transparaissent pas moins dans les nobles romans de cette ère, sous le masque de la Demoiselle magique.
Fulcanelli reste de nos jours l'alchimiste le plus lu, et certainement le moins compris. Ses oeuvres, Le Mystère des cathédrales et Les Demeures philosophales, portant sur près de 800 pages, s'ingénient à présenter l'hermétisme du Grand OEuvre. Mais qu'entend-il par là ? Pour aboutir à cette fin, il commente essentiellement des ouvrages architecturaux, bien choisis, du Moyen Âge et de la Renaissance ; et il nous dit que ces pierres " parlent ". Et si leur langage, pour lui, est double - exotérique et ésotérique -, ce qu'il faut saisir, c'est que son alchimie l'est tout autant. En effet, elle traite de la Pierre philosophale, ou Élixir, et de l'origine même du langage qui la décrit : la " langue des diplomates ". Pour illustrer ce dernier point, il va nous conduire, in fine, au sein d'un bar montmartrois du XIXe siècle où se rencontraient des individus appartenant à " la franc-maçonnerie internationale " ainsi qu'à " une obscure diplomatie ". Et là est son vrai message : l'alchimie concerne, outre la fabrication de l'Élixir, le rétablissement d'un ordre du monde qu'il a vu menacé. Au travers des métaphores employées - l'hermétisme architectural d'un passé qui lui est lointain -, ce qu'il a voulu transcrire, c'est la solution apportée au grand problème politique qui affecte la France en ce début du XXe siècle, la guerre, par la voie des actions les plus secrètes d'une diplomatie telle qu'issue du Quai d'Orsay.
Cet ouvrage présente les grands alchimistes anglais du XVIIe siècle : George Starkey, John Allin, William Lilly, Elias Ashmole, Robert Boyle et Isaac Newton. Rien qu'en soi, le XVIIe siècle mérite d'être retenu comme étant l'émergence d'une Angleterre en route vers une domination mondiale, et ce grâce à sa science de la navigation, de la banque et des réseaux internationaux dont est issue la franc-maçonnerie. Mais le tout ne se fera pas sans douleur : deux révolutions et la grande peste de Londres seront les épreuves auxquelles nos alchimistes seront confrontés. Comment traversèrent-ils ces instants terribles ? Et en quoi participèrent-ils à la constitution de cet empire britannique, qu'un alchimiste du XVIe siècle - également anglais - John Dee, avait déjà prévu ? Chacun de ces six hommes eut à redécouvrir la pierre philosophale et y réussit. Mais cette réalisation aura-t-elle suffi à les conduire à la postérité ?
Ce traité de la voie sèche a des buts diamétralement opposés. Il n'est surtout pas destiné à vous faire pratiquer l'alchimie, et il se propose de vous expliquer en quoi elle consiste. Dans ce traité va être patiemment disséqué le grand oeuvre, tout d'abord dans la théorie afin de vous familiariser avec sa terminologie usuelle et de vous faire saisir l'ensemble de ses implications. Il vous sera clairement expliqué comment les auteurs ont codé leurs rapports de laboratoire.