Gisèle Chaboudez
Gisèle Chaboudez
S'appuyant sur les travaux d'historiographie moderne, l'auteur remet en cause la tradition historique héritée de l'abbé Carlier, au dix-huitième siècle. Il fait le point sur les nombreuses déformations apportées depuis plus de deux cents ans à l'histoire de la ville : nouvelle généalogie des comtes, importance de la population, dégâts de la guerre de Cent ans. C'est un ouvrage de synthèse dans lequel l'auteur reconstitue les principaux événements du passé de la ville, des origines à 1944, qu'il replace dans le contexte de l'histoire nationale.
Comment le langage structure-t-il notre rapport au désir et à la jouissance ? Le Concept du phallus : dans ses articulations Lacaniennes explore la fonction centrale du phallus comme signifiant organisateur du discours et du rapport entre les.
Le Meurtre de Roger Ackroyd, considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature policière, tour de force qui constituera le n° 1 de la collection du Masque, entame ce deuxième volet des oeuvres d'Agatha Christie.Les années 1926-1930, marquées par des événements « privés » essentiels - le divorce d'Agatha Christie, sa « disparition », sa rencontre avec Max Mallowan -, sont parmi les plus importantes de la carrière d'Agatha Christie.C'est à ce moment-là qu'elle se considère enfin comme une écrivaine professionnelle, mêlant toujours romans d'énigmes et « thrillers », pastichantles classiques policiers de l'époque, et donnant naissance au deuxième de ses limiers qui obtiendra une renommée mondiale : Miss Marple...OEuvres traduites de l'anglais par Alexis Champon, Gérard de Chergé, Raymonde Coudert, Françoise Jamoul, Étienne Lethel et Robert Nobret
Le rêve, matériel décisif dans le travail analytique, constitue en quelque sorte un dialogue permanent avec l'inconscient. L'avancée de sa connaissance et les progrès de son déchiffrage continuent de représenter un enjeu important pour les rêveurs qui s'y consacrent et pour tous ceux qui s'intéressent aux modalités de la pensée du sommeil. Gisèle Chaboudez propose un abord renouvelé du déchiffrage des rêves, à la lumière des apports freudiens, de leurs remaniements et de leurs prolongements lacaniens, ainsi que de sa longue expérience clinique personnelle. Le rêve est exploré dans les processus littéraux qui le construisent, dans cette écriture en images dont le sens n'apparaît pas spontanément, dans la logique qui l'anime en séquences successives, comme en plusieurs actes d'un théâtre dont on ne perçoit pas aussitôt l'enchaînement. Il comporte encore des zones à éclairer pour saisir plus loin en quoi consiste cet inconscient qui écrit, qui secrète au sein du langage ses assemblages de mots en images, qui se manifeste comme un langage se servant des images pour faire apparaître son écrit.
Les critiques féministes de notre temps ne veulent plus entendre parler du phallus, le considérant seulement comme un symbole du pouvoir masculin, malencontreusement promu par la psychanalyse. Les discours et les lois ont, au long des temps, voulu intégrer le féminin entier dans une grammaire phallique, l'un qui l'a et l'autre qui l'est, à l'aide de logiques fantasmatiques et de femmes mythiques. Freud en a montré le ressort inconscient, masqué derrière les discours chrétiens, mais il a semblé considérer lui aussi que le féminin s'y résumait. Cette grammaire toute phallique est récusée et rectifiée par Lacan qui constate au contraire qu'elle ne rend pas compte du féminin en son ensemble. Il décrit la logique nouvelle qui divise les femmes entre une position de sujet, massivement intégrée désormais dans les discours, et le choix d'une féminité qui se déploie hors de cette fonction phallique du discours, les deux cohabitant fort bien le plus souvent. Si les savoirs feministes s'enoncent au nom de toutes les femmes et de toute la femme, les logiques analytiques se choisissent, en partie independamment du sexe, entre un tout de l'Homme et un pas-tout des feminites. Déchiffrer ainsi la fonction du phallus la rend progressivement contingente, en la montrant à l'oeuvre dans les deux sexes.
Depuis toujours les discours ont construits des mythes universels du féminin. Ils parlent de la femme qui n'existe pas, non de celles qui existent : nulle femme n'est comme Ève sortie d'un homme, nulle n'a conçu comme Marie sans semence. Ces figures universelles ont une fonction de symptômes, elles soutiennent le système symbolique en inscrivant ses points d'impossible, d'absurde, d'achoppement, elles ne disent rien des féminités. Le siècle dernier a objecté massivement à la description freudienne d'un féminin entièrement dépendant d'une grammaire phallique où il s'inscrit en défaut au regard d'un genre masculin en excès. Et il a objecté également à la loi sexuelle entre un genre qui a et l'autre qui est, dont Lacan a fait remarquer qu'il y avait là non pas un rapport sexuel mais un rapport de deux sexes. Les femmes ont intégré les discours, comme sujets de parole, ce qui est désormais le seul universel reconnu, les deux sexes sont maintenant assemblés dans les discours. Il reste qu'une féminité comme telle ne dépend pas du discours universel, elle se définit ailleurs, en plus, autrement, elle se déploie une par une, elle est unaire ou singulière. Que peut avoir de commun, par exemple, Thérèse d'Avila au xvie siècle, la sainte de la Contre-Réforme, livrant ses extases en Dieu, avec Lady Chatterley au début du siècle dernier, où s'écrit avec précision comment boîte ce qu'on appelle le rapport sexuel ? Comment saisir ce qui ne se manifeste que hors discours ? Pourtant ledit continent noir n'est pas l'Afrique mais se situe tout près des discours, où les féminités interviennent du dehors, une par une, pour tresser l'amour autrement, animer les causes du désir, les jouissances qu'ils distribuent.
Le renouvellement et le progrès des conceptions, des pratiques et des résultats en psychanalyse freudo-lacanienne. Le psychanalyste se doit d'être un homme ou une femme de son temps. Le psychanalyste n'est pas enfermé dans sa tour viennoise effectuant répétitivement son acte fossilisé quels que soient les événements, les idées qui émergent à l'extérieur dans le social, dans le politique, dans le religieux, dans les avancées de la science. En quoi ces idées accrochent-elles la psychanalyse en l'obligeant à reconsidérer son écoute, sa pratique ? De quelle manière aussi la psychanalyse influe-t-elle sur les autres disciplines ?